CONTRIBUTION A L'ENRICHISSEMENT
MEMORIEL DU GRAND PHENOMENE HISTORIQUE QUE FUT L'ALGERIE FRANCAISE,
C'EST-A-DIRE LA FRANCE SUD-MEDITERRANEENE ASSASSINEE
LE 19 MARS 1962,
REFLEXIONS CONSECUTIVES A UNE EMISSION TELEVISEE DE
NOEL 2008, SUR LES ORIGINES DU CHRISTIANISME, CAR LA
DEFAITE DE LA FRANCE EN ALGERIE FUT AVANT TOUT UNE GRANDE
DEFAITE POUR LE CHRISTIANISME.
RAPPEL DU TITRE DU TROISIEME CHAPITRE :
LES APÔTRES.
ATHANASE
LES FRACTURES
LA MISE EN DANGER
PERMANENTE DE LA CROIX...
... EN ALGERIE FRANCAISE, PLUS PARTICULIEREMENT
TITRE DE LA DEUXIEME PARTIE
DU CHAPITRE 12
Elle constitue la
matière de cette étude n° 13
« UN SURVOL UTILITAIRE
DES FRACTURES CATASTROPHIQUES SURVENUES AU SEIN DU CHRISTIANISME ROMAIN
DÈS SA NAISSANCE »
Il me faut redouter une accusation :
celle de chercher refuge dans une bondieuserie opportuniste
et de mauvais goût. Celle de jouer le rôle d'un
catéchiste alors que depuis bientôt deux ans
j'ai gaillardement entamé ma neuvième décennie.
Evidemment, je tourne le dos à
cette accusation de bondieuserie. Priver l'enrichissement
mémoriel du phénomène historique Algérie-Française
de son contenu religieux, parfois dogmatique, relèverait
en effet de l'absurdité la plus totale.
Ceux qui l'ont fait, et qui continuent
de le faire, exhibent un comportement d'auteur ou de commentateur
significatif d'un entêtement obsessionnel et stérile.
Car ils nient une évidence : le rôle
primordial joué par la religion dans le drame de l'Algérie-Française.
Cet entêtement les conduit
parfois à formuler des convictions que je me permets
de qualifier d'imprudentes.
J'ai entendu proférer,
en effet, quelques énormités comme celle-ci :
« Par notre volonté
d'installer des églises partout en Algérie,
avec leurs clochers surmontés de leurs croix, nous
avons provoqué les musulmans et nous les avons incités
à se réfugier dans l'islamisme. »
Il est indiscutable qu'il s'agit-là
d'un commentaire irréfléchi. Formulé,
sans aucun doute, par quelqu'un qui, lui-même, n'éprouve
pas de conviction chrétienne réelle.
Attention : je ne m'attribue
pas le rôle d'un père « fouettard »
et je ne prétends pas corriger l'attitude de ceux qui
ne croient pas en Dieu ainsi que l'attitude de ceux qui, publiquement,
font semblant d'y croire. Je ne les juge pas, je n'en ai pas
le droit. C'est leur commentaire que je me permets de juger
d'un point de vue opérationnel. Même si j'ai
conscience d'être ce que l'on appelle un pauvre pécheur,
je ne renie pas ma foi, mes convictions, mes certitudes. Je
ne prétends pas les imposer aux autres. Néanmoins
je formule un vÏu : avoir la lucidité et le courage
de les défendre si, un jour, il m'était imposé
de le faire par l'évolution de l'histoire. Et, en attendant,
je revendique le droit et j'assume le devoir de les exprimer
en toute liberté.
Je dois soutenir devant ces camarades
qui exhibent parfois un scepticisme opportuniste, que la foi
en Dieu, telle qu'elle fût exprimée par les Musulmans
en Algérie, a servi de support idéologique
dominant et constant à la guerre qui fut conduite
contre la France. Ainsi qu'à la guerre qui est conduite
de nos jours contre la France, l'Europe et l'Occident.
« LE JIHAD FISSABIL
ALLAH », « la guerre sainte pour la gloire
de Dieu », ce fut le mot d'ordre du congrès
d'Hornu. Une petite ville du Brabant où s'est tenu, le premier
dimanche de juillet 1954, le congrès préparatoire
au déclenchement de la guerre d'Algérie.
