Obsèques du Commandant Hélie Denoix de Saint Marc Cathédrale St Jean de Lyon. Vendredi 30 AOÛT 2013 |
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Je rentre tout juste de Lyon où j'ai assisté aux obsèques de notre regretté ami, le commandant Hélie Denoix de Saint-Marc. Quel bel hommage que celui qui lui a été rendu dans la cathédrale Saint-Jean bondée à ce point que beaucoup de participants ont dû rester debout pendant les deux heures qu'a duré la cérémonie religieuse. Une quarantaine de drapeaux et des centaines d'anciens paras et légionnaires massés dans le chœur de l'édifice religieux situé dans le vieux Lyon au pied de la colline de Fourvière. Les Pieds-Noirs aussi étaient là, venus nombreux. Beaucoup de couronnes des cercles algérianistes de Lyon, de Béziers, et du cercle national, mais aussi du souvenir du 26 mars 1962 et des anciens de Notre-Dame d'Afrique. Après le très émouvant hommage de ses filles à leur "papa chéri", c'est le cardinal Barbarin, primat des Gaules, qui a évoqué la grande figure de l'homme et du soldat qui a "réalisé l'idéal de sa jeunesse". Il y avait beaucoup d'émotion, beaucoup de gratitude aussi dans cette assemblée d'hommes et de femmes aux cheveux gris unis dans une même foi chrétienne et patriotique. Quelques personnalités étaient présentes, au premier rang desquelles Francique Collomb, maire de Lyon qui se tenait à côté du préfet du Rhône. Michel Noir, ancien maire de la capitale des Gaules, était venu ainsi que Charles Millon, l'ancien ministre de la Défense et le député de la Drôme Hervé Mariton. Perdu dans la foule, Jacques Peyrat, l'ancien maire de Nice était venu aussi rendre un dernier hommage à celui qui fut son chef en Indochine. A l'issue de la cérémonie religieuse, les honneurs militaires ont été rendus sur le parvis de la cathédrale au commandant Denoix de Saint-Marc lors d'une cérémonie présidée par le général Bruno Dary, ancien gouverneur militaire de Paris, avec le concours de la musique de la légion étrangère. Alain Martin |
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Photos Yves Marthot | |
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Photos Geneviève Torcy | |
Eloge Elie de saint-Marc
Eloge
funèbre du Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc,
prononcé par le général d’armée (2S) Bruno DARY, Président de l’Association des
anciens légionnaires parachutistes (AALP) le vendredi 30 août 2013 à Lyon.
Mon
commandant, mon ancien,
Ils
sont là, ils sont tous présents, qu’ils soient vivants ou disparus, oubliés de
l’histoire ou célèbres, croyants, agnostiques ou incroyants, souffrant ou en
pleine santé, jeunes soldats ou anciens combattants, civils ou militaires, ils
sont tous présents, si ce n’est pas avec leur corps, c’est par leur coeur ou par leur âme !
Tous
ceux qui, un jour, ont croisé votre chemin, ou ont fait avec vous une partie de
votre route ou plutôt de votre incroyable destinée, sont regroupés autour de
vous : les lycéens de Bordeaux, les résistants du réseau Jade-Amicol, les déportés du camp de Langenstein,
vos frères d’armes, vos légionnaires que vous avez menés au combat, ceux qui
sont morts dans l’anonymat de la jungle ou l’indifférence du pays, les enfants
de Talung que vous avez dû laisser derrière vous, les
harkis abandonnés puis livrés aux mains du FLN !
Je
n’oublie pas vos parents et votre famille, qui ont partagé vos joies et vos
épreuves ; il faut ajouter à cette longue liste, les jeunes générations, qui
n’ont connu, ni la Guerre de 40, ni l’Indochine, pas plus que l’Algérie, mais
qui ont dévoré vos livres, qui vous ont écouté et que vous avez marqués
profondément !
Cette
liste ne serait pas complète, si n’était pas évoquée la longue cohorte des
prisonniers, des déchus, des petits et des sans-grades, les inconnus de
l’histoire et des médias, ceux que vous avez croisés, écoutés, respectés,
défendus, compris et aimés et dont vous avez été l’avocat. Eux tous s’adressent
à vous aujourd’hui, à travers ces quelques mots et, comme nous en étions
convenus la dernière fois que nous nous sommes vus et embrassés chez vous, je
ne servirai que d’interprète, à la fois fidèle, concis et surtout sobre.
