Convention
Nationale des Français d’Algérie
et leurs Amis
des 3, 4 et 5 Décembre 2011 à ANTIBES
COMMUNIQUÉ
du
COLLECTIF DES ASSOCIATIONS et AMICALES
Plus de
soixante-dix associations et amicales de Français d’Algérie et leurs amis et de
nombreux adhérents, réunis en un collectif des Associations et Amicales, dont
entre autres : ACEP, ADEP, ADIMAD,
CERCLE ALGERIANISTE, CLAN R, VERITAS, se
sont rassemblés à Antibes, les 3, 4 et 5
décembre 2011.
Ce
collectif est bien déterminé à faire entendre aux représentants politiques de
tous horizons, que les réparations morales et matérielles qui permettraient de
classer les sinistres conditions de l’abandon, en 1962, des départements
Français d’Algérie et du déplacement calamiteux des 1 200 000
citoyens français qui les peuplaient, ne sont toujours pas satisfaites.
Aussi le Collectif retient pour slogan :
« 50 ans
après, CA SUFFIT »
Ce grand rassemblement a surement bénéficié des
bons auspices de Notre dame d’Afrique, Notre Dame de Santa Cruz et de Saint Augustin ;
mais sans doute aussi, 50 ans d’attentes
déçues par les promesses jamais tenues des « politiques » de droite
comme de Gauche et trop de simulacres destinés à les abuser, auront déterminé nos
compatriotes à répondre présents à cet appel.
Sur trois
jours de manifestations, ce sont plus de 8.000 participants qui sont venus
manifester leur soutien et leur volonté de faire entendre nos revendications
aux candidats présidentiels ou parlementaires de mai et de juin 2012.
l’année 2012 , cinquantenaire de la funeste année 1962, mais aussi année électorale,
nous offre l’occasion de faire entendre nos revendications restées sans
réponses durant un demi-siècle. Le temps nous aura appris que seule une action
concertée pesant sur les scrutins était susceptible d’obtenir les résultats
tant attendus.
C’est
ainsi que les 3,4,5 décembre 2011 ont été retenus pour
mener à bien une telle entreprise de
rassemblement d’une communauté jusqu’alors éparpillée.
Dès
janvier 2011, les membres du Collectif ont préparé et organisé des tables
rondes thématiques pour faire le point sur la situation actuelle, établir le
bilan et, après en avoir débattu, rédiger des cahiers de doléances faisant
apparaître les questions toujours en attente de réponses satisfaisantes.
Au cours
de ces trois jours de cette« Conventions nationale », les
diverses conférences et les débats se sont tenus dans des salles combles et
devant des auditeurs debout qui témoignent de l’intérêt et des motivations
militantes des participants
La
présentation de l’ouvrage « Un silence d’Etat » par son auteur,
Jean Jacques JORDI, qui apporte les preuves officielles des impostures que nous
dénonçons depuis 50 ans mais qui sont étouffées par les responsables gaullistes
et les socialo-gauchistes complices, a connu un vif succès auprès des nombreux
auditeurs.
Deux
projections du film de Marie et Charly CASSAN, retraçant notre Histoire dans toute sa réalité, ont
comblé les très nombreux spectateurs, ravis de voir, enfin, afficher ces
vérités historiques systématiquement bafouées.
Ces
derniers déplorent cependant, que ce document réaliste, autorisé par la
commission « ad hoc » à une diffusion auprès de tous les publics,
rencontre une obstruction systématique des chaines télévisuelles, asservies à
la pensée unique des pouvoirs politiques.
Un
hommage particulier a été rendu au Bachaga Saïd Boualam ainsi qu’aux Harkis qui ont servi la France et dont beaucoup trop furent
victimes, avec leurs familles, des pires atrocités et des barbaries de la
population algérienne.
