Risposte laïque du 17 mars 2022 |
Débat sur France 2 sur la guerre d'Algérie
: la propagande du FLN 16 mars 2022 Manuel Gomez MEDIAS 8 Hier j'écrivais
que « La guerre d'Algérie », présentée
lundi soir sur La 2, avait été traitée avec une
certaine objectivité et que ce devait être le coté
Benamou. Mais cela c'était hier, mardi soir, avec la
seconde partie, nous avons eu le pire, le coté Stora. Je ne
m'étendrai pas sur le film, on pouvait s'attendre à
ce que nous avons vu : un passage éclair sur le massacre de
Melouza, sur ce mensonge d'Etat que fut,
le 17 octobre 1961, le silence total sur la tuerie d'El-Halia,
pas question d'aborder le sujet « Barbouzes » ainsi que
d'autres, nombreux, totalement « occultés », qu'il
serait trop long d'énumérer, de long passage accordés
à ce proxénète que fut Yacef Saadi, ce truand de la Casbah qui « livra toutes
les caches d'armes et d'explosifs » afin d'éviter une
quelconque torture. Mais j'espérais un débat intéressant
avec des participants éclairés et nous avons eu le droit
à des « invités » choisis sur le volet et
à une suite des accusations contre la colonisation française,
presque une justification des « crimes contre l'humanité
» offerte à l'Algérie par Macron.
J'avoue avoir quelques difficultés à trouver les mots
pour le qualifier : déshonorant, méprisable, dégradant,
repoussant, ou tout simplement affligeant ! Enfin,
soyons sérieux, qui avons-nous entendu tout au long de ce soi-disant
débat (avec qui ont-ils débattu ?), les Kahina Bahloul,
une imame franco-algérienne, Naïma Huber-Yahi,
une historienne (paraît-il) musulmane, Rabah Zanoun,
un fils de harki (qui a dû faire honte aux harkis) en déclarant
que son père était devenu harki, alors qu'à l'origine
il était FLN uniquement parce qu'il risquait d'être exécuté
pour avoir refusé d'assassiner un « Messaliste »,
les petit-fils de l'avocat Boumendjel (assassiné,
peut-être, par l'armée française), de Houari Boumédienne,
l'un des pires présidents de l'Algérie indépendante,
d'un « appelé » du contingent qui, avec quelques
collègues, offre sa pension d'ancien combattant pour les petits
Algériens, les enfants de ses « frères »
de l'ALN, et un autre « appelé » qui n'hésitait
pas à tirer sur l'OAS « parce qu'ils avaient «
assassiné » une patrouille de l'armée française
à Bab-el-Oued (mais aucune explication
ni sur ce sujet, ni sur les assassinats commis durant le « blocus
» de BEO.). En revanche, de nombreuses références
à Albert Camus, laissant la fâcheuse impression de son
soutien aux Algériens, mais pas un mot sur sa totale hostilité
à une indépendance de l'Algérie Française.
Face à eux, si l'on peut dire, une jeune femme dont la seule
« originalité » était d'être une descendante
de « Pieds-Noirs » et,
hors plateau, le petit-fils du général Zeller. Julian
Bugier n'est sans doute pas responsable, mais quelle équipe
s'est livrée à ce choix déplorable ? N'y
avait-il pas certaines personnalités à également
contacter, par exemple Jean-Jacques Jordi, Hubert Ripoll, Jean Monneret,
le fils, ou petit-fils, du Bachaga Boualam,
et des dizaines d'autres auteurs auprès du Cercle algérianiste,
d'autres associations aussi représentatives ou des témoins
ayant vécu ces évènements, écrivains,
journalistes, etc, bien plus qualifiés
que, par exemple, ce Guy Sitbon, à l'époque journaliste
en Tunisie. Cette
« réunion » a permis à Benjamin Stora
et Georges-Marc Benamou de se féliciter d'avoir « commis ce
crime contre l'Histoire » en ne retenant parmi les «
crimes contre l'humanité » que « les enfumades
» du Maréchal Bugeaud, lors de la conquête et la
répression qui a suivi la « tuerie » d'une centaine
d'innocents Pieds-Noirs après le 8 mai 1945 et de rejeter sur les
atrocités commises par l'OAS, la culpabilité du départ
d'un million de Français vers la métropole (alors que
le FLN et l'ALN ouvraient les bras, et surtout les « fosses
communes », à tous les non-musulmans). Il ressort,
de ce qui n'était pas du tout un débat, que « les
jeunes Algériens sont encore et toujours « fragilisés »
par les 132 années de la colonisation et ce qu'ont subi leurs
parents et grands-parents et c'est pour cela qu'ils en veulent à
la France ». Je suis bien loin d'avoir cette impression
en constatant avec quel « emballement » ils
fuient l'Algérie indépendante pour rejoindre la France
colonisatrice, qui « a asservi la population algérienne ! » Pourquoi CNews, la seule télévision apparemment libre de notre pays,
ne produit pas un véritable débat sur cette « guerre d'Algérie
» où nous pourrions nous exprimer librement, autrement que par écrit,
nous, encore nombreux, qui l'avons vécu, « sur tous les points
de détails » qui ont été largement « occultés » depuis
six décennies et qui le resteront, peut-être, à tout jamais ? Manuel Gomez |
Mis en page le 17/03/2022 par RP |