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Henry de MONTHERLANT
IL Y A ENCORE DES PARADIS (Images d'Alger 1928-1931). (Editions Arléa, diffusion Seuil)





En 1933, Henry de Montherlant écrivait « Sur les sept ans et six mois que j'ai passés hors de France entre 1925 et aujourd'hui, j'ai passé trois ans et dix mois à Alger. Comme je n'y étais pas forcé, il faut croire que cette ville m'agréait... »
Rééditer aujourd'hui un tel livre, c'est manifester un espoir pour l'autre rive de la Méditerranée. C'est croire au pouvoir de la beauté , celle des hommes et celle des choses. C'est surtout affirmer sa foi dans la force des poètes qui les chantent et qui peuvent les faire changer. Si les paradis ne meurent pas, ces lignes, qui portent témoignage du bonheur d'antan, retrouveront sûrement leur pertinence dans un sé jour enfin rendu à la douceur.

Si vous avez d'autres commentaires, n'hésitez surtout pas à nous en faire part, ils seront publiés ci-dessus......

*COMMENTAIRES*

JEAN POMIER serait heureux de savoir que le petit opuscule qu' Henry de Montherlant a rédigé en 1931 est réédité dans son intégralité et dans son titre d'origine.

Cet ouvrage fut édité par Soubiron en Alger en 1933.

Puis cet ouvrage disparut. Jean Pomier*  nous rapporta que Montherlant se tenait pour citoyen Algérois au même titre que Stendhal se voulait citoyen milanais. Mais par peur d'être considéré comme complice d'un colonialisme universellement répudié par une certaine critique  (toujours la même d'ailleurs aujourd'hui), et craignant pour sa carrière d' écrivain, Montherlant  fit effacer de  l'inventaire de ses  ¤uvres «  ses images d'Alger » après les avoir rebaptisées pour un temps «  Images d' Afrique » .  Jean Pomier le traite alors de « louet' » .

*Jean Pomier, in Chronique d' Alger ( 1910-1957) ou le Temps des Algérianistes. Pages 75 à 97.

J'ai voulu lire cet ouvrage de Montherlant. Je l'ai recherché sur Internet et je l'ai trouvé.

«  Il y a encore des paradis » a été courageusement réimprimé en ces temps de repentance généralisée par les Editions Arléa. L' éditeur parisien ne craint pas d'écrire : «  Si les paradis ne meurent pas, ces lignes, qui portent témoignage du bonheur d'antan, retrouveront sûrement leur pertinence dans un séjour enfin rendu à la douceur »

Même si nous n'avons pas le talent de Montherlant pour l'écrire, Nous, Pieds-Noirs, savons que nous avons vécu dans ce jardin d'Eden. Ouvrage intéressant car l'auteur utilise aussi avec réussite  le langage de Cagayous.

Jean-Pierre Ferrer