Ce congrès était
dirigé conjointement par KHIDDER, un haut responsable
de l'Organisation Secrète, l'OS, fraction dissidente
du MTLD et par LAHOUEL. Celui-ci exerçait les fonctions
d'adjoint au maire d'Alger, Jacques CHEVALLIER dont il était
l'ami. Jacques CHEVALLIER, secrétaire d'Etat à
la guerre à cette époque-là.
Ce congrès fut organisé
avec la complicité déterminante de la C.I.S.L.,
la Confédération Internationale des Syndicats
Libres, filiale européenne de la Fédération
Américaine du Travail, énorme centrale syndicale
américaine de droite.
« EL JIHAD FISSABIL
ALLAH », même le capitalisme financier américain,
avec son espion algérien Jacques CHEVALLIER, éprouvait
la nécessité de revendiquer Allah pour assassiner
la France en Algérie.
Tout s'est passé à
cette époque-là, comme cela se passerait aujourd'hui
si des financiers américains d'obédience républicaine
ou démocrate finançaient les commandos d'Al
Qaïda et la diffusion des épitres jihadiens.
C'est comme si l'on soutenait
de nos jours qu'un journaliste occidental a été
publiquement et spectaculairement égorgé grâce
à l'argent américain.
Et tout cela pourquoi ? Pour
la domination finale du monde par l'arabo-islamisme fondamentaliste
qui jouit de l'appui financier des grandes banques arabes.
Celles-ci ne se privent pas d'intervenir plus souvent qu'on
ne le pense, en tant qu'organismes financiers de recours,
d'organismes créditeurs pour le bénéfice
de grandes centrales capitalistes occidentales.
L'événement-souche
du drame mondial actuel, c'est-à-dire la défaite
de la France gaulliste en Algérie proclamée
officiellement le 19 mars 1962 est riche, pour les islamistes
d'hier et d'aujourd'hui, d'une certitude : c'est la volonté
de Dieu qui s'est exercée ce jour-là. « EL
JIHAD FISSABIL ALLAH »
Pendant la guerre d'Algérie,
pour une majorité non négligeable de nos officiers
et cadres militaires spécialistes, ou supposés
tels, de la guerre révolutionnaire, l'idée de
Dieu fut négligée. Elle fut camouflée,
asphyxiée, mise sous l'éteignoir
A part le Colonel GARDES, quel
colonel de l'Algérie Française osa affirmer
son christianisme dans cette guerre révolutionnaire ?
C'est-à-dire cette guerre qui était fondamentalement
livrée contre la Croix en Algérie française ?
Aucun.
A l'opposé, l'identité
religieuse de la guerre d'Algérie s'est concrétisée
par une efficacité redoutable dans les comportements
agressifs, particulièrement virulents des renégats
du christianisme en Algérie... En France métropolitaine...
Et dans le monde.
Des laïcs comme Jacques CHEVALLIER,
comme le docteur CHAULET et son épouse, parmi les plus
célèbres, tinrent avec efficacité un
rôle satanique, contre la France et contre la Croix
en Algérie française. Tout un état-major
pernicieux a faisandé et pourri littéralement
le militantisme catholique en Algérie. Militantisme
qui, logiquement, aurait dû trouver sa place à
la pointe du combat : défendre la France en Algérie.
C'était un combat qui exigeait de brandir « l'étendard
de la délivrance ». C'est toute la chrétienté
qui se trouvait en danger d'être désormais éclipsée
par la Révolution Algérienne, sur le territoire
de l'Algérie française.
Cette révolution prétendait
réduire le christianisme à la condition de dhimmitude
que nous n'avons jamais acceptée, nous qui avons subi
les initiatives de ces ariens modernes, à partir
de 1955.
Les ariens modernes, c'est-à-dire
Monseigneur DUVAL, le curé SCOTTO, avec leurs illustres
alliés laïcs comme MANDOUZE et d'autres universitaires :
ils ont exhibé un comportement fondamentaliste certes,
mais avant tout fondamentaliste anticatholique romain.
Par leur influence, par leur exhibitionnisme,
ils ont joué au sein du christianisme le rôle
d'agents générateurs d'une gangrène.
Ils sont allés très loin parfois dans leur volonté
de détruire le christianisme en Algérie. Ils
sont allés jusqu'à l'accomplissement de crimes
de sang.
