Droits de l'Homme, oui.....mais pas du sous-homme  !

Depuis quelques temps, une offensive de grande envergure s'est développée à l'encontre de l'Algérie française, de son histoire, de sa mémoire et de ses survivants, menée sur tous les terrains, politique, médiatique, judiciaire.... avant sans doute les autodafé et les voitures piégées ? Simple question de temps  probablement.

Il est remarquable que cette offensive se soit déclenchée simultanément de l'extérieur, avec les insultes publiques de Bouteflika encouragées par ses complices du gouvernement français , et de l'intérieur par une tonitruante campagne de presse alimentée de tous cotés par les officines de l'Anti France en ébullition pour la circonstance. Rien de tout cela évidemment n'est fortuit .....

Après le torrent de mensonges et de falsifications déversé au prétexte de la célébration des évenements de Sétif 1945, après la “ très spontanée ” indignation provoquée par un article de Loi qui avait l'impudence de proposer (sans plus) qu'on cessât de diffamer le passé de la France outre-mer, indignation relayée jusqu'aux antipodes  par de bons spécialistes de l'Agit Prop à la française, voici qu'un nouveau prétexte a surgi : L'érection d'une stèle à la mémoire des martyrs de l'Algérie Française au cimetière de Marignane, dont l'inauguration était prévue le plus légalement du monde et dans la dignité la plus absolue. Comment, d'ailleurs, en eût  il été autrement , l'hommage aux morts n'appelant aucune revendication et les survivants de cette guerre civile étant tous au moins sexagénaires ? Rappelons aussi que d'autres stèles ou monuments existent depuis longtemps dans d'autres lieux et qu'on n'avait pas encore imaginé d'empêcher les survivants d'une cause perdue dans l'honneur, d'honorer leurs martyrs ...

Cependant, on n'arrête pas le progrès : Les mêmes “ intellectuels ” et “ historiens ” auto désignés, renforcés  par quelques très vigilants flics de la Pensée, ont exercé des pressions de toute nature sur les pouvoirs publics pour l'interdiction de la cérémonie, menaçant de s'y opposer par la force. En toute logique à la française, l'interdiction a donc été prononcée par un de ces courageux préfets qui font le charme de notre république Duvallière..passons sur les détails de basse police accompagnant ce glorieux épisode pour revenir sur la campagne de presse qui a précédé, en forme de préparation d'artillerie... :

On a pu lire dans la presse écrite les plus incroyables propos : le thème général étant d'abord qu'il s'agit d'une stèle de l'OAS, épouvantail toujours payant. Alors, tout de suite, disons clairement que les morts pour l'Algérie française sont les martyrs de toute l'Algérie française, que chaque Pied Noir digne de ce nom reconnait pour les siens et honore comme tels, quelle que soit leur origine...Dans les auteurs de cette offensive d'agit prop on retrouvait d'ailleurs quelques uns des acteurs les plus méprisables de la guerre civile qui nous fut faite : Bitterlin Ð oui, Bitterlin !- ce vieux cheval de retour, chef de barbouzes et qui s'en vante, les mains couvertes de sang français, reconverti comme directeur de France-Pays arabes, une officine épinglée récemment dans un rapport international dans le scandale irakien pétrole c/nourriture pour une affaire de bakchich  , signait un article particulièrement boute feu sur le sujet , concluant en toute simplicité : “  que viennent enfin l'apaisement et la réconciliation ” !!!!! et ce n'est qu'un exemple.

Mais le sommet de cette tartufferie réside dans le fait qu'elle a été menée au nom des Droits de l'Homme (avec majuscules, SVP) et chapeautée par la ligue du même nom...

On sait, bien sur, que le premier de ces fameux droits tels qu'inaugurés par ses doctrinaires de 1791 fut celui d'être guillotiné gratuitement (on n'ose écrire aux frais de la Princesse...) et que le reste suivit (si l'exterminateur de la Vendée, Turreau, a son nom sur l'Arc de Triomphe, ce ne peut être que pour les avoir fidèlement servis, non ?).   On pouvait penser, néanmoins, que le droit d'honorer ses morts appartenait naturellement à l'Humanité civilisée.

Dans toutes les civilisations humaines, le respect dû aux morts fut une valeur sacrée. L'hommage rendu à ceux qui tombèrent pour une cause est une valeur universelle, même dans les plus féroces des guerres modernes : à Verdun, les ossements mêlés des deux armées sont réunis dans le grand ossuaire ; à Madrid, la Valle de los Caidos réunit les restes des deux camps ; les cimetières de l'effroyable guerre américaine de sécession en témoignent aussi....

Comme si les doits de l'Homme tombé pour sa cause étaient les plus intouchables. Et même lorsque les hyènes et les chacals avaient dévoré les corps.....

Mais nos chacals modernes ont changé tout cela : Aux Français d'Algérie, ce droit est refusé..

C'est que nous ne sommes pas des Hommes : le regretté camarade Adolf avait ses untermenschen et la Ligue des Droits de l'Homme, dans sa sagesse, a ses sous-hommes elle aussi ! et tous les amis de l'Humanité ne peuvent que suivre...

Alors pourquoi  appliquer les Droits de l'Homme (avec majuscules) à des sous hommes ? Ils sont logiques, ces humanistes !

M. LAGROT
Responsable CVR
Hyères 21/08/2005

 

Mis en page le 22/08/2005 par RP