8 Juillet 2008
Communiqué de presse
des Associations
AJIR - CNFA - JPN - UNHAS - UNLAS
(Communiqué commun ouvert à toutes les associations
qui souhaitent soutenir cette demande collective nationale - Nous
contacter.)
Le
Président Algérien doit faire des excuses aux Français et aux Harkis
Dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée,
le Président de la République a invité à
Paris les chefs d'états des pays riverains de la méditerranée,
parmi lesquels le président algérien Abdelaziz Boutéflika.
Les Français, dont les Harkis, dans leur
ensemble, n'ont pas oublié ses déclarations lors de
sa visite officielle en juin 2000. Dans le JT de 20 heures de France
2, il avait qualifié les Harkis de « collabos »
sous-entendant par là que les Français s'étaient
conduits en Algérie comme les nazis le firent en France
durant la seconde guerre mondiale.
Cette diatribe, iconoclaste et inutile dans le
cadre d'une visite officielle avait suscité de nombreuses
réactions dont celle du président de la République,
Jacques CHIRAC, qui s'était déclaré « choqué »
par les propos de son homologue algérien lors de son interview
du 14 juillet 2000.
La présence de Monsieur BOUTEFLIKA en
France n'est pas souhaitable tant qu'il ne sera pas revenu sur ses
propos scandaleux de juin 2000 et présenté des excuses
circonstanciées aux Français ainsi qu'aux Harkis et
à leurs familles.
Les séquelles de la guerre d'Algérie
provoquent encore aujourd'hui des réactions fortes des deux
côtés de la méditerranée et c'est se conduire
en irresponsable que de jeter encore de l'huile sur le feu. C'est
pourquoi les peuples algériens et français doivent
dépasser les passions du passé et se tourner résolument
vers l'avenir afin d'écrire une nouvelle page de leur histoire.
Se tourner vers l'avenir n'implique pas l'oubli
du passé bien au contraire ! Des deux côtés de
la méditerranée, un travail sérieux et impartial
doit être entamé pour rétablir la complexité
de la guerre d'Algérie ainsi que les responsabilités
des uns et des autres.
Pour leur part, les Harkis réclament que
toute la vérité soit faite sur le massacre de 150 000
personnes, femmes et enfants compris, par le FLN dans sa quête
de revanche au lendemain du cessez-le-feu du 19 mars 1962.
Ce n'est qu'à ce prix que les relations
franco-algériennes pourront s'apaiser et se normaliser.
CONTACTS PRESSE
Saïd MERABTI : 06 20 27 23 14
Bernard COLL : 06 80 21 78 54 - Alain MARTIN : 06 24 46 16 55
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