Mars, le 26 ! C'était en 1962.

Une journée terrible, assassine. Des civils tombent, sous les balles françaises du pouvoir parisien.

Des politiciens fourbes et des militaires complices ont permis à des repentis (?) musulmans d'être en première ligne sous les balcons algérois et de tirer sur la foule.

Il y a des morts, assassinés et des blessés.

Le « Halte au feu ! » retentit, mais rien ne stoppe le feu meurtrier de la 12 / 7 ou des armes automatiques. Les cris et les agonies des blessés ne peuvent être un rempart au plomb des assassins.

Que nos Morts reposent en Paix !

26 mars 2020. Pour la première fois, je n'assisterai pas à la cérémonie qui marque cette date au Jardin Alsace Lorraine. Pour la première fois. Des événements importants, une pandémie mondiale me pousse à rester à la maison. La raison est simple. Il faut demeurer vivant pour toujours témoigner. C'est la seule façon que j'ai. Me protéger et témoigner, accuser, demander justice pour une Vérité étouffée.

Alors depuis chez moi, je vais prier. Je veux me souvenir encore une fois de cette tragique journée où vers 14 heures le feu des enfers a tué des innocents.

Que nos morts me pardonnent ce manque de devoir envers eux en ce jour. Mais le monde est fou aujourd'hui et il ne faut pas que notre mémoire flanche.

Par la pensée, le souvenir d'un autre temps m'envahit. Par la pensée, je suis avec d'autres compatriotes au pied du monument. Par la pensée, je m'incline devant les drapeaux en berne. Par la pensée, j'entends la Marseillaise et le Chant des Africains. Par la pensée, je dis à nos martyrs, nous nous souvenons et continuons le combat pour la Vérité.

Robert Charles PUIG / le 26 mars 2020.

* La photo représente le Port d'Alger, depuis le « Sport nautique ». (Une photo de Robert Rolando, le père d'Yves qui m'a fait parvenir ce magnifique document).

Mis en page le 25/03/2020 par RP.