Cercle Algérianiste National
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COMMUNIQUE DE PRESSE

Le projet de loi sur les rapatriés, une déception pour les Français d'Algérie

L'Assemblée nationale a donc adopté, le 10 février dernier, de manière définitive, le projet de loi portant reconnaissance de la Nation en faveur des rapatriés.

Certes, l'oeuvre des Français d'Algérie, de même que les drames de l'après 19 mars 1961, sont enfin reconnus par l'Etat, mais, force est de reconnaître, que ce texte de loi ne répond pas, loin s'en faut, aux attentes les plus profondes des rapatriés.

Quarante-deux ans après le drame de l'exode, qui vit toute une communauté arrachée à sa terre natale, le temps était pourtant venu que la Nation accomplisse le chemin de vérité et de réconciliation que l'on attendait d'elle, en reconnaissant non seulement les drames qu'ont constitué le tragique abandon des Harkis ainsi que celui de milliers de Pieds-Noirs  enlevés et assassinés par le FLN, mais aussi la responsabilité de l'Etat à l'origine de ces drames.

Le gouvernement n'a pas souhaité répondre à cette attente, en témoigne son obstination à rejeter tous les amendements proposant notamment la reconnaissance du drame de la fusillade de la rue d'Isly, le 26 mars 1962, à Alger, et d'attribuer la mention "Mort pour la France" aux victimes.

C'est une erreur profonde.

Cela montre, plus de quarante ans après l'exode, qu'il est encore tabou d'évoquer les responsabilités des gouvernants de l'époque dans les drames subis par toute une population meurtrie.

La communauté rapatriée, si elle reconnaît les avancées de ce texte de loi, ne peut donc être satisfaite et regrette le manque de souffle et d'ambition qui a présidé à l'élaboration de cette loi.

Le combat demeure en conséquence, pour que la responsabilité de l'Etat soit enfin reconnue, condition Indispensable pour apaiser les coeurs et les esprits.

Association culturelle des Français d'Afrique du Nord

Voir aussi : Harkis et Pieds-Noirs : toujours le déni (Georges-Marc Benamou)