Aujourd’hui,
Hélie, notre compagnon fidèle, c’est vous qui nous quittez, emportant avec vous
vos souvenirs et surtout vos interrogations et vos mystères ; vous laissez
chacun de nous, à la fois heureux et fier de vous avoir rencontré, mais triste
et orphelin de devoir vous quitter. Vous laissez surtout chacun de nous, seul
face à sa conscience et face aux interrogations lancinantes et fondamentales
qui ont hanté votre vie, comme elles hantent la vie de tout honnête homme, qui
se veut à la fois homme d’action et de réflexion, et qui cherche inlassablement
à donner un sens à son geste !
Parmi
tous ces mystères, l’un d’eux ne vous a jamais quitté. Il a même scandé votre
vie ! C’est celui de la vie et de la mort. Car qui d’autres mieux que vous,
aurait pu dire, écrire, prédire ou reprendre à son compte ce poème d’Alan
Seeger, cet Américain, à la fois légionnaire et poète, disparu à 20 ans dans la
tourmente de 1916 : « j’ai rendez-vous avec la mort » ?
C’est
à 10 ans que vous avez votre premier rendez-vous avec la mort, quand gravement
malade, votre maman veille sur vous, nuit et jour ; de cette épreuve, vous vous
souviendrez d’elle, tricotant au pied de votre lit et vous disant : « Tu vois
Hélie, la vie est ainsi faite comme un tricot : il faut toujours avoir le
courage de mettre un pied devant l’autre, de toujours recommencer, de ne jamais
s’arrêter, de ne jamais rien lâcher !
Cette
leçon d’humanité vous servira et vous sauvera quelques années plus tard en camp
de concentration. Votre père, cet homme juste, droit et indépendant, qui
mettait un point d’honneur durant la guerre, à saluer poliment les passants,
marqués de l’étoile jaune, participera aussi à votre éducation ; il vous dira
notamment de ne jamais accrocher votre idéal, votre ‘‘étoile personnelle’’ à un
homme, aussi grand fût-il !
De
l’époque de votre jeunesse, vous garderez des principes stricts et
respectables, que les aléas de la vie ne vont pourtant pas ménager ; c’est bien
là votre premier mystère d’une éducation rigoureuse, fondée sur des règles
claires, simples et intangibles, que la vie va vous apprendre à relativiser,
dès lors qu’elles sont confrontées à la réalité !
Puis,
à 20 ans, vous aurez votre deuxième rendez-vous avec la mort ! Mais cette
fois-ci, vêtu d’un méchant pyjama rayé, dans le camp de Langenstein.
Deux ans de déportation mineront votre santé et votre survie se jouera à
quelques jours près, grâce à la libération du camp par les Américains.
Mais
votre survie se jouera aussi par l’aide fraternelle d’un infirmier français qui
volait des médicaments pour vous sauver d’une pneumonie, puis celle d’un mineur
letton, qui vous avait pris en affection et qui chapardait de la nourriture
pour survivre et vous aider à supporter des conditions de vie et de travail
inhumaines. En revanche, vous refuserez toujours de participer à toute forme
d’emploi administratif dans la vie ou l’encadrement du camp d’internement, ce
qui vous aurait mis à l’abri du dénuement dans lequel vous avez vécu.
Vous
y connaitrez aussi la fraternité avec ses différentes facettes : d’un côté,
celle du compagnon qui partage un quignon de pain en dépit de l’extrême
pénurie, du camarade qui se charge d’une partie de votre travail malgré la
fatigue, mais de l’autre, les rivalités entre les petites fraternités qui se
créaient, les cercles, les réseaux d’influence, les mouvements politiques ou
les nationalités….
Mystère,
ou plutôt misère, de l’homme confronté à un palier de souffrances tel qu’il ne
s’appartient plus ou qu’il perd ses références intellectuelles, humaines et
morales ! Vous avez encore eu rendez-vous avec la mort à 30 ans, cette fois, à
l’autre bout du monde, en Indochine. Vous étiez de ces lieutenants et de ces
capitaines, pour lesquels de Lattre s’était engagé jusqu’à l’extrême limite de
ses forces, comme sentinelles avancées du monde libre face à l’avancée de la
menace communiste.
