Chaire Algérianiste

Le Carrefour Universitaire Méditerranéen de Nice est en France l'endroit privilégié où débattre du passé et de l'avenir. Le C.U.M a en effet été fondé en 1933 par Paul Valéry qui avait exprimé son admiration profonde dans son cours au Collège de France, en ces termes " Milieu qui attire, fixe et modifie l'homme..., action qui s'exerce à une profondeur inconnue".

Les Algérianistes ont été les témoins du rôle éminent joué par l'instruction, la coopération, la recherche du progrès durant plus d'un siècle de cohabitation Franco-Africaine. La mémoire de ce passé est une réalité. Cette foi Algérianiste est autre chose qu'un comportement matérialiste, elle est fondée sur des motivations ("Valoriser une population, c'est développer son Histoire avec raison et passion") pour exprimer l'oeuvre civilisatrice de la France.

 

 


Mercredi 5 février 2003, au C.U.M.


Fromentin (1820-1876) Ecrivain et peintre.

Sainte Beuve a écrit à propos de l'ensemble de la production artistique d'Eugène Fromentin que c'était une oeuvre en deux langues et aussi qu'il fut le serviteur de deux muses.

Fromentin est surtout resté célèbre dans nos mémoires (scolaires) pour avoir écrit "Dominique".

Quant à sa peinture,  elle est représentée dans plusieurs musées nationaux et internationaux.

C'est ce double talent que la conférencière a su évoquer en le reliant au parcours de la vie personnelle et intime de l'artiste, à son goût pour les lointains, l'exotisme, "l'au-delà" de ses racines charentaises dont il ne se départira pourtant jamais.

Cet "au-delà", ce lointain exaltant, c'est en Algérie et au Sahara qu'il le trouvera au cours de trois voyages effectués entre 1848 et 1853.

Ces séjours le marqueront profondément et seront à l'origine de deux livres remarquables "Un été au Sahara" et "Une année au Sahel" et évidemment décideront des thèmes de nombreux tableaux dits "orientalistes"




   La conférencière

Anne-Marie HUMBLOT-BRIAT

 

 

 

est née à Alger.

Diplomée de l'Institut des Sciences Politiques, elle débute sa vie professionnelle comme fonctionnaire à l'Assemblée Algérienne puis opte pour une carrière privée.

Après l'indépendance elle entreprend à Toulouse de nouvelles études universitaires et se spécialise dans la psycho-sociologie de l'art.

En 1987, elle s'installe à Paris et se met au service d'associations de documentation et de recherches sur l'histoire de l'Algérie Française.

Elle participe activement depuis 1994 à "Mémoire d'Afrique du Nord" et à la revue trimestrielle "Mémoire plurielle" que dirige Jeanine de la Hogue.