DRAGUIGNAN

26 mars 2009

Cérémonie du Souvenir


Cimetière de Draguignan - Stèle aux Rapatriés d'Outre-mer


L'assistance

 

 En hommage aux morts de la fusillade du 26 mars 1962, rue d'Isly à Alger, et à ceux du 5 juillet à Oran, l'Amicale Dracénoise des Rapatriés d'Outre-Mer, comme chaque année, conviait ses adhérents et sympatisants, à venir se recueillir devant la stèle des Rapatriés, au cimetière communal.
   Après le toujours émouvant discours, du président Vincent Diaz, deux gerbes on été déposées, l'une par l'amicale, l'autre par Mr. Max Piselli, Maire,Vice-Président du Conseil Général et des membres du Conseil Municipal.
   Une minute de silence permit à tous les présents de se recueillir dans le souvenir de tous leurs disparus.

 


Le président Vincent Diaz pendant son discours


Dépot d'une gerbe par l'amicale


Les représentants de la municipalité s'inclinent après avoir déposé leur gerbe


Partie de l'assistance

  Discours du Président

 Aujourd'hui 26 mars 2009, nous sommes encore et toujours présents pour nous souvenir des tragiques événements survenus il y a 47 ans, en 1962 dans ce qui était notre Algérie pour peu de temps encore.

   Que ce soit la fusillade et le massacre de la rue d'Isly, qui a vu pour la première fois depuis 1871 l'Armée de notre pays tirer sur des Français manifestant pacifiquement leur attachement à la France, faisant des centaines de victimes dans leurs chairs et des centaines de milliers d'autres dans leurs coeurs.

   0ù que ce soit à Oran le 5 juillet où ce fût le FLN aidé par des centaines de fanatiques qui firent en quelque sorte, la chasse à courre, aux européens rencontrés sur le chemin, faisant un millier de victimes, morts, blessés ou bien disparus, souvent dans des conditions atroces,

   Ces drames et ces souffrances sont constitutifs de notre histoire commune car ces douleurs forgées dans l'exode et dans l'exil nous ont déterminés dans notre choix et notre volonté de rendre hommage à nos victimes.

   CAMUS qui entre le monde et l'histoire, choisit le monde, tout en sachant que le monde finit toujours par vaincre l'histoire disait: si je devais choisir entre la France et ma mère, je choisirai ma mère. Nous nous avons choisi la France et, et ce faisant nous avons perdu ce que nous avions de plus cher à nos coeurs.

    Mesdames et messieurs, mes amis, que l'oubli est difficile.

 

Var-Matin du 28 mars 2009

Mis en page le 27 03 2009 par RP
Crédit Photo, Jean Matéo Ponce de Léon