DRAGUIGNAN

1 novembre 2006

Cérémonie du Souvenir
au
Monument aux Morts d'Outre-Mer

 

Allocution de Mr. Vincent DIAZ Président de l'Amicale dracénoise des Rapatriés d'Outre-Mer

Plus de quarante ans après l'indépendance de l'Algérie et, jour anniversaire du début des "événements" qui marquérent de sang et de larmes nos existences, lutte pour l'indépendance ou le pouvoir pour les uns et refus pour d'autres de quitter le sol, la terre qui était aussi la leur au même titre que ceux qui y sont restés, nous sommes encore aujourd'hui, nous Pieds-Noirs de toutes origines, nationalités ou confessions, nous les INDIGENES, mot tant galvaudé qui pourtant dans sa définition étymologique veut dire (pour ceux ont tendance à l'oublier) celui qui est né dans un pays et où il vit, nous sommes encore dis-je à pleurer loin de leurs sépultures, nos morts civils et militaires. Comment peuvent-ils reposer en paix dans une terre devenue étrangère?

Combien d'entre nous disparaissent chaque jour ou disparaîtront avec ce chagrin et cette souffrance ? Au moment ou l'horloge de la vie s'arrêtera, il nous restera cependant l'espoir de les retrouver tout là-haut, ce jour venu, dans l'apaisement et la sérénité du coeur et des sentiments.

C'est pour eux, pour ceux qui ont fait notre histoire commune, que s'élève ce jour nos pensées et nos prières, pour eux et pour la terre qui nous a vu naître.

Je vous remercie tous de votre présence.