HOMMAGE AU GENERAL SALAN LE 28 AOÛT 2017

 

Nous voici réunis sur ce Carrefour qui porte le nom du libérateur de la Ville de Toulon.

C'est à l'initiative de monsieur Daniel NEGREL, adjoint aux anciens combattants que Monsieur Le Chevalier, ex Maire de la Ville, dédia ce Carrefour au Général Raoul Salan.

Le Général méritait mieux. Car non seulement il fut le libérateur de cette ville mais encore le Soldat le plus décoré de l’Armée fraise.

La désignation initiale de ce Carrefour était:

"Carrefour du Général Raoul Salan, Libérateur de Toulon le 27 Août 1944 à la tête du 6 ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais".

Comme d'habitude les détracteurs se sont déchaînés. L'occasion était trop bonne.

Convaincre Monsieur Falco, le maire actuel, de dégrader le libérateur même de sa propre ville, ne fut sans doute pas difficile. Le courage aussi a ses détracteurs.

Le Général redevint donc Colonel ....dans ce Carrefour. Tant de petitesse et tant de mesquinerie, voilà où en arrive la mauvaise foi quand elle ignore la reconnaissance historique, le patriotisme et la simple décence.

Ce n’est évidemment pas en quelques instants qu'on peut résumer la carrière prestigieuse du dernier grand Général de l'Empire français.

Il n'a que 23 ans quand il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur.

Puis ce sont ses citations qui vont jalonner un parcours d'exception: 35 Décorations françaises. 4 étrangères.

Il est nommé Caporal Chef d'Honneur de la Légion Etrangère.

Nous commémorons aujourd'hui la Libération de Toulon par celui qui était alors le Colonel Salan.

C'est évidemment pour nous, les gardiens vigilants de la Mémoire, l'occasion d'associer la Gloire du Colonel à l'Héroïsme du Général.

Puisque ces minables qui n'auraient pas été dignes de lui attacher ses lacets ne trouvent de gloire, eux, qu'à flétrir celui qui affronta ici à Toulon, avec ses soldats, l'Occupant nazi et qui l'emporta.

A la tête de son Régiment il reçoit l'ordre du Général Magnan de foncer sur Toulon.

Il remplit sa mission en 6 jours. Le 26 Août il parvient aux abords de la Ville.

C'est son Unité qui perd le plus d'hommes. 587 tués depuis le 18 Août dont 107 dans ce coup de main victorieux sur Toulon. Au défilé de la victoire au cœur de la ville c'est le Colonel Salan qui marche en tête de son Régiment.

Pendant 3 ans il porte ses 5 galons de Colonel. Dès 45 ans et pour 15 années de légende il portera ses étoiles de Général avec ces deux prestigieux et dramatiques commandements:

- Commandant en Chef en Indochine. 1952-1953

- Commandant en Chef en Algérie. 1957-1958

Ce que tout le monde sait de cet homme c'est qu'il n'était pas né pour lui-même, mais pour servir.

Parce que si l'homme déteste la mort dans les heures calmes de sa vie, il l'accepte naturellement dans la lutte.

C'est à Alger, en Avril 1961, avec des héros de sa race, qu'il s'engage pour la décision la plus grande de sa vie. Ce n'est pas pour rien que celui qui lui succédera, après son arrestation, le Vendredi Saint 1962, sera le Président Bidault celui qui avait déjà succédé à Jean Moulin en 1943.

La parole d'un soldat, la parole d'un homme consiste à ne pas tricher, à ne pas frauder, à ne pas mentir. A plus forte raison aux siens. Le Général Salan a été le protecteur des siens en même temps qu'il fut celui qui affronta le Menteur machiavélique. ,

En Mars 1962 après l'infâme signature d'Evian, le Général Salan lance un appel à ses troupes:

A son procès le Général Salan endosse tout. Il prononce cette Déclaration solennelle:

"Je suis le chef de I'0AS. Ma responsabilité est donc entière. Je la revendique, n'entendant pas m'écarter d'une ligne de conduite qui fut la mienne pendant 42 ans de Commandement. Je ne suis pas un chef de bande mais un Général français, représentant l’armée victorieuse et non l’armée vaincue. A la différence de celui qui vous demande licence de me tuer j'ai servi le plus souvent hors de la métropole. J'ai voulu être un Officier colonial, je le suis devenu. Je me suis battu pour garder à la patrie l'Empire de Gallieni, de Lyautey et du Père de Foucauld. Mon corps a conservé les traces profondes de ce combat. J'ai fait rayonner la France aux antipodes. J'ai commandé, j'ai secouru, j'ai distribué, j'ai sévi et, par dessus tout, j'ai aimé.

Amour de cette France souveraine et douce, forte et généreuse qui portait au loin la protection de ses soldats et le message de ses missionnaires. Quand, par deux fois, l'heure du péril a sonné pour la vieille métropole, j'ai vu les peuples de l'Empire accourir à son secours: Algériens, Marocains, Tunisiens, Vietnamiens et Sénégalais se sont battus avec nous, et souvent sous mes ordres. Quand on a connu la France du courage, on n'accepte jamais la France de l'abandon. "

Voici résumée par lui-même et brièvement la carrière de ce grand soldat qui aurait mérité un mausolée plutôt que ce Carrefour !

Mon Général vous avez été notre chef. Aussi longtemps que l'un de nous restera vivant vous aurez aussi notre hommage fait de reconnaissance et de respect. Votre révolte ne fut pas une réaction à une iniquité, mais ê la pire des blessures qui puisse frapper un soldat. Le parjure !

Mais votre rôle ne s'arrête pas là. Non seulement vous êtes, mon Général, le pilier de la civilisation de 20 siècles qui pose que "oui" veut dire "oui" et que "non" veut dire "non" mais vous êtes devenu aussi le Général lucide du combat inévitable qui se profile pour demain devant l'lnvasion de l'islamo-fascisme qui remplit nos rues et nos maternités.

Nous sommes bien placés pour savoir alors que la lâcheté à ses Collabos parce que nous avons payé assez cher pour apprendre que l'ambition se rencontre d'abord chez ceux qui refusent les risques de l'honneur. Comme l'honneur des risques. Merci Général Salan !

 

Notre ami et camarade Serge JOURDES fut l'un des principaux artisans de cette cérémonie.

Quelques jours avant qu'il ne nous quitte il m'avait assuré de sa présence.

Rendons lui l'hommage mérité.

Mis en page le 29/08/2017 par RP.