74 / Tolstoï, dis-leur...
Souvenons-nous... Le thème de la mort est
présent dans l’œuvre de Tolstoï. L’homme bien entendu et la nature... l’arbre
dans sa nouvelle : « Les trois morts ». L’arbre, vivant, qui se
sent mourir... « ...et la nature éclata
et s’embrasa à la lisière de la forêt. Mais de nouveau, les bruits
retentirent... la cime de l’arbre tremblait... ses feuilles semblaient murmurer
quelque chose et la fauvette... s’installa sur un autre arbre. En bas, la hache
frappait de plus en plus fort... L’arbre vacillant... se penchait... se
redressait en ébranlant profondément ses racines... L’arbre se courba, son
tronc craqua et, brisant les taillis, écrasant ses branches et ses feuilles, son sommet toucha le sol humide ».
Quelle belle description d’une fin. Un
arbre ! Une part de la nature qui se meurt.
Aujourd’hui, le problème est relancé sur la
façon dont meurent des animaux, parce qu’une religion exige et obtient, en
France, que des animaux subissent un sort tragique, un
égorgement vivant, pour satisfaire un rite religieux horrible.
Tolstoï, dis-leur ! Dans notre France
millénaire, sortie de l’obscurantisme du Moyen-âge, est-il normal d’accepter un
acte barbare, même sur des animaux, sans réagir ? J’ai écouté des hommes
politiques, Copé entre autre, des commentateurs de la télévision, Canal +, et
je n’ai entendu personne s’élever contre ces boucheries ! Pour ceux qui
blatéraient et riaient, cela était normal : la viande halal n’est pas un
problème !
Tolstoï, dis-leur ! L’animal est
vivant. Il est amené à l’abattoir. C’est un endroit froid, à la lumière sans
couleur. Peut-on soupçonner que, dans son cerveau, il sait ce qui
l’attend ? Sait-on s’il a peur ? Est-il au moins abasourdi, avant le
meurtre ? Non ! Vivant, il est hissé au bout d’une corde, par les
pattes. Vivant, il bouge, se débat et tout à coup, la lame d’un couteau frôle
et s’enroule autour de sa gorge. Il est toujours vivant ! Lorsque le sang
commence à jaillir, en grands jets, de la gorge tranchée, il est encore vivant
et son cœur bat. Ce sang qui s’écoule dans une rigole, devine-t-il que c’est sa
fin ? Tout à coup, son corps se crispe et son cœur bat la chamade,
fortement puis peu à peu, faiblement, lentement... Tout son corps d’animal,
sans qu’il en sache la raison, est tourné vers la Mecque : son exécution
barbare est un sacrifice religieux ! Ses muscles se tendent, ses membres
se raidissent. A-t-il mal ? Souffre-t-il ? Puis le cœur cesse de
battre, le sang ne coule plus dans la rigole.
Il a perdu sa vie dans la douleur et l’agonie
de se sentir partir... mourir : Une main d’homme l’a tué pour satisfaire à
un rite d’un autre temps.
A-t-on le droit, en France, d’accepter
cette « boucherie » ? En écoutant les commentaires d’hommes
politiques ou de journalistes, l’égorgement rituel semble être passé dans nos
mœurs et la façon de tuer importe peu ! Cela veut dire que notre
civilisation se perd. Que le communautarisme a gagné. Il impose ses us et ses
coutumes : La viande halal est sur l’étal du boucher, la vitrine des
grandes surfaces et à la cantine scolaire.
Un problème de notre temps ? Les
éleveurs ne le contestent pas. Les abattoirs, nombreux, se spécialisent dans
cette voie du crime et enrichissent les mosquées. Elles touchent un pourcentage
sur ces meurtres rituels. Pourtant, des hommes politiques de tous les bords ont
baissé la garde et abandonnent, sans honte, nos lois pour les leurs.
Robert
Charles Puig / février 2012