J'ai rappelé dans mon livre,
« l'Islamisme dans la guerre d'Algérie »,
l'exemple du père FISSET. Exerçant ses fonctions
à l'intérieur des bâtiments de l'Externat
de Notre Dame d'Afrique, au boulevard Saint-Saëns à
Alger, il a donné asile à un tueur du FLN. Celui-ci
était pourchassé par un lieutenant parachutiste
qui, lui, exhiba au cours de cette opération, sa foi
en Dieu. Le père FISSET jura « devant Dieu »,
qu'il ne cachait pas de terroriste. Le père MARSIL
récemment arrivé de métropole, au tout
début de la bataille d'Alger, était présent
lors de cette trahison. Plus tard, il transmit cette information
au père BALSAMO., Celui-ci l'a fait savoir, là
où il était important qu'on le sût.
J'ai rapporté dans mon
troisième livre, et dans une étude récente
sur FARES, comment BENHABYLES, député de l'Algérie
française qui s'apprêtait à rejoindre
le GPRA après le discours gaulliste du 16 septembre
1959, fut exécuté par un tueur FLN de BEN TOBAL.
Celui-ci, en effet, méprisait ceux qui volaient au
secours de la victoire. Après sa mission, ce tueur
trouva asile à Lyon dans des locaux qui étaient
sous la dépendance du Primat des Gaules.
Il s'agit de véritables
complicités opérationnelles. Un autre drame
est à imputer à ces traîtres du christianisme :
c'est Mme CHAULET en personne qui livra au chef rebelle KHODJA
une partie des armes volées par l'aspirant MAILLOT.
Grâce à ces armes une embuscade fut montée
par KHODJA en grande Kabylie contre des appelés français.
18 soldats furent tués, émasculés, éventrés
dans cette opération au mois de mai 1956 à l'est
de Palestro, grâce au secours « providentiel »
livré par Mme CHAULET au chef FLN KHODJA.
La guerre d'Algérie fut
soutenue avec une réelle efficacité par ces
renégats du christianisme. Tout s'est passé
comme s'ils avaient voulu participer par le sang à
l'éradication du christianisme africain. Ils ont combattu
tout particulièrement le catholicisme apostolique et
romain.
Comme ce fut le cas à
la fin de l'antiquité. Au IVème siècle.
Constantin, le sauveur historiquement
officiel du christianisme romain, se comporta à l'égard
du christianisme comme De Gaulle s'est comporté à
l'égard de l'Algérie française.
Dans un premier temps il apparaît
comme le sauveur. Dans un deuxième temps il s'identifie
au tueur du christianisme.
Mais CONSTANTIN, quant à
lui, a échoué. Il n'a pas réussi à
tuer le catholicisme romain parce que la Gaule est intervenue
par la volonté des papes. La Gaule qui mit à
la disposition des successeurs de Pierre, la vigueur militaire
des tribus gothes, qui avaient rallié le christianisme
romain grâce à Saint-Hilaire.
De Gaulle réussit à
tuer l'Algérie française, parce qu'il eut le
génie de contraindre notre armée à combattre,
à son insu, contre le christianisme. Il apporta ainsi
un concours de toute première efficacité à
l'agression actuelle dont est l'objet l'Occident tout entier.
Agression conduite par AL QAIDA, les Epîtres Jihadiens,
soutenue par le grand capitalisme arabe. Le nationalisme
arabe universel prétend, par cette agression constante,
imposer ses convictions de supériorité a
priori. N'est bon que ce qui est arabo-musulman. L'Islam,
c'est la religion-même.
Ces premières réflexions
expliquent pourquoi il m'a fallu accorder une importance de
tout premier ordre à une émission télévisée
de 2008, sur les origines du christianisme. Emission
diffusée durant la période de Noël 2008.
Une émission riche, avant tout, d'une désinvolture
irresponsable.
« C'est Constantin qui
a sauvé le christianisme », tel est le fondement
historique de cette émission. Une émission au
cours de laquelle il fut pratiquement refusé de rappeler
que quatre siècles s'étaient écoulés
depuis la naissance de cette religion, lorsque CONSTANTIN
est intervenu dans l'histoire.
