L'agenouillement malsain : Europe, France.

 

   L'Europe tremble face à l'islamisme d'un Recep Tayyep Erdogan maître de ballet qui, dans une scène grand guignolesque montre sa puissance coranique face à l'Europe en donnant la préférence à un malotru Charles Michel pour un fauteuil qui laisse pantelante et humiliée une Ursula Van Der Leyen, présidente de la Commission européenne debout et hors les limites de l'entretien. Une honte européenne.

   Mais déjà, pourquoi vouloir se jeter dans la gueule du loup comme la chèvre de monsieur Seguin ?  Pourquoi cette précipitation toute allemande à se faire flageller par le nouveau patron d'un hypothétique empire ottoman ? Parce que l’Allemagne en s’agenouillant espère éviter une révolte des turcs résidents dans son pays et craint le nombre trop important de ces résidents qui sont une force au service d'Erdogan, prête à répondre à son signal. Nous n'inventons rien de ce rôle inquiétant de l'Allemagne. Déjà Hitler avec l'Orient... puis l'impunité accordée aux représentants du FLN ennemi de la France dans les années de sang de 1954 à 1962 en Algérie. Aujourd'hui la soumission à Erdogan.

   De son côté, la France a toujours montré depuis l’avènement de la Ve République sa « sensibilité » au monde arabe. Cette situation de la soumission est encore plus impressionnante, tragique avec le rôle de nos élites françaises et de nos politiciens macronistes face à l'Algérie. Cela fait longtemps qu'ils ont accepté d'être les vassaux de l'Algérie FLN. Nos présidents, nos ambassadeurs se sont toujours pliés aux desiderata des algériens. Un asservissement qui se traduit par les dépôts de gerbes au monument du « Martyr » par Hollande ou le dernier en date par Darmanin, oubliant les exactions du temps de guerre et nos cadavres, nos disparus sans sépultures. Nous assistons, malgré nos cris d'alarme à une allégeance de plus en plus visible de nos dirigeants au « maître » algérien, Abdel Tebboune, au point qu’Alger se permet de refuser une délégation française menée par Castex Premier ministre, sans une saine réaction de l’Élysée qui ne trouve que sur la Covid 19 la raison de cet affront. Une honte française de plus.

   Trop de mots, de gestes  de Macron, né après les événements d'Algérie et inconscient de la gravité des faits de ce temps ancien, ni de ses équipes ne semblent se rendre compte du piège où ils nous entraînent. Ils sont les sacrificateurs de notre Nation, notre France, notre République. Ils affaiblissent l’État français par une vassalité outrancière envers les politiciens algériens qui ne manquent pas une occasion de menacer le pays, de réclamer des dûs sur les essais nucléaires comme si ils se souciaient des touaregs laissés à l'abandon et comme si la France était redevable de la misère où le peuple algérien se trouve après 60 ans du règne d'une oligarchie rapace et comptable de toutes les richesses qu'elle vole à son peuple. Cependant, l’Algérie est forte des propos que nos hommes politiques avec le président emploient pour nous désigner « coupables » du passé, avilir, prostituer nos valeurs. Les mots sont les preuves de notre asservissement souhaité : crime contre l’humanité... comparaison avec la Shoah... restitution de documents … de crânes qui à l'époque n'avaient rien d'algériens... et cette amende amère sur les loukoums algériens, cette mise en place d'un « rapport » qui humilie notre passé et se plie à la fausse histoire du FLN.  C'est un véritable agenouillement du pays, une capitulation qui privilégie les terroristes algériens, les traîtres à la France, à l'honneur de notre armée.

   Aujourd'hui, l'affront est encore plus grand. L’Algérie forte de son pouvoir sur notre politique macronienne, refuse de recevoir une délégation française pourtant dirigée par le premier ministre lui-même, Jean Castex ! La macronie avec cette gifle se retrouve comme les bourgeois de Calais, prisonnière de sa bêtise et humiliée.

   Notre politique de l'inféodation, de la capitulation offre au peuple français la plus mauvaise image que notre République peut accepter depuis des décennies. Un déshonneur et une humiliation que seule la politique de Macron, si progressiste, si loin de la gloire ancienne de la Nation a pu permettre.

   Le président se trompe, mais il ne veut rien savoir de ce passé, de notre vie « là-bas », de nos morts « là-bas ». Il est de ce temps nouveau qui considère, avec prétention et mépris que la France n'existe que depuis qu'il est président. Le passé l'indiffère et pourtant c'est ce passé qui l'accuse de forfaiture et le couvre de honte. La France est triste d'être traitée ainsi, mais les rênes du pouvoir dureront-elles encore longtemps dans des mains aussi malhabiles et désastreuses pour notre avenir, celui de nos enfants ?

   Macron le sait. Les algériens sont comme les Mouches de Sartre. Insatiables, gourmands de nous voir les genoux à terre, humbles, soumis. Ils savent qu'avec Benjamin Stora ils ont un allié à Paris qui oublie les drames des Pieds-noirs pour ne mettre en scène que les réclamations, les exigences du FLN.

   Stora, sous l'aile de Macron est celui qui nous veut du mal, veut du mal à cette France dont une certaine jeunesse ne croit plus en elle à cause des propos même de nos dirigeants près à l'agenouillement face aux algériens qui méprisent la France et refusent de reconnaître que nous leur avons laissé un pays moderne en ne cherchant qu'à nous humilier par leurs exigences.

 Le FLN haït la France malgré les gestes de componction, de résipiscence du pouvoir  « en marche ! » parisien. Une fois de plus, sans broncher, sans réaction de Macron, l’éventail du Bey  d'Alger fait son office et nous flagelle, comme il y a 132 ans avant la conquête puis soixante ans après la braderie gaulliste.

 

                                                                      Robert Charles Puig / avril 2021

Mis en page le 10/04/2021 par RP