C’est dans
une salle immense mais bondée, que les fidèles purent assister à une messe solennelle,
célébrée de manière collégiale par le père Christian Caruana de la cathédrale du Sacré Cœur d’Antibes assisté des frères Scotto de Nice,
toute empreinte d’émotion et de foi, a rappelé la ferveur des églises d’antan.
Les conclusions des «cahiers de doléances », résultant
des travaux des « tables rondes », après avoir été regroupées par thèmes,
ont été présentées à nos compatriotes, pour amendements éventuels et adoptions.
Ces
doléances ainsi validées (1), seront présentées au nom du collectif, par le
RNFAA assurant le secrétariat, à tous les candidats à la
« présidentielle » et aux « législatives » afin que :
1°/ Les élus sortants entreprennent, avant Mai 2012, les actions appelées à engager les
réponses attendues ;
2°/ les candidats nouveaux auront à prendre,
publiquement, l’engagement d’y satisfaire en 2012
les doléances votées seront communiquées dans les jours qui viennent à tous les
candidats afin que chacun d’eux nous fasse connaître sa décision.
les organisateurs,
ayant pris la précaution de disposer du temps nécessaire à la présentation de nos
exigences demeurées en souffrance, les élus sortants et les candidats auront plus de 4 mois pour répondre à nos
interpellations, nous laissant, ainsi, les délais suffisants pour tirer les
conclusions de leurs comportements à l’égard du respect de nos droits.
En
conséquence :
- L’Absence de réponse vaudra une fin de
non recevoir du candidat ;
-
Tirant les leçons des promesses jamais tenues, toutes les réponses du genre
sont, d’ores et déjà, déclarées irrecevables ;
-
Seule la mise en œuvre d’actes concrets des élus sortants sera retenue
-
Les candidats nouveaux devront prendre un engagement public précis et
confirmé par écrit ;
Les
« positions » de chacun d’eux seront communiquées à nos
adhérents et amis par tous les moyens à notre disposition et, notamment, par le
net et notre presse.
Cette
information ayant pour but d’éclairer le vote de nos amis, afin qu’ils
soutiennent les seuls élus assumant les
responsabilités qui relèvent des impostures commises en 1962 à notre encontre.
Titres et
coordonnées internet seront communiqués entre autres sur : hhtp://rnfaa.com , petitsechodoran et sur les sites des autres
associations ou amicales
La
conférence du lundi matin, 5 décembre, tenue devant un large public, a été
suivie de la présentation des conclusions validées par le vote.
A onze
heures, un dépôt de gerbe a été effectué, au cimetière d’Antibes, à la
mémoire de tous les morts de la guerre d’Algérie et, bien entendu, à celle de
nos morts de l’Algérie française qui est contestée par de soi-disant démocrates
arriérés, cryptocommunistes et,
cependant, soutenus par le gouvernement.
Un Aïoli
mémorable, animé par notre compatriote Raymond CHAYAT qui nous a offert un
voyage dans l’Algérie heureuse comme avait su le faire la veille, notre ami
Albert SANTONI qui, avec toute la nostalgie de sa Corse Natale, a ravivé dans
notre mémoire le souvenir de son épouse
Andréa, bien connue de tous les patriotes.
Cette
manifestation, conviviale et fraternelle, s’est terminée sur la ferme volonté
de tous, de conforter notre UNION et de poursuivre avec détermination notre attente de voir, enfin, satisfaire nos
doléances légitimes, volontairement ignorées par la lâcheté des Gouvernements
successifs depuis un demi-siècle.
Doléances validées à Antibes les 3,4 et 5 Décembre 2011
« 50 ans ça
suffit ! »
Les Français d’Algérie, livrés sans défense au génocide
perpétré par le FLN en 1962, victimes de multiples crimes contre l’humanité des
Gouvernants français, déplacés dans les pires conditions des Départements de la
République bâtis par leurs aïeux, avaient placé tous leurs espoirs dans
l’accueil de leur Parie.
