Stora-Macron ? Un rapport qui sent le piège anti pied-noir.
Bien entendu dans des extraits du rapport, j'ai noté cette idée de ne fournir à l'Algérie ni excuses ni repentance. Un geste fort que je n'attendais pas. Il est le bienvenu, mais tiendra-t-il la route ? Je crois à l'esprit roublard de Macron, à son côté méprisant du peuple, pour me dire que cela ne peut être qu'une façon de préparer la présidentielle de 2022... Une technique pour rappeler à lui ceux qui s'éloignent de son « ni-ni » et de son « en même temps ». Personnellement il n'y aura que ses excuses au monde pied-noir sur ses propos sur « un crime contre l'humanité » qui me feront croire à son repenti à notre égard. Le problême pour le moment, c'est ce fameux rapport de Stora... Beaucoup de mesures três favorable à ceux qui combattaient l'Algérie française... Le Panthéon à Halimi... Une statue à Abdelkader... A-t-il un mot sur la statue de Jeanne d'Arc décapitée au moment de l'indépendance de l'Algérie, de la même façon que trois français, et dans notre république actuelle, l'ont été par des islamistes ? Il y a toujours dans les idées de Stora cette façon de vouloir faire un parallêle, à notre désavantage, entre une action française et sa contrepartie FLN. Il en arrive, comme beaucoup dans son cas, à imposer une vérité qui n'est que mensonge. Je ne peux pas oublier que dans certains écrits il trouvait les militaires français défaitistes dans leur rôle de défenseurs de la Nation contre des barbares. Dans un autre écrit, une préface, ne demandait-il pas au FLN et au MNA d'unir leurs forces contre les pieds-noirs et l'Algérie française, comme l'appel au meurtre que dans un autre temps Sartre avait lancé ? Chaque fois qu'il le peut, c'est une recherche de l'effacement du rôle de la France pour glorifier la dictature algérienne qui dure depuis l'indépendante de 1962. Par exemple, il y a cette comparaison absurde entre le drame d'Oran et ses milliers de morts et disparus et la manifestation parisienne du FLN en 1961. Voilà une aberration et une fumisterie qui doit plaire au président de la république aprês sa visite à la famille Audin, un traître au service du FLN, ou les mots prononcés à Alger sur le « crime contre l'humanité ! ». Oran ! Il faut le savoir. Katz surnommé le « boucher d'Oran » exécutait l'ordre de De Gaulle d'interdire aux troupes françaises de sortir de la caserne pour ne pas justifier aux yeux du monde un « rôle d'ingérence » dans un pays à peine indépendant depuis deux jours ! Katz fut un général aux ordres qui ne laissera les militaires venir au secours des oranais qu'en fin d'aprês midi, vers 18 heures 45. Pourtant, il niera sa responsabilité et pour se dédouaner, il affirmera avoir reçu des instructions de Joxe, Fouchet et le général Fourquet. Où est la vérité dans ce monde gaulliste ? Aujourd'hui Stora passera sur cette tragédie comme il se gardera d'évoquer le 26 mars ? Des meurtres commis par l'armée française à Alger ! Un oubli qui sert sa maniêre de ré-écrire l'Histoire de l'Algérie... Laisser des blancs dans le déroulement de ces 132 ans d'épopée pour faire croire qu'il a raison. Mais, rappelons Oran et ses milliers de civils pied-noirs assassinés, enlevés, torturés... Rappelons les charniers. Les femmes et les enfants enlevés et livrés à la prostitution dans les BMC du FLN ou réduits à l'esclavage... Quelle idée sournoise de comparer ce drame effroyable d'Oran à une manifestation FLN interdite à Paris. D'un côté le sang des patriotes, de l'autre côté, au bord de la Seine, une tentative d'imposer à la France le désordre. Il y a eu des morts à Paris, mais pas en fonction de ce qu'une propagande socialo-communiste a souhaité le faire croire.... sinon il n'y aurait plus d'arabes au quartier de la Goutte d'or ! Paris, c'était pour confirmer la prépondérance du FLN sur le MNA de