Entre-temps, effectivement, a
été propagé le message de Celui que Ponce
Pilate a désigné sous un terme qui a fait couler
beaucoup d'encre, celui de Ecce Homo. « Voici
l'homme » ont-ils tous traduit. Tous veulent voir dans
cette réflexion, ecce homo, un propos riche
d'un message ésotérique de grande valeur, messianique.
Je me souviens de notre professeur
de latin qui nous recommandait de ne jamais traduire « homo »
par homme. Il disait : « le substantif homo
est riche avant tout d'une nuance péjorative, c'est
presque du mépris ». Il nous recommandait de le
traduire par le substantif « individu ».
Dans la réflexion de Ponce
Pilate, Ecce Homo aurait pu être plus banalement
traduit par un propos tel que celui-ci : « C'est
ça l'homme en question ? » ou bien,
« C'est ce bonhomme- là
qui est responsable de toute cette agitation ? »
ou bien,
« C'est donc ça
l'individu en question ? ».
Ponce Pilate n'a pas été
frappé par la grâce. Il a observé tout
au contraire, une attitude désinvolte. Il ne savait
pas, il ne pouvait concevoir que Jésus représentait
la nouvelle vie chez les hommes, puisque né du Père,
il venait transmettre aux hommes de bonne volonté,
la parole de Dieu.
La thèse de faire déployer
le christianisme au IVème siècle, selon les
intervenants de cette émission télévisée
de Noël 2008, de le faire naître par CONSTANTIN
et THÈODOSE, impose que nous fassions un retour sur le début
humain et réel du christianisme. Le début que
l'on veut escamoter selon l'esprit général de
cette émission télévisée.
Il me faut le faire en toute humilité.
De toute évidence, je ne dispose pas des compétences
d'un théologien, loin de là. Comme je l'ai annoncé,
c'est en enquêteur volontaire que j'interviens.
La vitalité du christianisme
s'est manifestée, dans un premier temps, au sein du
monde judaïque, avec vigueur et efficacité, grâce
à deux hommes, Pierre et Paul.
Pierre (en araméen KEPHA,
en grec KEPHOS, en latin PETRUS) meurt à Rome en 64.
C'est Jésus qui change son nom de SIMON en celui de
PIERRE. Après la mort du Christ, il organise au mieux
possible les églises judéo-chrétiennes
de Samarie et des côtes méditerranéennes.
Rappelons que Samarie fut une ancienne capitale du royaume
d'Israël au IXème siècle avant Jésus-Christ.
Paul ou SaŸl né 15 ans
après Jésus-Christ est un pharisien très
militant. Il accable les premiers chrétiens de ses
persécutions. Recevant une « révélation »
de la vérité sur le chemin de Damas, il se baptise
et essaie de développer le christianisme au Proche
et au Moyen-Orient. A Chypre et en Grèce tout particulièrement.
Ses voyages sont célèbres ainsi que ses épîtres.
Son obsession est, avant tout, de convertir les Juifs au christianisme.
Emprisonné à Jérusalem, il se tire d'affaire
en faisant valoir qu'il est citoyen romain. Il se rend à
Rome, en liberté plus ou moins surveillée, après
avoir fondé l'Eglise de Macédoine. Il y vit
libre tout d'abord. Puis il est arrêté et décapité
en 67. Décapité parce qu'il est civis romanus,
citoyen romain, et non crucifié comme le furent
Jésus et Pierre.
Paul, à partir du moment
où il est converti, se consacre à produire un énorme
et très riche enseignement. Les Corinthiens, les Ephésiens,
reçoivent ses épîtres. Les Pharisiens
aussi. Il leur répète avec insistance :
« je suis juif, fils de juif, pharisien, fils de pharisien ».
Il s'obstine même à s'adresser aux Esséniens
qui refusent la loi orale transmise par le Seigneur à
Moïse au Mont Sinaï.
Il défend, en toute priorité,
le dogme de la Sainteté nécessaire des Apôtres.
Ceux-ci pour avoir le droit de se consacrer à Jésus
et de parler en son nom, doivent soumettre puis inhiber définitivement
leurs pulsions sexuelles. Ils doivent le faire par l'exercice
de leur volonté. Certains théologiens identifient
cette attitude à un processus de castration neurophysiologique
nécessaire, qu'ils ont appelé l'incirconcision.