Durant un demi siècle, ils ont attendu que justice
leur soit rendue. Mais…..
La lâcheté des
pouvoirs Exécutifs et Législatifs, fuyant leurs responsabilités se sont
honteusement évertués à enfouir sous une chape de plomb, l’Histoire vraie de
l’Algérie Française et des citoyens qui la peuplaient.
Aussi, les candidats
aux fonctions suprêmes, législatives ou locales feraient bien de retenir que 50
années de dénis de justice et de vérité, ça suffit !
Notre communauté, mobilisée à cet effet, est plus que
jamais déterminée à se faire entendre en 2012.
I
Reconnaissance des vérités de l’Histoire de la France
et des Français en Algérie
La
Réparation des préjudices Moraux
1/ Reconnaissance de l’Etat Français de la légitimité
de la résistance des Français d’Algérie, contraints par la force à fuir
leurs Départements, abandonnés sans défense et livrés délibérément par leur
patrie, aux tueurs du FLN;
- Poursuite par le Gouvernement devant le
Parlement de la Proposition de loi
N° 2477 de messieurs :
Thierry MARIANI, Michel VOISIN, Lionel LUCA, Claude GOASGUEN et Elie ABOUD,
Visant à établir la reconnaissance par
la France des souffrances subies par les citoyens français d’Algérie, victimes de crimes contre l’humanité, du
fait de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique, enregistrée à la
Présidence de l’Assemblée nationale le 29 avril 2010.
Pour autant que la motivation exposée soit suffisante à cette fin, il
convient de rappeler la responsabilité des actes des Gouvernements français de
l’époque pour justifier que soit rajouté à la proposition de messieurs les
députés :
- l’ article 2
suivant : « En conséquence, est reconnue la légitimité de la
résistance des Français d’Algérie, contraints par la force de fuir leurs
Départements en 1962 et abandonnés sans
défense de leur patrie». (1)
2/ La liberté de commémorer les morts civils et
militaires tombés pour l’Algérie française comme le sont les victimes tombées
pour la patrie à quelque titre que ce soit ; (2a)
-
avec pour corollaire : La cessation de
l’acharnement de l’Etat à diligenter ses
Préfets
pour interdire tous dépôts de gerbes, organisés dans le respect des lois de la
République, à destination des stèles commémorant les morts pour l’Algérie
Française amnistiés, (2b)
3/ la reconnaissance aux Français d’Algérie de leur
indiscutable qualité de patriotes dans les guerres mettant en péril le
territoire français : en 1870-1871 ; de 1914 à 1918 ; de 1939 à 1945 et de 1954 à 1962. (3)
4/ Le droits pour les familles des « Prisonniers et Disparus » d’accéder, sans
délais, aux informations complètes
connues du Gouvernement français et de la Croix Rouge internationale ou retracées
dans les archives encore inaccessibles au public.
Les silences délibérés et les modalités de
communications inhumaines pratiquées jusqu’alors, impliquent qu’il soit apporté
aux familles, ainsi libérées de l’affreuse incertitude dans laquelle elles sont maintenues depuis un demi siècle,
les soutiens psychologiques appropriés a ces circonstances dramatiques
aggravées par le comportement de l’Etat français ; (4)
5/ Le rejet sans condition de toute repentance de la
France pour son occupation civilisatrice de l’Algérie de 1830 à 1962 et pour
toutes ses réalisations matérielles et humanitaires ;
Avec pour corollaire : le rétablissement de
l’article 4 de la loi n°2005-158 du 23 février 2005, promulguée par le
Président CHIRAC, reconnaissant le rôle positif de la présence française,
notamment en Algérie ; mais retiré
par le même Président, au mépris des principes constitutionnels, dont notamment
celui de la séparation des pouvoirs ; d’autant que ce retrait
inconstitutionnel a eu pour justification un rapport du Président de
l’Assemblée nationale au demeurant non communicable.
