Présent du 30/12/2020

Leur livrer nos archives ? Non ! Leur renvoyer leur smalah ? Oui !

Nous avons déjà eu l'occasion de le dire (et nous aurons celle de le redire) : en allant à Alger parler de la colonisation comme d'un « crime contre l'humanité », Macron (qui copine avec le président algérien Tebboune : étant tous les deux coronavirusés, ils se téléphonent) a ouvert la porte à tous les délires barbaresques.

On a eu, en juillet dernier, un responsable des moudjahidines (les anciens égorgeurs fellouzes) qui a appelé les députés algériens à voter la criminalisation de la colonisation française. On a eu, dernièrement, une demande de « dédommagement » pour ladite colonisation (soit 100 milliards de dollars...). Et puis récemment, alors que le rapport de la « commission Stora » est attendu courant janvier, l'exigence par Alger de « la restitution de la totalité des archives coloniales ».

Une exigence - car ces gens-là ont compris qu'avec Macron on peut tout exiger de la France, jusqu'à lui faire baisser saroual - formulée par le directeur des Archives algériennes, Abdelmajid Chikhi (par ailleurs cornac de Stora dans le rapport rédigé par un fell et un collabo des fells...).

Les termes mêmes utilisés par Chikhli pour interpeller la France devrait lui valoir, si nous avions autre chose qu'un Macron au pouvoir, d'être renvoyé à ses vomissures. Il ne demande pas, il commande et menace : « les demandes de la partie algérienne sont claires et ne nécessitent pas de concertations (...). La question est immuable (...). La situation a assez duré ».

Rappelons que nous avons déjà remis à l'Algérie, alors que cela ne se justifiait nullement, des archives concernant le beylik d'Alger, époque où les indigènes étaient sous le joug des Ottomans (dont nous les avons libérés, soit dit en passant). Le pote de Stora, Chikhli, nous fait rigoler avec son histoire bidon d'une Algérie algérienne qui n'a jamais existé. Comme l'a écrit naguère Ferhat Abbas, ancien président du gouvernement de la République algérienne, « la France n'a pas colonisé l'Algérie, elle l'a fondée ». Quant à nous demander des dédommagements (alors qu'on a laissé un pays en parfait état de marche), lui et les siens devraient penser plutôt à dédommager les Berbères asservis depuis des siècles par les Arabo-Musulmans...

Réagissant aux « inacceptables exigences algériennes », le professeur Bernard Lugan écrit : « Au mois de juillet 1962, au terme de 132 années de présence, la France avait créé l'Algérie, lui avait donné son nom, l'avait unifiée et lui avait offert le Sahara qu'elle n'avait, par définition, jamais possédé puisqu'elle n'avait jamais existé auparavant. La France avait drainé ses marécages, avait bonifié ses terres, avait équipé le pays, avait soigné et multiplié par dix ses populations. »

Et multiplié par dix ses populations... Nous sommes hélas bien placés pour le savoir. La présence massive d'Algériens en France est un problème majeur. Par leur nombre, bien sûr, mais du fait que certains d'entre eux se conduisent comme en pays conquis, déploient le drapeau FLN jusque sous l'Arc de Triomphe à la moindre occasion, professent une véritable haine à l'égard du pays d'accueil. Leur livrer nos archives ? Certainement pas ! Mais renvoyer à Alger ses ressortissants, sans compter, sans mégoter, généreusement, c'est sans problème !

Alain Sanders


Mis en page le 30/12/2020 par RP