UN MELI-MELO DE SOUVENIRS

 

Des images d'Algérie, parfois...
Parce qu'elles ne s'oublient pas !
Nos revues réveillent les mémoires.
Un nom retrouvé, c'est une histoire.
Rappelle-toi ! Oui, souviens-toi !
Ces souvenirs-là , ne s'oublient pas !
Nous habitions le même quartier.
Nous allions à  Gautier, au Lycée,
Celui du savoir, des quatre cents coups
Et des mille bêtises de jeunes fous.
Avec le temps, il y avait les filles.
Parfois intrépides ou malhabiles,
Dans nos jeux elles étaient nos espoirs,
Nos rêves ou parfois nos déboires.
Elles étaient une part de notre cinéma.
Elles étaient trop belles les filles de « Là -bas ! ».
Les sorties et les surprises parties,
Il fallait s'y préparer chaque samedi.
Rappelle-toi ! Oui, souviens-toi !
Ces souvenirs-là  ne s'oublient pas !
Et la mer, les plages et le soleil
C'était le temps des sept merveilles,
Et cette Algérie-là ,
Elle ne s'oublie pas !
Je voudrais surtout ne pas évoquer
Le temps si présent du danger,
Le temps du terrorisme, des stroungas
Et d'une terre qui n'était plus de joie.
Rappelons-nous, que du bon temps.
La première voiture entre Michelet et d'Isly
Pour draguer les filles... Un appeau à  perdrix !
C'était le temps d'une jeunesse heureuse
Qui ne se doutait pas d'une fin malheureuse.
Souviens-toi de l'anisette et des kémias.
Les verres se levaient une fois, mille fois,
Avec parfois un couscous fait maison
Aux épices d'Orient et la viande de mouton.
Rappelle-toi les brochettes de Fort de l'Eau,
A Sidi-Ferruch, les huitres, les moules, les bulots.
Oui ! Cette Algérie-là ,
On ne l'oublie pas !
Il y avait les grandes virées programmées,
Oran, Constantine, loin des plages d'Alger.
Bien sûr ! Les Harlem Globetrotters et leurs numéros.
Le Musical... Charles Trenet et Dario Moreno,
Aznavour, Brassens... Ils recevaient mille bravos ! 
Dans la rue au-dessus d'Isly, les trois Baudets.
L'humour et la joie de vivre habitaient Alger.
Puis la « Famille Hernandez », quel souvenir !
A la salle Pierre Borde, du rire et du plaisir.
Le jazz ! Avec sa trompette, Dizzi Gillespie...
En voiture, nous l'avions ramené à  l'Aletti !
Enfin à  la place Bresson, il y avait l'Opéra.
Lohengrin, Marguerite ou encore la Tosca...
Vieux frère retrouvé, tu n'as pas changé.
Un peu grossi, mais toujours l'accent d'Alger.
Celui de Bab-el-Oued pour être plus précis.
En un mot comme en cent celui de l'Algérie.
Ce sont des souvenirs, gravés dans le coeur.
Crois-moi, Vieux frère, c'est que du bonheur.

Cette Algérie-là ,
On ne l'oublie pas !

                        Robert Charles PUIG / 07 / 2022

 

Mis en page le 20/07/2022 par RP