Communiqué du CLAN-R transmis à Mr Kader Arif
JOURNÉE INTERNATIONALE DES PERSONNES DISPARUES
30 août
2014
Au cours de
sa soixante-cinquième session, le 21 décembre 2010, l'Assemblée générale des
Nations Unies a adopté une résolution, la résolution 65/209, par laquelle a été
instaurée la «Journée internationale des victimes de disparition forcée » journée fixée au 30 août de chaque
année et que tous les Etats parties à la Convention internationale pour la
protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées doivent célébrer.
La
Convention, adoptée en décembre 2006, ratifiée par la France le 23 septembre
2008, est entrée en vigueur le 23 décembre 2010. Elle stipule notamment, en son
article 24, que «toute victime a le droit de savoir la vérité sur les
circonstances de la disparition forcée, le déroulement et les résultats de l'enquête
et le sort de la personne disparue. Tout Etat partie prend les mesures appropriées
à cet égard » ; la
Convention prévoit aussi que tout Etat partie prend toutes les mesures appropriées
pour la recherche, la localisation et la libération des personnes disparues et,
en cas de décès, pour la localisation, le respect et la restitution de leurs
restes».
Le
Gouvernement aurait-il le front de nous opposer que ces dispositions ont été
adoptées postérieurement aux faits ?
En ce 30
août 2014 nous attendons de la part de la France la Vérité. Nous
attendons enfin que lumière soit faite sur les disparitions de Français
survenues sur un territoire placé sous sa souveraineté, l'Algérie, entre 1954
et 1962 et au-delà sur le territoire de la République algérienne.
Que sont
devenues les si nombreuses personnes enlevées ? Où se trouvent-elles ? Si elles
sont décédées où se trouve donc leur sépulture ?
Le Gouvernement
doit enfin rompre ce terrible silence que nous dénonçons devant la communauté
internationale.
Il doit
informer Il doit nous faire savoir où il en est de ses propres recherches et de
sa coopération avec le gouvernement algérien sur ce sujet.
Des pays
qui ne sont ni plus ni moins sérieux que le nôtre ont fait un remarquable
travail de vérité sur la question des disparus : le Japon, la Corée du sud,
l'Argentine, le Chili. Certains ont créé des commissions « Vérité et
réconciliation » pour faire en sorte que tout soit dit : le Japon, la Corée du
sud, l'Afrique du sud.
Nous
attendons du gouvernement français qu'il mette en place une commission de ce
type à laquelle les représentants des familles de Disparus devraient
participer.
En
l'absence d'actes concrets du gouvernement français nous ferons ce qu'il faut
pour que la question soit portée devant les instances internationales
compétentes. |