D’abord
à Talung, petit village à la frontière de Chine, dont
vous avez gardé pieusement une photo aérienne dans votre bureau de Lyon. Si les
combats que vous y avez mené n’eurent pas de dimension stratégique, ils vous
marquèrent profondément et définitivement par leur fin tragique : contraint
d’abandonner la Haute région, vous avez dû le faire à Talung,
sans préavis, ni ménagement ; ainsi, vous et vos légionnaires, quittèrent les
villageois, en fermant les yeux de douleur et de honte !
Cette
interrogation, de l’ordre que l’on exécute en désaccord avec sa conscience,
vous hantera longtemps, pour ne pas dire toujours ! Plus tard, à la tête de
votre Compagnie du 2° Bataillon étranger de parachutistes, vous avez conduit de
durs et longs combats sous les ordres d’un chef d’exception, le chef d’escadron
RAFFALLI : Nhia Lo, la Rivière Noire, Hoa Binh, Nassan,
la Plaine des Jarres.
Au
cours de ces combats, à l’instar de vos compagnons d’armes ou de vos aînés,
vous vous sentiez invulnérables ; peut-être même, vous sentiez-vous tout
permis, parce que la mort était votre plus proche compagne : une balle qui vous
effleure à quelques centimètres du coeur, votre chef
qui refuse de se baisser devant l’ennemi et qui finit pas être mortellement
touché ; Amilakvari et Brunet de Sairigné vous avaient montré le chemin, Segrétain, Hamacek, Raffalli et plus tard Jeanpierre, Violès, Bourgin, autant de camarades qui vous ont quitté en chemin.
Parmi
cette litanie, on ne peut oublier, votre fidèle adjudant d’unité, l’adjudant Bonnin, qui vous a marqué à tel point, que, plus tard, vous
veillerez à évoquer sa personnalité et sa mémoire durant toutes vos conférences
!
Et
avec lui, se joignent tous vos légionnaires, qui ont servi honnêtes et fidèles,
qui sont morts, dans l’anonymat mais face à l’ennemi, et pour lesquels vous
n’avez eu le temps de dire qu’une humble prière. Tel est le mystère de la mort
au combat, qui au même moment frappe un compagnon à vos côtés et vous épargne,
pour quelques centimètres ou une fraction de seconde !
10
ans plus tard, vous aurez encore rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci,
ce ne sera pas d’une balle perdue sur un champ de bataille, mais de 12 balles
dans la peau, dans un mauvais fossé du Fort d’Ivry. En effet, vous veniez
d’accomplir un acte grave, en vous rebellant contre l’ordre établi et en y
entraînant derrière vous une unité d’élite de légionnaires, ces hommes venus
servir la France avec honneur et fidélité. Or retourner son arme contre les
autorités de son propre pays reste un acte très grave pour un soldat ; en
revanche, le jugement qui sera rendu - 10 ans de réclusion pour vous et le
sursis pour vos capitaines - montre qu’en dépit de toutes les pressions
politiques de l’époque, en dépit des tribunaux d’exception et en dépit de la
rapidité du jugement, les circonstances atténuantes vous ont été reconnues.
Elles
vous seront aussi été reconnues 5 ans après, quand vous serez libéré de prison,
comme elles vous seront encore reconnues quelques années plus tard quand vous
serez réhabilité dans vos droits ; elles vous seront surtout reconnues par la
nation et par les médias à travers le succès éblouissant de vos livres, celui
de vos nombreuses conférences et par votre témoignage d’homme d’honneur.
Ces
circonstances atténuantes se transformeront finalement en circonstances
exceptionnelles, lorsque, 50 ans plus tard, en novembre 2011, le Président de
la République en personne vous élèvera à la plus haute distinction de l’Ordre
de la Légion d’Honneur ; au cours de cette cérémonie émouvante, qui eut lieu
dans le Panthéon des soldats, nul ne saura si l’accolade du chef des armées
représentait le pardon du pays à l’un de ses grands soldats ou bien la demande
de pardon de la République pour avoir tant exigé de ses soldats à l’époque de
l’Algérie. Le pardon, par sa puissance, par son exemple et surtout par son
mystère, fera le reste de la cérémonie !….
