19 mars Contre-manifestation à Pégomas


Organisateurs FNACA en discution avec les forces de l'ordre

   A Pégomas, à l'initiative d'Hervé CUESTA, nous étions une cinquantaine de présents pour dire « Non » à la cérémonie du 19 mars organisée par la FNACA.
   Les autorités municipales, dûment  prévenues  par Cuesta avaient  transmis l'info aux forces de l'ordre (gendarmerie) et aux organisateurs.
   Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il y eut plus de gendarmes que de participants, mais la cérémonie très retardée se déroula sous la vigilance d'une bonne dizaine de gendarmes alors que la FNACA n'avait réuni qu'une vingtaine de participants (Ils étaient plus de 100 les années précédentes).


   La cérémonie initialement prévue pour 17 heures, nous nous sommes présentés et regroupés en tenant compte de cet horaire.
   Après avoir patienté pendant près d'une heure, distribué des tracts explicatifs, et ne voyant  rien venir, sauf quelques promeneurs, tte basse et couleur de muraille, et un ou deux provocateurs, invectives aux lèvres, nous avons décidé de nous séparer non sans avoir chanté les Africains.
   Plus de la moitié des nôtres partis, ce fut le moment choisi par les membres de la FNACA pour se présenter devant le monument aux morts et le déroulement de la cérémonie s'effectua sous nos banderoles et pancartes redéployées par les contre-manifestants restants. Tenant les promesses faites aux autorités municipales et préfectorales et aux gendarmes présents, pas un mot, pas un lazzi ne fusa de nos rangs, et c'est dans notre plus grand silence que fut « commémorée »  cette date d'infamie.
   La cérémonie terminée, pour aller boire le verre de l'amitié offert par la municipalité, les « anciens combattants » de la FNACA défilèrent yeux baissés devant les slogans de nos banderoles et pancartes leur rappelant ce que fut vraiment le « cessez-le feu » en Algérie et l'après 19 mars 1962.

   Rendez-vous nous est -et leur est donné- le 19 mars 2010.

Raphaël Pastor
Photos Hervé Cuesta