L'enseignement de Paul aux Juifs
se traduit ainsi en synthèse : « la circoncision
nécessaire pour exonérer l'homme du péché
originel, est insuffisante. Donc elle n'est plus nécessaire.
Elle est devenue caduque depuis que le Père s'est manifesté
par l'intermédiaire du Fils. Ce qu'il faut demander
aux Apôtres, c'est-à-dire à ceux qui s'investissent
de la mission de transmettre la parole du Seigneur, c'est
une circoncision intérieure ».
C'est ainsi que Paul prône
la chasteté nécessaire des Apôtres, par
la mise en route d'un processus neuroendocrinien dont il ignorait
tout, bien évidemment.
Dans quelle mesure ce sacrifice
demandé par Paul aux apôtres du Christ peut-il
être imposé, légitimement aujourd'hui,
à des prêtres ? C'est à l'Eglise
qu'appartient d'affronter ce problème. Rappelons que
c'est au XIème siècle que le pape Grégoire
VII dans le but de mettre fin à la débauche
qui s'exerçait aussi bien à l'intérieur
du 2ème empire, c'est-à-dire l'empire
Romain et Germanique, qu'à l'intérieur des Etats
pontificaux parmi les prêtres et les évêques,
imposa le célibat et la chasteté des prêtres.
C'est à ce moment précis qu'il est important
de poser une nouvelle fois la question : peut-on identifier,
sans blasphémer, tous les prêtres aux apôtres
tels que Paul les a connus ?
Rappelons que sont intervenus
dans la vitalité première du christianisme,
quatre évangélistes :
1. MATHIEU
ou MATTHIEU
Il suit Jésus à
CAPHARNAUM dont il est originaire. Fidèle à
la tradition palestinienne, il définit une véritable
charte de la vie chrétienne. Ses prêches et sermons
sont connus, en particulier « le Sermon sur la montagne »
et « le Sermon sur le Royaume des Cieux ».
C'est le premier évangéliste
qui voit ses textes écrits tout d'abord en araméen
puis en grec. Il serait mort en Ethiopie.
2. MARC
C'est le deuxième évangéliste.
Natif de Jérusalem. Il accompagne Paul dans son premier
voyage. Puis il accompagne Pierre à Rome. Son évangile
illustre la tradition palestinienne. Une information historique
sérieuse le fait mourir à Alexandrie vers 67.
Le deuxième évangile selon Saint Marc apparaît
comme une synthèse de l'évangile primitif de
MATHIEU et des prédications de Pierre.
3. LUC
Peut-être est-il médecin
à Antioche ? Aujourd'hui ville turque ANKAYA,
ou HATAY, elle est cependant une capitale religieuse grâce
à Paul et à Pierre. Rappelons que c'est à
ANTIOCHE que la communauté naissante des fidèles
de Jésus prend pour la première fois le nom
de « CHRÈTIENS ». Compagnon de Paul, Luc est influencé
par celui-ci. Son évangile baigne dans une atmosphère
de joie, de beauté et de miséricorde. Il accorde
une grande place à la Sainte Vierge. Il décède
en 70.
4. JEAN
L'ÈVANGÈLISTE
Apôtre du Christ qu'il n'a
pas connu. Mort à Ephèse en 100. Il est l'auteur
du 4ème Evangile, de trois épîtres
et de l'Apocalypse. Il insiste sur l'importance du Verbe.
Les Apôtres successeurs
des premiers Apôtres témoins du Christ, exercent
leur influence prioritairement au sein de l'empire romain.
Les premiers prêtres s'emploient
à survivre à toutes les persécutions
et contraintes. Il est important de rappeler qu'ils n'ont
pas suivi Paul dans ses prescriptions de célibat et
de chasteté. Presque tous sont mariés. Comme
par exemple le conducteur de la lutte contre l'arianisme que
fut Saint-Hilaire de Poitiers, qui réussit à
éradiquer l'hérésie arienne de la Gaule
au IVème siècle.
Au IVème siècle,
le christianisme romain bénéficie de l'action
missionnaire d'un de ses plus importants piliers : il
s'agit d'ATHANASE d'Alexandrie. C'est lui qui déploie
l'Eglise grecque en Méditerranée. En tant que
docteur de l'Eglise, il participe en position de leader au
concile de Nicée en 325. Son action est décisive
en Orient pour la défense de l'orthodoxie chrétienne
romaine.
