LA VERITE
N’EST PAS DIFFICILE A LIRE ET A DIRE
C’est
avec une vigueur très cordiale que je remercie mon camarade et correspondant
J.P.C. pour l’envoi d’un précieux document précisant l’identité historique de
l’Algérie française en 1957. Il s’agit d’un texte diffusé, cette année-là, à
l’initiative d’un gouvernement de la IVème République française. Document
destiné, à cette époque, à éclairer nos soldats de
métropole, sur les particularités réelles de la terre dont ils allaient assumer la défense, ou plutôt la sauvegarde en
tant que terre française.
Ma conviction est que ce document doit être
gardé en réserve prioritaire par
chacun d’entre nous. Il nous offre un argumentaire robuste et sain que nous
pouvons opposer aux décérébrés qui, aujourd’hui, s’expriment comme des malades
relevant de soins psychiatriques.
Malades d’une repentance, malades d’une névrose
de repentance, qu’ils prétendent éprouver au nom de la France. Ils
reprochent à la patrie commune, le grand siècle de l’Algérie française, auquel
ils n’ont rien compris. Ils expriment, en conséquence, avec une volupté
masochiste et au nom d’une gauche décérébrée, une velléité psalmodiée et
répétitive de repentance,
symptomatique avant tout d’une maladie : une altération profonde de leurs
fonctions cérébrales supérieures. Celle-ci se situe à l’origine de formulations
emphatiques et grandiloquentes, dépourvues de la plus petite assise historique.
Ils ne savent rien de l’histoire de l’Algérie.
Ils ignorent tout de l’origine de la guerre d’Algérie.
Ils ignorent l’importance qu’aurait tenue cette terre du sud de la Méditerranée,
dans la sauvegarde des grands équilibres mondiaux.
En particulier, ils ignorent tout du rôle
qu’aurait été celui de cette terre française dans l’harmonisation des relations
entre les peuples européens d’Occident et les peuples africains.
Ce qu’ils reprochent à la France, c’est tout
banalement d’avoir vécu. D’avoir vécu au XIXème et au XXème siècle, en assurant
un éveil à la vie le meilleur possible des territoires et des peuples que le
destin avait mis sous sa responsabilité.
En réalité, ils s’exhibent comme les échotiers
permanents du gaullisme subversif, du gaullisme de prétention ou plutôt de
formulation décolonisatrice. Ils ne veulent mettre en relief que la composante
supposée libératrice des anciens conflits coloniaux.
Ils prétendent, en effet, conférer encore au phénomène
« indépendance » toute une richesse supposée et exclusive de liberté conquise sur le pouvoir colonial.
Ils observent néanmoins un silence obstiné sur
la motivation réelle affirmée, proclamée et enseignée de la décolonisation en
général et de l’abandon de l’Algérie française en particulier.
Cette motivation affirmée, proclamée et
enseignée, s’exprime dans les décisions du capitalisme financier international, de se défaire, de se délester,
ont-ils écrit, des peuples coloniaux.
Le capitalisme financier connaît encore une
définition toujours actuelle, puisqu’aucune autre n’a été proposée depuis
Jacques Marseille :
« Une
concentration et une fusion au niveau des grandes banques de tous les moyens
qui permettent de contrôler la production ».
Ce qui laisse supposer que ces états-majors
concentrés au niveau des grandes banques, sont animés
aussi de la volonté nécessaire d’organiser les circuits de consommation pour
assurer une rentabilité enrichissante de cette production.
Pourquoi ce délestage économique du débouché
colonial ?
Ils ont fait valoir une argumentation multiple,
au sein de laquelle nous avons cru détecter deux axes argumentaires
fondamentaux.
1.
Les
investissements mis en œuvre à l’intérieur du territoire algérien, étaient
privilégiés, parce qu’ils étaient protégés voire conventionnés. Ils
produisaient, certes, une valeur ajoutée. Mais celle-ci était nettement
inférieure à la valeur ajoutée que procureraient ces mêmes investissements
s’ils étaient réalisés en dehors de l’espace algérien. C’est-à-dire dans des
conditions telles que la France n’ait pas à garantir la survie économique du
peuple algérien.
2.
« car »
soutenait-on à voix basse, voire en silence, « les obligations
fondamentales de sécurité sanitaire et alimentaire s’intégrant avec vigueur
dans le concept plus général de couverture sociale, ont révélé leur coût
énorme ».
Ils ont pris la décision d’un refus : celui
d’assumer la protection sociale et sanitaire des peuples, que l’histoire avait
placés sous la responsabilité de la France. Car l’argent qu’exigeaient cette
promotion et cette couverture sociale ainsi que cette sécurité sanitaire,
atteignait de tels niveaux que ceux-ci portaient atteinte à la sacrosainte
valeur ajoutée espérée par les états-majors capitalistes, financiers français
et internationaux.
Il y a 50 ans environ, dans cet esprit, Giscard
D’Estaing a déclaré en substance à l’écrivain Jacques Laurent, que « la France n’avait aucun intérêt
économique à garder l’Algérie française ».
