Un nouveau cycle d’études : chapitre 6 LE CYCLE DE L’ADIEU
CHAPITRE VI
Les conséquences encore actuelles de la première faute d’Achard « Je me rappelle alors tout ce que les autres ont dit,
tout ce que j’ai lu et j’y ajoute tout ce qui sort de mon fonds, qui est en ce genre, d’une fécondité surprenante » Diderot
« le neveu de Rameau »
« Il fallait en Algérie : que la force de la Nation l’emporte et cela, quelles que fussent les cruautés de la tâche » François Mitterand
(Ministre de l’intérieur)
12 novembre 1954
Premier groupe de réactions. Ce fut la protestation des « innocents ». Il est établi qu’un contact fut théoriquement et très
modérément envisagé entre certains socialistes et quelques uns parmi nos correspondants
à Paris.
La mort de William Lévy vint couvrir d’un ridicule dramatique ceux qui avaient nourri l’ambition de faire connaître aux autres cet arrière fond politique « fondamentalement réel et raisonnable du combat de l’OAS ». La bataille de l’OAS illustre en réalité une phase de guerre qui fut vitale pour la France. Comme le fut le pacte de Reims de la fin du Vème siècle [i. Pacte qui vit naître ce qui est devenu un premier royaume de France…. La bataille de l’OAS
devait protéger la France contre l’entreprise de désintégration nationale qu’on
risquait de mettre en oeuvre et qui fut effectivement
vécue à la manière « d’un syndrome malin » survenant dans le cours d’une
maladie infectieuse d’évolution lente et désespérément chronique. Le dialogue théoriquement espéré avec la SFIO fut donc
rompu dès la mort de William Lévy: « OAS, assassins ! », telle fut à peu de chose près, la conclusion de cette tentative de contacts, timide certes mais réelle, entre quelques socialistes antigaullistes et peut-être quelques membres de l’OAS métro. Une question très lourde de signification me fut posée à ce
moment là. Nous vivions un drame constant. Que répondre, si ce n’est
ce que j’ai déjà exposé dans les chapitres précédents
? Je ne voulais pas prendre le risque de porter atteinte à ce
qui restait du potentiel de guerre de l’OAS par l’accomplissement d’un acte de
… justice. Deuxième groupe de réactions La mort de William Lévy fut à l’origine d’une autre conséquence
illustrée par une campagne d’accusations particulièrement graves portées contre
l’OAS : une accusation d’antisémitisme. Certains, en toute logique, devant la fausseté mille fois évidente de cette accusation, me reprochent encore aujourd’hui de perdre mon temps à vouloir la combattre. Ils soulignent avec aigreur l’identité dramatiquement ridicule qui caractérise cette même accusation. Je dois cependant en tenir compte, plus d’un demi-siècle plus tard, d’autant plus que cette accusation d’antisémitisme est proférée aujourd’hui comme un recours ultime, utilisé par ceux qui veulent dénaturer l’identité de ceux qui se sont consacrés au sauvetage de l’Algérie française. Un historien ne craint pas le ridicule de soutenir,
nous l’avons lu, que le débarquement français de Sidi-Ferruch,
au mois de juin 1830, fut une opération spécifiquement dirigée contre les juifs
d’Algérie ! - Premier exil : il fut provoqué, selon notre accusateur, par le débarquement de l’armée française et la bataille de Staoueli, le 19 juin 1830. « Par l’envahisseur français » écrit-il. - Deuxième exil : il est évoqué par ce même auteur. Il
rappelle l’abrogation du décret Crémieux par le gouvernement de Vichy en 1940. - Troisième exil : il s’agit cette fois du départ forcé de l’immense majorité des juifs d’Algérie, en 1962, à la suite de la victoire historique et officielle concédée au FLN par le gaullisme, pressé de se libérer de la charge financière qu’exigeait le développement du peuple algérien de confession musulmane. Il s’agit d’une défaite, dont une motivation dégradante et mal fondée fut exprimée par le général De Gaulle, président de la république, dans son discours du 16 avril 1962. Il osa affirmer ceci :