Pour rechercher la « paix des mémoires » que
les Français d’Algérie attendent depuis des décennies, il demeure indispensable
que le Gouvernement assure la respectabilité de la France en exigeant de
l’Algérie en premier lieu le respect de la vérité et que d’autre part elle
reconnaisse ses crimes de guerre, dont le massacre gratuit des harkis et des
civils après le cessez le feu du 19 mars 1962. (5)
II
Le Traitement
de leurs droits spécifiques
6/ Les « Réparations » des Harkis, soldats
de la France et, à ce titre, Français d’Algérie à part entière, demeurent
créditeurs d’une double créance morale et matérielle tout à fait spécifique, à
ce jour non honorée.
Ils ont été victimes de crimes contre l’humanité en
deux occasions : lors de leur désarmement et de leur abandon à l’Algérie,
ensuite, lors du renvoi à leurs bourreaux d’un grand nombre d’entre eux qui
étaient parvenus à échapper en France;(6)
7/ La consultation des Français d’Algérie réunis dans
un Haut Conseil vraiment représentatif
afin d’en connaître les attentes réelles ; mais à condition qu’il soit
autrement désigné que les précédents, dont les
membres et les vices présidents choisis et soumis aux désirs de l’administration,
réduisaient l’efficacité à néant tout en abusant les « rapatriés »;
(7)
8/ La révision des mesures trompeuses et abusives
quant à la restauration des cimetières restés en terre d’Algérie doit tendre à
l’abandon des procédés fallacieux en cours et à leurs remplacements :
1°/ par le sauvetage des 1 % ou 2% des sépultures
rescapées des saccages ;
2°/ et par la construction d’ossuaires modestes mais
bien réels et résistants aux agressions des malveillances et du temps. (8)
9/ Le soutien du droit d’accès à la communication et
du droit de réponse qui y est attaché ; ceux ci étant systématiquement ignorés par les organes de
presse audiovisuels, notamment, par ceux recevant des subventions de l’Etat (9)
10/ la réécriture dans les livres scolaires de l’histoire
honnête et véritable de la « colonisation » des « Départements
français d’Algérie » et de l’œuvre civilisatrice moderne de ce territoire,
occupé par les Turcs, qui y abritaient, jusqu’en 1830, la piraterie en
Méditerranée et le commerce de milliers d’esclaves
Chrétiens.
Comment l’Armée d’Afrique, véritable libératrice du
nazisme avec les Alliés, peut-elle être gommée de l’Histoire de la libération
de la France ?
Comment la capitulation politique du 19 mars 1962
peut-elle être présentée comme la victoire militaire du FLN quand, sur le
terrain, l’ALN se rendait à l’Armée française ?
Comment une association d’anciens combattants et le Gouvernement français, peuvent-il commémorer cette date ? (10)
III
La réparation des Préjudices matériels
11/ la juste réparation, dans les conditions du droit
commun, des préjudices matériels subis du fait de l’abandon précipité et sans
garantie des territoires des Départements français d’Algérie et du déplacement
forcé de la population.(11)
12/ Une aide personnalisée spéciale aux
« rapatriés » âgés qui sont, aujourd’hui, en grande difficulté, alors
que 60 % de la population a perdu vêtements et mobiliers sans indemnisation et,
pour la plus part, n’a eu pour toute « réparation » familiale que 3 à
9 mois de subsistance alimentaire. (12)
IV
La gestion des soldes restant à honorer :
13/ La Mission Interministérielle aux rapatriés (MIR)
– L’ex groupe Parlementaire
Un Conseil consultatif réellement représentatif et
indépendant est indispensable pour orienter la Mission Interministérielle aux
Rapatriés, récemment restructurée, vers des objectifs répondant, sérieusement,
aux doléances des Français d’Algérie, écartant ainsi les errances fantaisistes
et les actions désordonnées et partisanes de ce service dont le rôle pourrait
être fondamental, s’il était effectivement assuré.
