FRANCE, Où VA TA Ve R ÉPUBLIQUE ?

Depuis quelques jours je m'interroge sur le sens que l'on donne aux événements que le pays traverse. Cela va bien entendu de cette pandémie qui nous agresse, produit des morts parce que nos gouvernants ont fait preuve d'une légèreté sans borne, mais aussi parce que le terrorisme est présent sur notre territoire. Il tue et il décapite comme au temps ancien de mœurs sauvages et rétrogrades.

Est-ce tout ? Il y a plus. Je crois qu'il faut remonter à la naissance en 1958 de cette République, dont la France a mal. Une époque où De Gaule prit par surprise le pouvoir en s’appuyant sur la souffrance d'une partie de son peuple de la province algérienne... Par le mensonge, il a usurpé le pouvoir puis avec sa V ? République il a commencé par interdire aux français d'Algérie de voter son référendum en 1962 et avec l'aide de l'article 16 lui donnant tous les droits et de ses tribunaux spéciaux, il fit assassiner des héros dont le seul but était de conserver au patrimoine du pays l'Algérie.

Est-ce tout de cette République ? Au fil des décennies, cette terre européenne a subi l'envahissement incontrôlé de ceux qui l'avaient boutée hors de ses colonies... Ils voulaient l'indépendance mais se gardent bien de rester chez eux. La République est devenue la Corne d'abondance où ils se gavent des aides accordées, toutes les aides.

Est-ce tout encore ? Avec Chirac, la République s'est dévoyée. Elle a refusé le référendum du peuple pour intégrer l'Europe, puis a fait annuler le vote positif du parlement sur une loi favorable au temps de la colonisation par le Conseil Constitutionnel qui, par ce fait-d’arme, s'est dévalorisé.

Est-ce tout ? Toujours non ! La République a subi l'assaut de ces idéologies progressistes, libertaires au mauvais sens du terme, qui abusent de la conscience du peuple en lui faisant miroiter le Graal, en lui inoculant le virus de la liberté. Quelle liberté ? Une liberté sans ordre ni raison qui pousse des individus à vouloir changer la face du monde. Cela a commencé par cette liberté du corps. L'avortement impossible à refuser, exclure, dans la mesure où il peut être une mesure médicalement nécessaire ou liée à un événement tragique, mais est-ce normal quand nos gouvernants poussent son utilisation à son extrême limite, en permettant cette opération au plus près du terme d'une grossesse ? Puis il y a eu ce besoin de donner des droits, tous les droits, aux réfractaires les plus hors de l'accouplement rituel et enfin des droits à toutes les minorités, au nom de la liberté. Une liberté qui se veut sans contrôle, sans énergie nucléaire, sans viande dans les assiettes, sans enfant naturel mais juste construit dans une éprouvette à partir d'un séquençage de cellules, en mettant en danger la déontologie médicale.

Finalement aujourd'hui que constaterons-nous ? Une rébellion manifeste contre nos lois, contre cette Constitution qui devient la cible et contre l'existence de cette V ? République. Haro sur les Lois ! Haro sur les Forces de l'Ordre ! Est-ce trop demander que cette protection par une nouvelle loi nommée pompeusement « Sécurité globale »? En vérité, les gendarmes et les policiers, protecteurs de l'ordre public doivent-ils eux-mêmes être protégés ? Est-ce l'anomalie de l'article 24... ou de l'humour ? Y-a-t-il trop de signes répressifs dans cette loi contre ceux qui sont à l'affût du moindre incident avec la police ? Alors pour supprimer le contenu dit litigieux, il y a les médias qui montent à l'assaut du texte, il y a un lot d'insoumis inter-mondialistes, d'écologistes plus rouges que verts et de socialo-gauchistes qui descendent dans les rues et... agressent la police prise pour cible... au nom de la liberté. Ils brûlent des voitures, cassent des vitrines de magasins... C'est leur liberté, c'est à dire la fin d'un État de droit !