ATHANASE est né en 295
et décède en 373. Opposant farouche du leader
hérétique Arius, il devient patriarche d'Alexandrie.
Il est persécuté après le nouveau comportement
arien de CONSTANTIN, et celui de son fils CONSTANCE II. ATHANASE
va connaître cinq exils successifs.
Entre-temps, est intervenu, en
effet, l'épisode historique CONSTANTIN sur lequel
aujourd'hui encore, on ne s'exprime pas correctement. Un comportement
constantinien qui pour moi est devenu une véritable
obsession.
Reprenons la chronologie des évolutions
constantiniennes.
En 323, alors qu'il devient Maître
de l'empire, CONSTANTIN incline graduellement vers le christianisme.
Il fait construire de nombreuses églises. Il accorde
de nombreux privilèges aux chrétiens. Il ne
persécute pas les païens pour autant. Il reste
tolérant.
Mais, au moment même où
« le christianisme semble devoir l'emporter définitivement,
et avec lui l'unité que CONSTANTIN en attendait pour
l'empire et pour le pouvoir impérial, tout se trouve
remis en question par un fait nouveau : l'arianisme ».
Arius, prêtre d'Alexandrie
refuse d'admettre le dogme de l'éternité du
Verbe. Il rejette le dogme de la Sainte Trinité et
la filiation divine du Christ. Cette doctrine partie d'Egypte,
ne tarde pas à bénéficier d'une extension
considérable.
Au nom, non pas du dogme mais
de l'Unité et de la Paix à la fois dans l'Eglise
et dans l'Etat, CONSTANTIN croit de son devoir d'intervenir.
Contre la position arienne. Contre l'hérésie
arienne. Il convoque donc, pour régler la question,
un concile à Nicée où se réunissent 300
évêques. En 325. Le célébrissime
Concile de Nicée. Ces assises de la chrétienté
définissent solennellement, par l'intermédiaire
du Credo, la doctrine chrétienne.
Arius est condamné. Ses
écrits sont brûlés. En défenseur
de l'unité religieuse CONSTANTIN appuie les décisions
conciliaires de 325 par l'intervention éventuelle du
bras séculier.
Puis, il évolue sous
l'influence d'Eusèbe de Nicomédie. Il se
soumet à la volonté de cet évêque
arien. L'arianisme devient alors la religion officielle de
l'empire. La religion gouvernementale. CONSTANCE II, son fils,
fait bénéficier sans réserve l'arianisme
de l'absolutisme impérial. Le bras séculier
désormais, va soutenir les ariens contre les chrétiens
orthodoxes.
Plus tard, intervient JULIEN,
« l'empereur apostat ». Il supprime les privilèges
de l'Eglise chrétienne orthodoxe, c'est-à-dire
de l'Eglise catholique romaine. Il lui interdit de recevoir
des legs. Il prive les évêques de leurs droits
de juridiction. Il leur interdit l'accès aux fonctions
publiques.
Il relance le paganisme et prétend
l'anoblir en lui conférant une identité de Paganisme
Solaire. Sa mort en 363, au cours de la guerre contre les
Parthes arrête tout. Il est mortellement blessé
par une flèche qui provoque une grave blessure dans
la région hépatique. On lui prête ces
paroles avant de mourir :
« Tu as gagné
Galiléen ! »
Même s'il est acquis que
ces mots n'ont pas été prononcés par
JULIEN, et qu'ils apparaissent comme le fruit de l'imagination
de certains historiens, ils sont porteurs d'une véritable
et grande valeur messianique. Car la mort de Julien fut une
occasion providentielle de survie pour le christianisme romain :
« Tu as gagné Galiléen ! ».
Après le court interrègne
de JULIEN, VALENTINIEN 1er et son collègue
VALENS se trouvent confrontés à cette nouvelle
situation consécutive à l'attitude de JULIEN.
VALENTINIEN est orthodoxe, c'est-à-dire
qu'il est catholique, apostolique et romain.
VALENS est arien.
VALENTINIEN se montre tolérant
en Occident. Alors que VALENS, en Orient, persécute
violemment les ennemis de l'arianisme. Ce conflit religieux
s'envenime sous leurs successeurs. Mais une évolution
importante va s'imposer en Orient.