Messali Hadj. C'était aussi une guerre de gangs où des policiers français sont morts, assassinés. Peut-on comparer ces deux situations ? Non. Mais un folklore de gauche, comme pour la révolte de Sétif en 1945, ou les députés communistes à l'assemblée nationale dénoncêrent à cette époque une action condamnable des arabes, c'est une propagande et une publicité progressiste gauchisante qui firent de cette journée du 17 octobre 1961 une tragédie où Hollande s'engouffra en aveugle pour montrer son opposition au temps gaulliste qui était aux commandes du pouvoir dans les deux cas, Sétif et Paris. Il y a beaucoup de choses dans le rapport de Stora, mais pas grand chose en notre faveur... Pourtant c'est exact. Une réconciliation pourrait se dessiner en dehors de nos « historiens » si peu indépendants... Une réconciliation avec un pays qui effacera de son histoire les images qui font de la France le djinn du mal, « chitane », le diable... Cela fait 60 ans que l'Algérie est indépendante, 60 ans que ses hommes politiques insultent la France, mettent sur leurs erreurs propres la fatalité d'une faute française. Une réconciliation ? Lorsque les arabes d'Algérie feront leur propre auto-critique. Je veux évoquer quelques propos d'Albert Camus au sujet des différents entre eux et nous. Juste une ligne... Ne disait-il pas qu'il n'y a pas de camp tout blanc ou tout noir ? Il savait que beaucoup avait été fait, mais que beaucoup devait encore être fait... Avait-on besoin d'une guerre et surtout de cette haine algérienne qui nous poursuit toujours ?
Comme il est question de l'Algérie, de ses drames, de ses morts et des disparus, je voudrais aborder un thême que nos différents gouvernements, pas prudence, frilosité ou ce fameux « complexe des colonies » n'ont jamais véritablement abordé : le drame des disparus. Bien entendu, les pieds-noirs avec le « Mur des Disparus » à Perpignan, malgré les oppositions diverses de la droite et de la gauche, certains esprits malingres et furieux et aprês bien des combats réussirent à construire, réaliser. Ce « MUR », nous sommes fiers qu'il existe. Cependant, ces disparus méritaient aussi une autre place dans le concert mondial des actions entreprises. Cela commença en 1978, lorsque les Nations Unies prirent une résolution pour sortir les disparus de l'ombre. En 1980, un groupe de travail se met en place et rend un premier rapport en 2007 ! Avant cette date, en 1992 puis en 1998 des déclarations sont adoptées sur « les disparitions forcées », dans le monde, reconnues comme une violation systématique des droits de l'homme. En 2010, 91 pays signeront la Convention internationale, mais l'Algérie sera absente... Stora a-t-il un mot sur cette attitude ? Un autre point de cette Convention reste hélas assez trouble, incompréhensible... La France qui a été active dans l'établissement de la Convention n'a pas inscrit dans l'acte final les disparus en Algérie. Ils restent ignorés de la Convention. Pourquoi, sinon pour ne pas, comme a son habitude, déclencher la colêre d'Alger ? Nous savons combien nos présidents sont frileux lorsqu'il s'agit de l'Algérie. Chaque fois à Alger leurs discours furent la preuve de leur soumission à la tyrannie algérienne. Il n'est donc pas étonnant qu'en 2010 et sous la présidence de Sarkozy, son premier ministre Fillon ait occulté de la Convention nos disparus d'Algérie... Qui remédiera à ce honteux oubli ? Certainement pas Stora. Finalement nous n'avons rien à attendre de bon du rapport de Stora. Une décision voulue de Macron qui sait bien que l'« historien » rédigera ce document mémorial sur la colonisation et la guerre d'Algérie en condamnant surtout l'Algérie française et ses patriotes. Pourtant, Algérie française, tu ne seras jamais oubliée dans nos cœurs !
Robert Charles PUIG / janvier 2021 |
Mis en page le 24/01/2021 par RP |