Algérie : pas de repentance, seulement la vérité |
Cette année sera fêté, en France, le 60e anniversaire de « la fin de la guerre dAlgérie » et non pas de « lindépendance de lAlgérie ». Laissons ce souvenir aux Algériens, NOUS nen navons rien à foutre ! Il y aurait, paraît-il, un « dossier mémoriel » qui causerait bien des soucis au président de la République, Emmanuel Macron, et à son gouvernement, surtout en pleine campagne présidentielle : quon le rassure, quon les rassure « On sen bat les «lucioles » de vos repentances mémorielles. 2022 Il ne sagit nullement de commémorer la date du 19 mars 1962 et des « accords dÉvian » qui, en aucun cas, ne peuvent être considérés comme la fin de la guerre dAlgérie mais uniquement comme « le cessez-le-feu » de notre côté, et non pas de nos ennemis, le FLN et lALN qui, eux, ont poursuivi les enlèvements, les exécutions, les assassinats de civils innocents, de jeunes militaires, alors que nos forces armées restaient « larme au pied ». Et surtout si ces commémorations sont proposées sous les conseils de ce soi-disant historien, Benjamin Stora. Après la méprisante « génuflexion » dEmmanuel Macron, lors de sa déclaration « La colonisation fut un crime contre lhumanité », le Président a beaucoup à se faire pardonner, bien que, en ce qui me concerne, il naura jamais « mon pardon» car, depuis son élection, il na cessé de donner des gages de repentance aux Algériens : La responsabilité de larmée française dans la mort du militant communiste Maurice Audin, complice de nos ennemis et traître à sa patrie. Les crimes inexcusables, comme lors de la manifestation du 17 octobre 1961, ce « mensonge dÉtat », cette mascarade organisée de toutes pièces par le Parti communiste en accord avec le FLN. Jamais un mot, une seule parole, pour honorer les dizaines de milliers de victimes du FLN et de lALN depuis le 1er novembre 1954 et jusquen juillet 1962. Que nous importe la mort de lavocat Ali Boumendjel, celle de lécrivain Mouloud Feraoun ou encore les neuf morts de la répression policière, lors dune manifestation du FLN, le 8 février au métro Charonne ! Que nous importe lhommage national souhaité pour lavocate du FLN, Gisèle Halimi, que certains voudraient même accueillir au Panthéon, quelle honte ! Nous nattendons, ni ne souhaitons, aucune reconnaissance de lÉtat actuel, ni des précédents dailleurs. Le « conflit des mémoires » est le cadet de nos soucis. Nous savons la responsabilité de la France de lépoque concernant la fusillade du 26 mars 1962, rue dIsly à Alger, ordonnée par le ministre de lIntérieur Christian Fouchet, sur ordre de De Gaulle. Nous savons la responsabilité de la France de lépoque concernant le « massacre des innocents » dans la première semaine juillet 1962 à Oran et le déshonneur de larmée française « aveugle et invisible » par ordre du général Katz ! Nous savons qui furent les responsables de cette première « fracture » entre la métropole et les départements dAlgérie, concernant lenvoi des « appelés » du contingent afin de « défendre ces colons milliardaires » : Guy Mollet et son gouvernement socialiste (alors que « larmée de métier », les « Paras » et la « Légion » auraient suffi à exterminer les quelques milliers de « fellaghas » des premières années.) Vos « repentances mémorielles » vous pouvez les ranger « Où je pense », Monsieur le Président et Messieurs les ministres, nous nen navons que faire mais nous nous souvenons de tout ! Manuel Gomez |
Mis en page le 16/01/2022 par RP |