THÈODOSE, lorsqu'il détient
le pouvoir dans l'empire d'Orient, c'est-à-dire à
Constantinople, combat les ariens et les païens. Comme
manifestation constante de l'orthodoxie, il prône la
communion avec l'évêque de Rome.
En 381, le Concile de Constantinople,
présidé par SAINT GRÈGOIRE DE NAZIANZE confirme
les conclusions du Concile de Nicée et condamne l'arianisme.
THÈODOSE, par le double écrasement du paganisme et
de l'arianisme, réalise ainsi le triomphe du christianisme
orthodoxe en Orient.
L'empereur d'Orient devient
ainsi le représentant de Dieu, dans le respect de l'orthodoxie
romaine et en conformité avec cette dernière.
Il y aura donc au IVème
siècle et au début du Vème siècle :
-
une Eglise chrétienne d'Occident dirigée
par des papes romains, une église qui souffre de l'hostilité
officielle des empereurs romains d'Occident. Un pouvoir
qui va se déplacer à RAVENNE, sur l'Adriatique
dans le nord-est de l'Italie, dernière capitale de
l'empire romain d'Occident. L'Eglise chrétienne d'Occident,
pour survivre, va rechercher l'appui d'une nation qu'elle
va faire naître à partir d'une terre de l'empire,
le royaume mérovingien en l'occurrence.
-
Une Eglise chrétienne d'Orient qui respecte
les enseignements des conciles de Nicée et de Constantinople
et qui est soutenue par les empereurs romains d'Orient. C'est
pour cela qu'on l'appelle orthodoxe.
Mais plus que l'Eglise d'Occident,
qui survivra grâce à la Gaule mérovingienne
d'abord puis une nouvelle fois quatre siècles plus
tard, grâce à la Gaule carolingienne, l'Eglise
d'Orient va être cernée, dénaturée,
dans son orthodoxie romaine par des états-majors occultes
qui voudront éviter à tout prix que l'Eglise
d'Orient et l'Eglise d'Occident se réunissent un jour
pour faire face à une nouvelle influence, l'influence
islamique ».
L'influence islamique va trouver
sa force populaire, sa massification, au sein des peuples
ariens qui vont constituer l'effectif et le support humain
fondamental de la propagation de l'Islam, auquel ils vont
adhérer sans réserve.
La phénoménologie
arabe absorbe l'arianisme. A partir de cette absorption
de l'arianisme ou plutôt des masses populaires ariennes,
des légendes vont être générées :
-
celle d'une culture et d'une civilisation spécifiquement
arabe qui n'ont jamais existé,
-
celles d'une puissance arabe qui n'a jamais
existé
Car l'Islam est répandu
par des peuples qui dans leur écrasante majorité,
n'ont rien d'arab.
A partir de ce fragment d'étude
on peut proposer, sans complexe, quelques « éclaircissements
historiques ».
I Ð Le très célèbre
auteur français du XVIIIème siècle MONTESQUIEU,
s'est trompé.
Dans son ouvrage « Les
Considérations sur les Causes de la Grandeur des Romains
et de leur Décadence », il impute au christianisme
romain le morcellement de l'empire et sa chute finale.
Si l'empire romain s'est morcelé,
c'est tout au contraire parce qu'il fut privé de
son facteur d'unification providentielle qu'était
le christianisme. CONSTANTIN, en provoquant une première
fracture officielle et gravissime du christianisme, en
devenant arien, a détruit en le gangrénant,
ce qui devait constituer le ciment de l'empire romain, le
christianisme.
II Ð Les papes se trouvent confrontés
à une nécessité. Ils recherchent un bras
séculier. Ils le trouvent en Gaule grâce à
SAINT HILAIRE et à d'autres prêtres qui réussissent
à éradiquer l'arianisme d'une grande partie
de la Gaule. Grâce à Clovis et la dynastie mérovingienne,
l'Eglise romaine est ainsi protégée par la Gaule,
fille Aînée de l'Eglise.
III Ð par la suite interviennent
deux facteurs de mise en danger de l'Eglise romaine.
A/ d'une part la déliquescence du royaume mérovingien
au VIIème siècle. En 675 c'est le début
du pouvoir exercé par les Rois Fainéants.
