Chers amis,
Même si la journaliste s'est trompée en indiquant que l'inauguration du Mur des Disparus aurait lieu le 20 octobre alors qu'elle aura lieu le 25 novembre 2007, nous avons aujourd'hui dans la pesse locale (L'indépendant) un article relatant assez fidèlement la conférence de presse que nous avons tenue hier à Perpignan.

Suzy Simon-Nicaise


Le Midi-Libre - L'Indépendant-Perpignan http://www.lindependant.com/actui/

Pieds Noirs: "Nous ne sommes pas des marchands de haine"

Le Cercle Algérianiste a voulu s'exprimer. Pour répondre aux accusations de certaines associations de gauche, à propos du Centre de documentation de la présence française en Algérie.

Le bureau du Cercle Algérianiste est au complet: la présidente, Suzy Simon-Nicaise, et MM. Yves Sarthe, Jean Scotto, Jean-Pierre Darmani, Laurent Marchioni. Ils ont provoqué une conférence de presse afin de répondre aux accusations portées par un certain nombre d'associations de gauche et d'extrême-gauche , à propos du Centre de documentation de la présence française en Algérie, que la ville projette d'installer dans les murs de l'ancien couvent de Sainte-Claire, rue Derroja .
Il s'agira d'un mémorial aux disparus, une stèle dressée dans le jardin Anna-Maria Antigo, et qui portera le nom de Mur des disparus; le monument sera inauguré le 20octobre 2007. Ensuite, dans l'aile et la galerie sud de l'ancien couvent-ancienne prison civile, prendront place les quantités de documents, livres, tableaux, objets, recueillis patiemment, et pieusement conservés par le Cercle Algérianiste dans ses locaux actuels, trop exigus, de la Maison des associations.

Il n'y aura aucune hostilité, mais le ton sera ferme, voire grave: "Nous avons voulu dire qui nous étions, car de toute évidence il y a une forte ignorance et une véritable méconnaissance de notre cercle, de la part de ceux qui veulent faire croire que nous voulons créer un musée de l'Algérie Française. Ils ont aussi une volonté affichée de nous nuire. C'est intolérable, inacceptable, nous ne sommes pas des marchands de haine", commence MmeSimon-Nicaise. Tandis que MM.Sarthe et Scotto raconteront la création du cercle Algérianiste, en 1973, entre Jean Pomier, intellectuel algérianiste, et un groupe d'étudiants. Ils liront aussi l'article2.7 de leurs statuts, qui interdit toute appartenance à "un mouvement politique, syndical, confessionnel" aux membres du bureau du Cercle Algérianiste, et concède aux adhérents un poste de conseiller municipal, et encore sous certainesconditions.
Suzy Simon-Nicaise va pourtant durcir un peu le ton: "Ce sont des groupes hétéroclites, négationnistes de nos massacres, menés par la LCR et le PC, qui veulent nous faire appeler musée ce que nous, nous considérons comme un centre de documentation, un conservatoire de nos mémoires, ouvert à tous, ouvert aux chercheurs". Et d'insister: "Nous disons non à un musée, nous disons non à un musée qui dirait une histoire déjà écrite par certains, nous disons non à un musée de la dénonciation du colonialisme et de l'éloge de la colonisation, nous disons oui à un espace qui accueille les mémoires des Français d'Algérie".
Le Cercle Algérianiste a créé son propre comité scientifique, comité auquel se sont joints trois élus municipaux, Jean-Marc Pujol, Maurice Halimi et Raymond Sala (l'historien de l'équipe). Et le projet de centre a déjà été voté en conseil municipal, le 23octobre 2006, à la majorité des voix, sauf celles de la gauche. La ville fournira les locaux du futur centre et leur restauration, le Cercle s'occupera du fonctionnement. Et à l'objection que le Centre de la mémoire française en Algérie sera donc réalisé avec des deniers publics, MmeSimon-Nicaise rétorque que les Pieds-Noirs sont aussi des contribuables, et renvoie au mémorial de Rivesaltes, également construit avec des fonds publics.

Josianne Cabanas