Allocution de Mr. Vincent DIAZ Président de l'Amicale
dracénoise des Rapatriés d'Outre-Mer
Plus de quarante ans après l'indépendance de
l'Algérie et, jour anniversaire du début des
"événements" qui marquérent
de sang et de larmes nos existences, lutte pour l'indépendance
ou le pouvoir pour les uns et refus pour d'autres de quitter
le sol, la terre qui était aussi la leur au même
titre que ceux qui y sont restés, nous sommes encore
aujourd'hui, nous Pieds-Noirs de toutes origines, nationalités
ou confessions, nous les INDIGENES, mot tant galvaudé
qui pourtant dans sa définition étymologique
veut dire (pour ceux ont tendance à l'oublier) celui
qui est né dans un pays et où il vit, nous sommes
encore dis-je à pleurer loin de leurs sépultures,
nos morts civils et militaires. Comment peuvent-ils reposer
en paix dans une terre devenue étrangère?
Combien d'entre nous disparaissent chaque jour ou disparaîtront
avec ce chagrin et cette souffrance ? Au moment ou l'horloge
de la vie s'arrêtera, il nous restera cependant l'espoir
de les retrouver tout là-haut, ce jour venu, dans l'apaisement
et la sérénité du coeur et des sentiments.
C'est pour eux, pour ceux qui ont fait notre histoire commune,
que s'élève ce jour nos pensées et nos
prières, pour eux et pour la terre qui nous a vu naître.
Je vous remercie tous de votre présence.