B/ d'autre part, l'Hégire à partir de
622, c'est-à-dire la naissance de la religion du prophète
de la Mecque et de Médine qui va s'implanter avec vigueur
au sein des peuples ariens. L'influence musulmane, consécutive
à cette massification d'origine arienne, va affaiblir
l'empire d'Orient.... Qui sera contraint à maintes compromissions.
Intervient alors la révolution carolingienne,
lorsque PEPIN LE BREF est en mesure de déposer CHILPERIC
III, le dernier roi mérovingien. La dynastie fondée
par l'un des fils de PEPIN LE BREF, CHARLEMAGNE, sur injonction
des papes, jette les bases d'un nouvel Empire. A partir de
là, l'Eglise va bénéficier d'avantages
matériels. Certains marchandages aboutiront à
la constitution du nouvel Empire, certes, mais aussi, à
la naissance des Etats pontificaux.
L'Eglise devient ainsi une puissance,
un Etat, avec des frontières, une armée, des
mercenaires, une administration financée par des tributs
prélevés sur les populations. Une compétition
pour le pouvoir religieux va naître entre les Autorités
Impériales et les Autorités Pontificales.
Elle aboutira à la confrontation qui opposera :
-
les gibelins, c'est-à-dire les « impériaux »
contre,
-
les guelfes, les défenseurs des Etats
pontificaux.
Cette opposition d'intérêts
finira par dénaturer le comportement religieux de nombreux
papes et de nombreux évêques. Elle trouvera son
point d'orgue au XIème siècle, dans ce que je
me permets d'appeler une SUPRæME ET SAINTE IDIOTIE,
c'est-à-dire la querelle du Filioque.
Sous des « influences
orientales », les chrétiens orthodoxes de
Constantinople puis de Byzance décident que dans le
crédo enseigné lors du Concile de Nicée,
il ne faut plus affirmer que le Saint Esprit « procède
du Fils ». Ils ont attendu ( !) six ou même
sept siècles pour formuler cette réserve.
Donc, dorénavant, « je
crois au Saint Esprit qui procède du Père et
du Fils » c'est refusé en Orient. On ne marche
plus. Le Saint Esprit procède du Père, un point
c'est tout. A partir de cette prise de position, on va démolir
le front uni que pouvait offrir la chrétienté
contre l'impérialisme islamique. Pendant longtemps
on aura l'impression que l'intelligence a fait défaut
à ceux dont la fonction de défendre le christianisme
fut ainsi profondément altérée.
Cette manÏuvre, cette tentative
de déstabilisation des papes, est toujours actuelle.
Jean-Paul II fut contraint d'éviter
beaucoup de pièges.
Actuellement BENOIT XVI est l'objet
d'une conjuration sournoise. Récemment, il lui a fallu
éviter de glisser sur une « peau-de-banane »
sordide, jetée sous les pieds du catholicisme universel
par un évêque suédois vivant en Argentine,
qui n'aurait pas agi autrement qu'il a agi, s'il avait été
payé pour le faire.
Malgré toutes ces manÏuvres,
ecce homo, le Galiléen, le Fils du Père,
a gagné. Il doit continuer à gagner. L'Eglise
d'Orient et l'Eglise d'Occident ne doivent aspirer qu'à
une seule mission, l'union du monde chrétie.
L'union du monde chrétien
par le haut, par l'intermédiaire des papes, des patriarches
et des pasteurs, et l'union du monde chrétien par le
bas, par l'intermédiaire des jeunes du christianisme
qui doivent peser de tout leur poids pour que leur enthousiasme
unificateur parvienne à faire naître l'union
sans drame, sans haine, sans volonté impérialiste.
Parce que la terre d'Algérie,
au Sud de la Méditerranée et au nord de l'Afrique
avait toute les chances de devenir un jour une terre providentielle
d'union pour le christianisme, on a décidé de
l'assassiner en tant qu'Algérie française.
Malgré cette défaite
terrible pour l'Occident, imputable au gaullisme constantinien,
nous reprenons à notre compte cette phrase que l'on
attribue à l'apostat JULIEN :
« Tu as gagné
Galiléen »
La troisième partie de
ce troisième chapitre sera intitulée « LES
MOYENS MIS EN ÎUVRE PAR LES STRATEGES DE L'ANTI-CHRISTIANISME
EN ALGERIE FRANCAISE »
Elle va constituer la matière
de l'étude n° 14 qui vous sera proposée
dans les délais habituels.