
Le 13 septembre 2018
En reconnaissant la responsabilité de l'Etat, dans la
seule disparition du militant communiste,
Maurice AUDIN, Emmanuel MACRON livre
une vision hémiplégique de l'histoire de
la guerre d'Algérie
Succombant
aux pressions de certains lobbies extrémistes, le chef de l'Etat vient de
reconnaître la responsabilité de la France, dans la disparition du militant
communiste, partisan du FLN, Maurice AUDIN, en 1957, à Alger.
Si la
recherche de la vérité historique est un objectif noble, il faut cependant que
toutes les vérités soient dites, y compris celles qui dérangent.
La guerre
d'Algérie ne saurait s'écrire en noir et blanc.
Toutes les
souffrances et tous les drames doivent avoir droit de cité.
On ne peut
reconnaître le drame de Maurice AUDIN en jetant, dans un même temps, un voile d'ombre
sur celui de milliers de Français d'Algérie.
Comment
accepter qu'Emmanuel MACRON fasse preuve d'un silence assourdissant sur la responsabilité
de ce même Etat, dans l'abandon, le 5 juillet 1962, à Oran, de milliers de Pieds-Noirs enlevés et assassinés par le FLN, alors même
que l'armée française avait reçu l'ordre de « laisser faire ›› ?
La vérité
ne se divise pas, quand bien même elle froisserait le gouvernement algérien.
Les
Français d'Algérie, hommes, femmes, enfants, assassinés dans d'atroces
conditions, qui n'avaient commis qu'un seul crime, celui de vivre sur la terre
de leurs ancêtres, ont droit à la même reconnaissance.
C'est le
rôle du chef de l'Etat que de rassembler la Nation, plutôt que dela fracturer.
Thierry ROLANDO
Président national du Cercle algérianiste
Cercle algérianiste national - Association culturelle des
Français d’Afrique du Nord
1, rue Général Derroja 66000 Perpignan
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Courriel : secretariat@cerclealgerianiste.fr
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