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Les Pieds-Noirs et la Presse Française
 

Recueil d'articles du 18.02 au 28.06.1962. (Galic )


 

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Aux éditions Galic, l'histoire au jour le jour, j'ai trouvé ce livre: "Les Pieds Noirs et la presse française" paru au 3ème trimestre 1962 160 pages d'extraits de journaux entre le 18 février et le 28 juin 1962. En voila une page scannée au hasard et brute d'OCR. LE HAVRE (28 mai 1962) lance un appel à ses lecteurs " Les réalités sont là. " Il faut les voir. " Pour des centaines et des centaines de milliers de Franšais et de Musulmans, leur présence sur le sol algérien est devenue impossible.
" Pratiquement, ils n'ont qu'un refuge : la métropole. " L'exode ne fait que de commencer. Il est hors de doute que, de semaine en semaine, de mois en mois, il ira s'amplifiant. " Partir, pour eux, c'est à la fois déchirant et difficile. Nous réalisons bien leurs appréhensions. En arrivant là-bas - là-bas c'est-à-dire, en France - que ferons nous ? Comment vivrons-nous ? Comment nous accueillera-t-on ? Et nous nous rendons bien compte de l'angoisse avec laquelle ils se posent ces interrogations, en raison du sentiment qu'ils éprouvent d'avoir été pour partie abandonnés.
" Qui sont ces gens ?
" De grâce, qu'on ne nous parle pas des " gros colons ". Ceux-lÓ ne solliciteront pas notre aide. II y a belle lurette que leurs précautions ont été prises.
Ceux qui nous reviennent maintenant, c'est l'immense masse des moyens et des petits, qui n'ont pour viatique que deux valises et ce qu'ils savent faire. Ce sont les petits blancs " et aussi ces Arabes qui nous ont fait confiance, qui ont cru à nos promesses et qui, menacés dans leurs vies, viennent ici chercher asile et protection.
" Que pouvons-nous pour eux ?
" Sinon tout, beaucoup de choses, et c'est bien cela qu'il faut comprendre.
" Oh, nous savons bien qu'il se trouvera toujours de parfaits raisonneurs pour prétendre que le sort des rapatriés d'Algérie ne les concerne pas.
" A l'Etat de s'en arranger, proclament-ils déjà ! " Il va de soi que les grandes mesures sont à prendre par l'Etat -et nous voulons croire qu'il n'y manquera pas. Mais croit-on ou feindra-t-on de croire qu'un problème de cette ampleur peut ètre résolu par l'Etat seul et dans l'immédiat ?
" A cette question, nous répondrons non. Car nous avons la certitude que c'est impossible. Et nous avons la conviction que l'essentiel de la solution dépend plus de nos actions de solidarité individuelles que de l'intervention de l'Etat.
" Rappelons la catastrophe de Fréjus. " Qui a sauvé Fréjus ?
" D'avance, nous vous disons : Ce sont ceux qui, hier, ont sauvé Fréjus, qui sauveront demain les rapatriés d'Algérie !
" S'il n'en va pas ainsi, alors les réfugiés d'Algérie seront une seconde fois abandonnés. " Et nous nous refusons à l'envisager. " Pour nous, il n'y a pas de question. " Le moment est venu d'ouvrir les bras et de les ouvrir le plus largement possible.
" Ce ne devrait même pas être un geste de devoir, mais un geste d'instinct. " Ne le sentez-vous pas ? " Comment faire ? " Notre journal a longuement réfléchi au problème.
" Il est prêt pour sa part à apporter dans toute la mesure de ses moyens sa contribution à cette action salvatrice.
Bertrand
http://www.profburp.com
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