Le bateau ivre.

C'est Rimbaud dans la tourmente des flots sauvages ou dorés... Trouve-t-il une sortie à son voyage ? Il navigue... De nos jours nous avons d'autres marins qui sur les flots de la politique essaient de tenir la barre d'un gouvernail qui leur échappe des mains...

Covid-19 et l'insécurité envahissent notre terre, donnent à notre sol républicain l'allure d'un champ de mines où il faut avancer, louvoyer devrais-je dire, mais nos politiciens connaissent-ils l'art de la navigation ? Ils passent d'un propos à l'autre, hésitent, changent de cap à l'envie des tempêtes venues d'Orient et c'est grave pour notre République, en France.

Je me souviens du discours de Macron à la Sorbonne. Un discours qui paraissait correspondre à l'attente des français après le lâche assassinat, la décapitation d'un professeur qui voulait enseigner la liberté, la libre expression dans une France souveraine... J'ai écouté et je me suis demandé si des actes suivraient l'annonce, puis il y a eu Nice. Encore des « Allah akbar », encore un couteau islamiste et des morts, presque des égorgements et des décapitations... J'ai cru que la République réagirait, ferait face et condamnerait par des actes forts, et non que par des paroles.

Le pouvoir avait trop parlé, avait trop semblé intransigeant contre le mal, trop français, trop patriote et cela ne plaisait pas à l'Orient qui s'est élevé contre les propos présidentiels qui gênaient l’islam des banlieues, la salafisme de certaines régions ou territoires... sur notre sol !

Alors il a fallu mettre la pédale douce sur les propos exprimés...

De la part du président, une émission à une télévision orientale et une prise de position qui annihile les paroles de la Sorbonne, coupe court à cette idée d'être une République qui s'élève contre le crime... Nous devenons après les tragiques événements une République qui se soumet, qui plaide par l’intermédiaire du président l'excuse et la soumission, un quasi pardon des mots dits, maudits par l'islam. Est-ce suffisant comme humilité cet asservissement de la République dans une France qui pleure ses martyrs ? Non ! Jean-Yves le Drian en Égypte puis Darmanin au Maghreb, Maroc, Tunisie puis Algérie vont plaider la repentance, l'excuse et pire pour le ministre de l'interieur, il s'incline au monument des barbares, à Alger.

Ainsi va une République si peu orgueilleuse d'être la France. Nous payons comptant des années où nous avons laissé faire un islam dévoyé, porteur des miasmes d'une religion qui ne connaît que la loi d'Allah contre les lois de la Constitution française, qui ne veut imposer ses rites orientaux contre la liberté de l'Occident.

Aujourd'hui où va-t-on entre un Covid-19 mal géré, mal circonscrit et une insécurité qui n'a jamais été aussi forte, aussi dangereuse... Des meurtres pas si gratuits que ça qui s'attaquent à l’Éducation nationale et à notre première religion française, la Chrétienté !

Ne l'oublions pas ! Cela fait des années que des personnes de bonne volonté évoquent cette crise de nos valeurs occidentales face à l'offensive orientale, mais rien ni fait. Ceux qui alertent sont les coupables qu'il faut éliminer. Seuls ceux qui s'inclinent au progressisme nouveau et parrainent l'islamisme radical sont respectés et peuvent s'exprimer dans les médias, être au parlement ou dans des obédiences secrètes pour nous préparer le grand chambardement : la fin de France.

Prenons les dernières mesures de notre gouvernement. Il a transformé son texte sur le « Séparatisme » en un texte sur les « Séparatismes » incluant toute une gamme de décisions assouplissant l'idée de combattre le terrorisme de Dae'ch et d'al Qaïda en des mesurettes plus floues, moins visibles, plus contournables... L’islam montre sa puissance et fera semblant de s'incliner à la demande du président. Depuis l’Élysée, en réunissant les membres du CFCM, il croit détenir l'arme suprême pour éviter de voir le salafiste radical, revolutionnaire, nous envahir, mais il « donne » quatre ans pour que cela change, quatre ans pour que les imams turcs, algériens ou marocains ne soient plus dans le paysage français... Quatre ans ! Le temps long avec un CFCM (Conseil français du culte musulman) qui prend ses directives à l'étranger, ses ordres chez les frères musulmans ou dans les sphères wahhabites... Nous sommes loin d'une République de l'Ordre, du Droit et de la Sécurité. Nous sommes mains et pieds liés à un gouvernement qui joue le bateau ivre et qui navigue à vue avec une tendance à croire depuis Manuel Valls, à un islam de France. ERREUR !

Robert Charles PUIG / novembre 2020

Mis en page le 20/11/2020 par RP.