Dès lors, les mesures appropriées et répondant aux
attentes, notamment morales, n’auraient qu’à suivre les voies gouvernementales
ou parlementaires normalisées pour solder le passif.(13)
Motivations
(1) Pour autant que les crimes
vécus par les Français d’Algérie [(Mitraillage des populations françaises civiles ( janvier 1960, décembre 1961, mars
1962) - que les moyens illégaux ( polices parallèles, collusions avec le FLN
– barbouzerie, mission C, MPC- collaboration active gendarmerie mobile et
ALN – libération de criminels FLN détenus en France etc ] aient fait
l’objet d’une manipulation de l’information de l’Etat associée à la propagande
marxiste-léniniste des complices du FLN, des documents officiels aujourd’hui
disponibles apportent les preuves suffisantes que les Français d’Algérie ont
bien été victimes d’un génocide perpétré par l’Algérie en 1962 et que les
forfaitures des Gouvernement français de l’époque constituent bien des crimes
contre l’Humanité que l’ouverture ultérieure des archives ne feront que
confirmer.
Rappelons que l’abandon des
Départements d’Algérie s’est fait au mépris de la Constitution quant à
l’amputation du territoire national et à la consultation référendaire du 8
Avril 1962, duquel les français d’Algérie ont été fallacieusement
écartés ;
Dès lors, toutes les actions de
la résistance française en Algérie doivent être requalifiées au regard de la criminalité des situations crées par
les Gouvernements.
(2a) par exemple les commémorations, au Mur des fédérés du cimetière du
Père-Lachaise, de la révolte des communards de 1871 et du colonel Louis Nathaniel Rossel, seul
officier de l’Armée Française de ce mouvement contestant la république ;
(2b) il est inadmissible, que l’alibi de la trentaine
de contestataires, qui procèdent d’un
bolchevisme dépassé, soit allégué par les Préfets pour interdire le dépôt de
gerbe d’une quarantaine de septuagénaires, comme « menaçant l’ordre
public » ;
(3) Les campagnes de 1870, des territoires Outre Mer,
de 1914 à 1918, saignèrent à blanc les troupes d’AFN, en 1942 la bataille de
Tunisie fut supportée exclusivement par les troupes françaises nord africaines,
il en fut de même de la campagne d’Italie. C’est à elles que la France dut la
considération des Américains et sa Présence parmi les vainqueurs de la 2ème guerre mondiale qui valut des européens d’Algérie une mobilisation
extraordinaire de plus de 16%.
La révolte des Français d’Algérie, en Janvier 1961,
eut pour motivation l’abandon des territoires départementaux de la République,
le renoncement volontaire de l’Etat Français à la défense de ses nationaux
d’Algérie et leur abandon aux enlèvements et aux massacres de l’ALN.
(4) Des documents officiels témoignent aujourd’hui de
la honteuse capitulation d’Evian du 19 mars 1962, qui a conduit les
représentants de la France, sous l’autorité directe du gal De Gaulle, de passer
sous silence le sort de près de 5000 à 6000 « enlevés » prisonniers
ou disparus, dont 316 soldats Français que les « négociateurs
français » n’ont évoqué ni l’état physique ni la restitution.
Le témoignage, 50 ans après, du soldat Aussignac, enlevé en 1962 et affecté à des travaux forcés
au fond d’une mine de Miliana, avec d’autres civils européens, mais qui s’en
est échappé à la troisième tentative, a été contraint au silence par les
autorités françaises de l’époque, durant des décennies, sous peine d’être
accusé de désertion. Ces comportements odieux constituent indiscutablement un
crime des Gouvernements responsables de cette infamie.