Ainsi est exprimée la finalité officielle, la finalité
gaulliste, de cet abandon. On fait appel à l’arrière-fond supposé « grippe-sous
» d’une catégorie de notre peuple, pour justifier l’abandon d’une
position-clef de l’Occident au Sud de la Méditerranée, au Nord de l’Afrique. Pour aboutir à ce résultat stratégique majeur, c’est-à-dire l’abandon d’un territoire qui était en mesure de s’identifier à une large tête de pont de l’Occident sur le monde africain, on n’hésita pas à abandonner des milliers de femmes, d’enfants et d’hommes français, à la fureur bestiale de centaines d’assassins, qui se livrèrent à un lynchage partiel de notre communauté. J’évoque la boucherie du 5 juillet 1962 à Oran. Massacre déclenché devant l’apathie résignée de milliers de nos soldats parfaitement armés et équipés qui, sous le prétexte de ne pas désobéir aux ordres de Katz et de De Gaulle, ont laissé, dans leur immense majorité, massacrer, violer, éventrer, égorger et brûler vifs, des centaines de nos concitoyens, à quelques dizaines de mètres de leurs casernements. Il aurait suffi du déploiement de quelques compagnies armées en guerre pour éviter la mort atroce à laquelle furent abandonnés des centaines de nos concitoyens d’Oran et d’ailleurs. Il est important de
savoir, et surtout de faire savoir, que de brillants historiens,
universitaires, de confession juive, affirment une conviction catégoriquement
opposée à celle de notre accusateur ou plutôt, de l’accusateur de la France. Permettez-moi, en raison des responsabilités qu’un destin tragique et hors du commun m’a imposé d’assumer, de vous faire connaître un autre point de vue concernant la réalité, ou la non-réalité, d’exils vécus par la collectivité primitivement berbère, puis secondairement française de confession juive d’Algérie. Nous avons retenu 7 bouleversements effectivement intervenus
dans le destin de la collectivité juive d’Algérie. Il y eut effectivement des bouleversements du destin de notre peuple français d’Algérie. Bouleversements qui affectèrent aussi la collectivité juive d’Algérie, ou de Berbérie.
L’OAS s’est opposée à cet abandon dont les conséquences en
termes de désastre, de désolation et d’assassinats ne sont plus à démontrer. Un combat qui était avant tout un combat de la lucidité. Jean-Claude PEREZ [i]496 ou 501 En prévision : le chapitre VII de ce cycle d’études, intitulé «Premier véritable exil politiquement occulte des juifs d’Algérie», vous sera proposé dans la première quinzaine de février. N’hésitez-pas à consulter le site du Cercle Algérianiste de Nice et des Alpes Maritimes et tout particulièrement, la classification et études de Raphaël PASTOR et Hervé CUESTA.
BIBLIOGRAPHIE
L’assassinat
de l’Algérie française, terreau de la conquête islamiste actuelle. 2012
Un des livres du cinquantenaire, à lire et à
faire lire.
Vérités
tentaculaires sur l’OAS et la guerre d’Algérie
Stratégies
et tactiques, 2006 ; 2e Edition
Cet
ouvrage a été d’un grand recours dans la rédaction de cette étude
L’islamisme
dans la guerre d’Algérie
Logique de
la Nouvelle Révolution Mondiale, 2004
Le sang
d’Algérie
Histoire
d’une trahison permanente, 2006 ; 2e édition
Debout dans
ma mémoire
Tourments et
tribulations d’un réprouvé de l’Algérie française, 2006 ; 2e édition
Attaques et
Contre-attaques
Vérités
tentaculaires sur l’OAS et la guerre d’Algérie II, 2008
Editions Dualpha
Boite 37
16 bis rue d’Odessa
75014 PARIS
Tel. : 09 52 95 13 34 -
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Site internet : www.dualpha.com
Vous pouvez prendre connaissance des deux interview accordées par Jean-Claude PEREZ : - la première à Monsieur Olivier CAZEAUX : sur Internet tapez « OAS, le docteur PEREZ parle » ; - la
seconde, à Monsieur BESSOU dans le cadre de la préparation d’un film. Monsieur
BESSOU a livré à Jean-Claude PEREZ tout le matériau de son exposé visible sur
le site www.jean-claude-argenti-sauvain.com.
Mis en
page le 03/02/2016 par RP |