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Souvenons-nous... Le thème de la mort est présent dans l’œuvre de Tolstoï. L’homme bien entendu et la nature... l’arbre dans sa nouvelle : « Les trois morts ». L’arbre, vivant, qui se sent mourir... « ...et la nature éclata et s’embrasa à la lisière de la forêt. Mais de nouveau, les bruits retentirent... la cime de l’arbre tremblait... ses feuilles semblaient murmurer quelque chose et la fauvette... s’installa sur un autre arbre. En bas, la hache frappait de plus en plus fort... L’arbre vacillant... se penchait... se redressait en ébranlant profondément ses racines... L’arbre se courba, son tronc craqua et, brisant les taillis, écrasant ses branches et ses feuilles, son sommet toucha le sol humide ».

Quelle belle description d’une fin. Un arbre ! Une part de la nature qui se meurt.

Aujourd’hui, le problème est relancé sur la façon dont meurent des animaux, parce qu’une religion exige et obtient, en France, que des animaux subissent un sort tragique, un égorgement vivant, pour satisfaire un rite religieux horrible.

Tolstoï, dis-leur ! Dans notre France millénaire, sortie de l’obscurantisme du Moyen-âge, est-il normal d’accepter un acte barbare, même sur des animaux, sans réagir ? J’ai écouté des hommes politiques, Copé entre autre, des commentateurs de la télévision, Canal +, et je n’ai entendu personne s’élever contre ces boucheries ! Pour ceux qui blatéraient et riaient, cela était normal : la viande halal n’est pas un problème !

Tolstoï, dis-leur ! L’animal est vivant. Il est amené à l’abattoir. C’est un endroit froid, à la lumière sans couleur. Peut-on soupçonner que, dans son cerveau, il sait ce qui l’attend ? Sait-on s’il a peur ? Est-il au moins abasourdi, avant le meurtre ? Non ! Vivant, il est hissé au bout d’une corde, par les pattes. Vivant, il bouge, se débat et tout à coup, la lame d’un couteau frôle et s’enroule autour de sa gorge. Il est toujours vivant ! Lorsque le sang commence à jaillir, en grands jets, de la gorge tranchée, il est encore vivant et son cœur bat. Ce sang qui s’écoule dans une rigole, devine-t-il que c’est sa fin ? Tout à coup, son corps se crispe et son cœur bat la chamade, fortement puis peu à peu, faiblement, lentement... Tout son corps d’animal, sans qu’il en sache la raison, est tourné vers la Mecque : son exécution barbare est un sacrifice religieux ! Ses muscles se tendent, ses membres se raidissent. A-t-il mal ? Souffre-t-il ? Puis le cœur cesse de battre, le sang ne coule plus dans la rigole.

Il a perdu sa vie dans la douleur et l’agonie de se sentir partir... mourir : Une main d’homme l’a tué pour satisfaire à un rite d’un autre temps.

A-t-on le droit, en France, d’accepter cette « boucherie » ? En écoutant les commentaires d’hommes politiques ou de journalistes, l’égorgement rituel semble être passé dans nos mœurs et la façon de tuer importe peu ! Cela veut dire que notre civilisation se perd. Que le communautarisme a gagné. Il impose ses us et ses coutumes : La viande halal est sur l’étal du boucher, la vitrine des grandes surfaces et à la cantine scolaire.

Un problème de notre temps ? Les éleveurs ne le contestent pas. Les abattoirs, nombreux, se spécialisent dans cette voie du crime et enrichissent les mosquées. Elles touchent un pourcentage sur ces meurtres rituels. Pourtant, des hommes politiques de tous les bords ont baissé la garde et abandonnent, sans honte, nos lois pour les leurs.

                                                                      Robert Charles Puig / février 2012

Mis en page le 25/02/2012 par RP