(5) La progression de plus de 9% de la population
indigène de l’Algérie et l’avancement de ce pays aux premiers rangs du
modernisme, atteste de l’absurdité d’une repentance au regard des atrocités
commises sur les musulmans, les chrétiens et les juifs par le terrorisme du FLN
(6) Le désarmement des Harkis et
leur livraison au pouvoir Algérien, militairement vaincu avec leur aide, devait
sans surprise leur réserver un sort des plus barbares et des plus inhumains. En
effet plus de 80% d’entre eux furent massacrés avec leurs familles.
Le Gouvernement français après avoir interdit leur entrée en France, organisa
le renvoi vers un assassinat certain d’un grand nombre d’entre eux, se
rendant ainsi coupable d’un véritable
crime contre l’humanité.
L’internement dans des Camps de
la plupart de ces « réfugiés » relève de la même qualification
criminelle.
Sous réserve de répondre à la qualification
réelle de Harkis, c’est-à-dire effectivement entrés en France en 1962 ou
en 1963/65, sur justification précise de leurs positions militaires ET ne
possédant pas la double nationalité. Celle-ci interdisant de facto la qualité d’ayant
droits à réparation, laquelle doit être à la hauteur des préjudices matériels
subis qui restent à définir avec les intéressés.
Leur est également due, une
indemnité morale conséquente, tant pour eux même que pour leurs enfants de la
première génération. L’aide à l’emploi qui est annoncée à leurs enfants est
actuellement détournée des véritables bénéficiaires
Jusqu’alors les chefs des
Missions Interministérielles aux Rapatriés n’ont pas réglé les principes
fondamentaux qui devaient conditionner ces réparations spécifiques. Jamais ils
n’ont réglé le sort des fraudeurs tant aux réparations financières qu’au droit
au logement qui sont légion.
(7)L’insignifiance des travaux et des résultats des HCR successifs, comme la déliquescence du dernier, démontrent la futilité de cet organe politiquement dénaturé
et rendu inutile. Pourtant, une Mission Interministérielle aux Rapatriés,
sans imagination, utilise quelques partisans avides de figuration personnelle
pour imaginer le renouvellement de cette instance vouée à l’illusion depuis des
années.
La pauvreté des procès-verbaux démontre, l’inutilité de l’organisme et la gabegie constituée par une telle dépense
de gestion.
(8) La politique mise en œuvre, depuis quelques
années et actualisée à grands frais par la France, constitue une sinistre
mascarade dans la mesure où, 80% des
sépultures de tout le Constantinois étaient mises à sac avant 1964 ; ce
sont 98 % d’entre elles qui le sont aujourd’hui. Pourtant, le cimetière
chrétien de Bône, grandement saccagé dès
en 1966-67 a bénéficié de financement français en pure perte. Il y a quelques
années encore, des familles ont été appelées à restaurer des sépultures vidées
de leurs contenus depuis de nombreuses années.
Seuls quelques rares cimetières, ou parties de cimetières, de l’Algérois ou de
l’Oranie auront peut être échappé à ces mises à sac générales. En tout état de
cause leur pourcentage ne doit pas
dépasser 10 à 15 %. Des photos attestent ces situations illustrées,
ailleurs, par le cimetière militaire de Mers el Kébir.
(9) Si l’obstruction dans les
supports privés journalistiques écrits, audio et visuels est systématiquement
la règle des rédactions privées et si la connivence politico-financière
alimentaire ou idéologique qui les animent tient lieu d’éthique
professionnelle, il est proprement inacceptable que ces officines manquent à
leurs obligations statutaires quand elles « vivent » de subventions
de l’Etat.
Les réalisateurs Charly Cassan
et Marie Havenel qui ont monté, seuls et exclusivement de leurs deniers, le
Film documentaire « La Valise au le cercueil », qui a néanmoins
obtenu de la commission l’autorisation de diffusion « tout public »,
fait l’objet d’une obstruction absolue des chaines publiques France 2, France
3, nationales et locales, Arte et LCI, au motif fallacieux : « ne
correspond pas aux exigences de notre ligne éditoriale » ; étant bien
précisé que cette ligne idéologique et/ou politiquement engagée reste indéfinie
et que toutes adaptations techniques éventuelles sont acceptées sans condition
par les réalisateurs.