Bien entendu, nous venons par l’intermédiaire des médias, des réseaux sociaux progressistes, gauchistes principalement, d'assister à une scène de matraquage honteuse d'une personne par des policiers. Il faut que la justice s'empare de ce cas, juge. Mais déjà Lastex, Premier ministre LREM, veut modifier le contenu de l'article 24, avec certains autres élus, en oubliant les Forces de l'Ordre molestées, insultées, accueillies avec des pierres ou des lances-flammes. Bien entendu il y a eu faute, grave, et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, n'a pas donné qu'un avis. Il sanctionne avant la justice, ne voulant pas se rappeler du nombre de policiers qui se sont suicidés, victimes d'un trop long calvaire lors de manifestations où ils sont abandonnés à la rage de révolutionnaires des heures et des heures. Il a décidé avant une enquête approfondie de la justice de décider, de trancher dans ce qu'il fallait faire dans un langage assez douteux de sauvageon des banlieues, comme pour satisfaire la meute des rebelles des quartiers et l'extrême gauche insoumise et comme il a satisfait le gouvernement algérien despotique en déposant une gerbe au monument FLN anti français, évoquant une guerre jamais gagnée.

La France s’étiole. Notre Histoire ne se raconte plus. Notre hymne national est sifflé. Notre drapeau brûlé. Ainsi va notre V ? République qui donne du grain à moudre à tous ces mondialistes pervers qui nous souhaitent le chaos, après tant et tant de courbettes et d'actes de soumissions à l'Algérie FLN.

Avons-nous, face aux exigences de ce pays né de notre longue présence sur cette terre soumise aux invasions de nombreux peuples étrangers, un langage ferme ? Nos dirigeants ont surtout joué l'autruche et mis la tête dans le sable en acceptant toutes les exigences que nous aurions dû refuser ! Déjà De Gaulle. Il s'inclina devant les desiderata du FLN à Évian et nous supportons de nos jours encore ces faux accords. Les algériens arrivent en masse et se font soigner dans nos hôpitaux parce que nous avons accepté cela en 1962. La conséquence ? Nous attendons toujours le règlement des factures de leurs soins ou de leurs opérations. Ils ont des droits, des doléances plein les couffins, des prétentions et nous que des devoirs ! Cela fonctionne bien depuis 1962 ! Nos élus se sont souvent inclinés, soumis ou ce qui est le cas des « Marcheurs » macronistes, sont devenus complice du drame en acceptant d'honorer des traîtres et des poseurs de bombes anti français, anti patriotes. Presque soixante ans plus tard, Darmanin montre sa servilité, son agenouillement lors de son passage à Alger, sans obtenir l'accord du renvoi des migrants en situations irrégulières dans notre pays et sans obtenir un contrôle des milliers de centenaires profitant de la retraite de notre Sécurité sociale ! Ils sont exigeants et veulent toujours plus, jusqu'à ce que la V ? République leur accorde le nec-plus-ultra de leur obsession principale : la repentance. Elle sera certainement et honteusement accordée, malgré notre opposition pied-noir, comme une cerise sur le loukoum qui clôturera le comité « historique » entre Benjamin Stora, séide du macronisme et Abdel Chikhi, un représentant FLN de la pire époque de la guerre d'Algérie.

Le président français actuel est né bien après notre guerre et notre Exode. Il se dit érudit mais ne semble pas connaître l'histoire. Par idéologie contre ce temps d'avant-« lui » et en prélude à son élection, il avait déjà considéré coupable l'Algérie française et chaque fois qu'il en a l'occasion depuis 2017, il persévère dans son atteinte à l'honneur pied-noir. Il fait partie de cette tendance progressive, quasi gauchisante ou pro-arabe qui accepte d'ouvrir les frontières du territoire aux migrants et « en même temps » – c'est son terme – au salafisme meurtrier. En est-il conscient depuis son élection ? C'est à se le demander.

Il m'est arrivé de comparer cette mandature LREM au « Bateau ivre » d'Arthur Rimbaud. Je confirme. Le gouvernement tangue sans boussole au grès des tempêtes sécuritaires, sanitaires et politiciennes et veut nous entraîner dans son naufrage. Aujourd'hui Paris tremble. Des émeutes et des flammes. Où sont l’État, l'ordre, le droit et la sécurité ? Où va donc cette V ? République ? Où conduit-elle la France ? Dans quel piège ? Pour quelle fin ? Je crains que cette Mère-Patrie qui a eu du mal à nous accueillir après notre drame en Algérie devienne une terre sans frontière, envahie par une horde qui sera comme celle d'Attila, destructrice de notre NATION !

En dernière minute ! l’Élysée envoie un message de soutien à la « victime » des policiers... C'est du Hollande allant au chevet du sauvageon connu de la justice et désavouant le rôle de la police ! C'est ça la nouvelle France.

Robert Charles PUIG / novembre 2020

Mis en page le 30/11/2020 par RP.