On
s’est empressé de refuser à l’Algérie française les délais nécessaires pour
l’accomplissement de l’œuvre que notre patrie s’efforçait de mener à bon
terme : faire de cette terre du nord de l’Afrique, un territoire moderne…. européen.
Cet accomplissement n’était possible que sous
une condition incontournable : instaurer en Algérie une laïcité telle
qu’elle était vécue en France métropolitaine « à cette époque ». Car en France, à cette époque, la laïcité se révèle avoir été avant tout un moyen
de permettre à ceux qui professaient une foi, de le faire librement, sous la
condition incontournable de respecter les institutions mises en place par le
peuple souverain. Il fallait donner vie en Algérie, à ce que nous prétendions
obtenir, ce pourquoi nous nous sommes battus : démontrer aux musulmans la
possibilité d’un vivre ensemble dans
une société qui se serait attachée à atténuer d’abord et à faire disparaître
ensuite, ce qui s’illustre comme un facteur très grave d’involution économique,
à savoir les « crispations
confessionnelles ».
C’était ça l’intégration d’hier en Algérie.
Ce sera ça l’intégration de demain en France
métropolitaine et en Europe.
Nous y avons cru. Nous n’avons pas suivi De
Gaulle quand il a déclaré, en substance dans son pauvre discours du 16
septembre 1959 « que le destin des
populations algériennes était d’être miséreuses ».
Nous étions animés de l’espérance et de
l’ambition de faire de la Méditerranée un pays qui aurait assuré, grâce à
l’Algérie française, une plus grande proximité humaine d’abord, géopolitique
ensuite, entre l’Europe et l’Afrique.
Se protéger contre les crispations
confessionnelles c’était une nécessité hier. Aujourd’hui c’est urgent.
Permettez-moi
de revenir sur ce document émanant du gouvernement de Guy Mollet que je joins à
cette communication occasionnelle. Lisez-le, faîtes-le lire et révélez ainsi
les mensonges sacrilèges dont fut victime, dont est encore victime, l’Algérie
française.
Au nom de ce mensonge, on a pris le risque de soumettre
le peuple français d’Algérie, le peuple pied-noir de toute confession, peuple
français qui voulait rester français, à une solution
définitive.
Notre volonté fut avant tout de protéger notre
peuple contre un génocide qui aurait été accepté avec désinvolture par une
majorité électorale du peuple français.
« Un cri de souffrance de la patrie
insultée, un cri de colère d’un peuple voué à une tuerie collective, voilà à
partir de quoi doit se comprendre l’OAS…OAS, Organisation Armée Secrète, organe
de combat prévisible destiné à protéger au mieux possible le peuple français
d’Algérie. Parce que celui-ci n’était rien d’autre qu’une fraction vivante de
la nation française qui refusait, insistons encore, la solution définitive à
laquelle on voulait le condamner.
L’OAS,
aujourd’hui, ce n’est plus rien. Mais regardez, avec attention, l’histoire des Pieds-Noirs
d’Algérie. Que resterait-il de leur passé, s’ils n’avaient pas l’OAS comme
support historique de leur douloureuse combativité, de leur volonté de rester
Français ? Oui, qu’auraient-ils à se mettre sous la dent, les Pieds-Noirs
d’aujourd’hui, leurs enfants et leurs petits-enfants, sans l’OAS d’hier ?
Expression
d’une élite du peuple français de Métropole et d’Algérie qui hurlait son
espérance dans la naissance et le déploiement de cet occident dont nous avons
tant besoin pour rester ce que nous sommes encore. C’était ça l’OAS ».
Jean-Claude Perez
Avril 2013
L’assassinat
de l’Algérie française, terreau de la conquête islamiste actuelle. 2012
Un des livres du cinquantenaire, à lire et à faire lire.
L’islamisme dans la guerre d’Algérie
Logique de la Nouvelle Révolution
Mondiale, 2004
Le sang d’Algérie
Histoire d’une trahison permanente, 2006 ; 2e édition
Debout dans ma mémoire
Tourments et tribulations d’un
réprouvé de l’Algérie française, 2006 ; 2e édition
Vérités tentaculaires sur l’OAS et
la guerre d’Algérie
Stratégies et tactiques, 2006 ; 2e Edition
Attaques et Contre-attaques
Vérités tentaculaires sur l’OAS et
la guerre d’Agérie II, 2008
Editions Dualpha
Boite 37
16 bis rue d’Odessa
75014 PARIS
Tel. : 09 52 95 13 34 - Fax : 09 57 95 13 34
Mail : infos@dualpha.com
Site internet : www.dualpha.com
Vous pouvez prendre connaissance des deux interview accordées par Jean-Claude PEREZ : - la première à Monsieur Olivier CAZEAUX : sur Internet tapez « OAS, le docteur PEREZ parle » ; - la
seconde, à Monsieur BESSOU dans le cadre de la préparation d’un film. Monsieur
BESSOU a livré à Jean-Claude PEREZ tout le matériau de son exposé visible sur
le site www.jean-claude-argenti-sauvain.com.
Mis en page le 08/07/2013 par RP |