Pourtant ce film document
présente des faits historiques qui n’ont rencontré aucune objection des
« histrions » qui envahissent nos écrans et l’essentiel du concept
est constitué des témoignages vécus et indubitablement confirmés par des
écrits.
Le comble est consommé quand on voit la débauche de propagande faite aux films
« Indigènes » ou « Hors La loi » qui sont des fictions
anti-françaises produites avec l « ’argent français » des
contribuables.
LE CSA n’a-t-il pas mission de
faire régner l’égalité d’accès à la diffusion et à la diversité de
l’information quand elle est l’expression de la vérité ?
(10) Des professeurs, tout
spécialement d’Histoire, formatés par une université larvée de
trotskistes-léninistes attardés qui en sont encore à leur universalisme
communiste des peuples, enseignent des falsifications notoires de l’Histoire de
l’Algérie française pour salir la France, son Armée et son passé humanitariste.
Si leurs élucubrations peuvent
être admises, au nom de la liberté d’expression, il est inadmissible que ces
faiseurs de fausse monnaie idéologique puissent accaparer les lieux
d’enseignement de l’école à l’université, sans contrôle de l’administration en
charge de l’égalité d’accès à ces espaces publics de formation et de
communication ; même le « juge » condamne aux dépens, N.G,
amputée d’un bras à dix ans et martyrisée à vie par une poseuse de bombes,
glorifiée par France 3, quand elle soutient un préjudice moral nouveau créé par
l’apologie du terrorisme soutenue par
une instance télévisée publique de son pays.
(11) Des associations
spécialisées dans l’indemnisation depuis 50 ans ont mis à la disposition des
Gouvernements des dossiers parfaitement constitués qui permettent de réparer
honnêtement les préjudices subis.
(12) Des situations dramatiques
affectent des personnes âgées, dont des Harkis et des veuves. Les aides sociales
parent certaines misères sociales, mais le drame de l’Algérie et ses
conséquences ruineuses pour quasiment toutes les familles peu aisées a aggravé
des situations qui n’ont jamais été réparées dont, entre autres, la perte totale
de tout l’équipement de l’habitat et des meubles meublants.
Il serait équitable et honorable
de verser à ces personnes une indemnité spéciale en quelque sorte pour
«préjudices pour faits de guerre » jamais réparés.
(13) Composés de figurants nommés
au bon gré du gouvernement, le HCR n’aura été de fait qu’une assemblée sans
représentativité et sans personnalité, sous-présidée par deux français
d’Algérie de complaisance, également choisis par le pouvoir politique.
Ce procédé d’un autre âge a vidé la structure de
toute utilité. Sa déliquescence est l’image qui en reste. Il serait
parfaitement irresponsable de se livrer à la réanimation de cette momie.
Un véritable Conseil
consultatif, réellement représentatif des Français d’Algérie, notamment de ceux
qui attendent les reconnaissances morales qui leurs restent dues. La
satisfaction de ces exigences, au-delà du symbole, échappe aux rigueurs
financières du moment et pourrait dépasser les blocages d’une indemnisation
ratée en même temps qu’elle serait susceptible de vider les rancœurs légitimes
des victimes des forfaitures et des
impostures qui illustrent la liquidation tragique de l’Algérie française.
Une véritable consultation,
combinée à une réforme de La Mission Interministérielle aux Rapatriés (MIR),
menées avec intelligence, permettraient certainement
une réconciliation des Français entre eux et à la France de clore les pages
sans gloire de son Histoire moderne.
Antibes le 5 Décembre 2010
ANGLADE G – ARTZ F – CASALONGA J Y - COLLIN J F - DESCAVES
P – SOLER Michèle – SPINA Jean Paul
Secrétariat
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