Aujourd'hui 26 mars 2009, nous sommes encore et toujours
présents pour nous souvenir des tragiques événements
survenus il y a 47 ans, en 1962 dans ce qui était notre
Algérie pour peu de temps encore.
Que ce soit la fusillade et le massacre de
la rue d'Isly, qui a vu pour la première fois depuis
1871 l'Armée de notre pays tirer sur des Français
manifestant pacifiquement leur attachement à la France,
faisant des centaines de victimes dans leurs chairs et des centaines
de milliers d'autres dans leurs coeurs.
0ù que ce soit à Oran le 5
juillet où ce fût le FLN aidé par des centaines
de fanatiques qui firent en quelque sorte, la chasse à
courre, aux européens rencontrés sur le chemin,
faisant un millier de victimes, morts, blessés ou bien
disparus, souvent dans des conditions atroces,
Ces drames et ces souffrances sont constitutifs
de notre histoire commune car ces douleurs forgées dans
l'exode et dans l'exil nous ont déterminés dans
notre choix et notre volonté de rendre hommage à
nos victimes.
CAMUS qui entre le monde et l'histoire, choisit
le monde, tout en sachant que le monde finit toujours par vaincre
l'histoire disait: si je devais choisir entre la France et ma
mère, je choisirai ma mère. Nous nous avons choisi
la France et, et ce faisant nous avons perdu ce que nous avions
de plus cher à nos coeurs.
Mesdames et messieurs, mes amis, que l'oubli
est difficile.