Aujourd’hui,
vous nous laissez l’exemple d’un soldat qui eut le courage, à la fois fou et
réfléchi, de tout sacrifier dans un acte de désespoir pour sauver son honneur !
Mais vous nous quittez en sachant que beaucoup d’officiers ont aussi préservé
leur honneur en faisant le choix de la discipline. Le mot de la fin, si une fin
il y a, car la tragédie algérienne a fait couler autant d’encre que de sang,
revient à l’un de vos contemporains, le général de Pouilly, qui, au cours de
l’un des nombreux procès qui suivirent, déclara, de façon magistrale et
courageuse, devant le tribunal : « Choisissant la discipline, j’ai également
choisi de partager avec la Nation française la honte d’un abandon…
Et
pour ceux qui, n’ayant pas pu supporter cette honte, se sont révoltés contre
elle, l’Histoire dira sans doute que leur crime est moins grand que le nôtre »
! Et puis, quelque 20 ans plus tard, alors que, depuis votre sortie de prison,
vous aviez choisi de garder le silence, comme seul linceul qui convienne après
tant de drames vécus, alors que vous aviez reconstruit votre vie, ici même à
Lyon, vous êtes agressé un soir dans la rue par deux individus masqués, dont
l’un vous crie, une fois que vous êtes à terre : « Tais-toi ! On ne veut plus
que tu parles ! »
Cette
agression survenait après l’une de vos rares interventions de l’époque ; elle
agira comme un électrochoc et vous décidera alors à témoigner de ce que vous
avez vu et vécu à la pointe de tous les drames qui ont agité la France au cours
du XXème siècle.
Ainsi,
au moment où vous comptiez prendre votre retraite, vous allez alors commencer,
une 3° carrière d’écrivain et de conférencier. Alors que le silence que vous
aviez choisi de respecter, vous laissait en fait pour mort dans la société
française, ce nouvel engagement va vous redonner une raison de vivre et de
combattre !
Toujours
ce mystère de la vie et de la mort ! Au-delà des faits et des drames que vous
évoquerez avec autant d’humilité que de pudeur, vous expliquerez les grandeurs
et les servitudes du métier des armes et plus largement de celles de tout
homme. A l’égard de ceux qui ont vécu les mêmes guerres, vous apporterez un
témoignage simple, vrai, poignant et dépassionné pour expliquer les drames
vécus par les soldats, qui, dans leur prérogative exorbitante de gardien des
armes de la cité et de la force du pays, sont en permanence confrontés aux
impératifs des ordres reçus, aux contraintes de la réalité des conflits et aux
exigences de leur propre conscience, notamment quand les circonstances
deviennent exceptionnellement dramatiques.
A
l’égard des jeunes générations, qui n’ont pas connu ces guerres, ni vécu de
telles circonstances, mais qui vous ont écouté avec ferveur, vous avez toujours
évité de donner des leçons de morale, ayant vous-même trop souffert quand vous
étiez jeune, des tribuns qui s’indignaient sans agir, de ceux qui envoyaient
les jeunes gens au front en restant confortablement assis ou de notables dont
la prudence excessive servait d’alibi à l’absence d’engagement.
Vous
êtes ainsi devenu une référence morale pour de nombreux jeunes, qu’ils fussent
officiers ou sous-officiers ou plus simplement cadres ou homme de réflexion.
Puis
dans les dernières années de votre vie, vous avez aussi eu plusieurs
rendez-vous avec la mort, car votre « carcasse » comme vous nous le disiez souvent,
finissait pas vous jouer des tours et le corps médical, avec toute sa
compétence, sa patience et son écoute, ne pouvait plus lutter contre les
ravages physiques des années de déportation, les maladies contractées dans la
jungle indochinoise et les djebels algériens, les conséquences des années de
campagnes, d’humiliation ou de stress.
Pourtant,
vous avez déjoué les pronostics et vous avez tenu bon, alors que vous
accompagniez régulièrement bon nombre de vos frères d’armes à leur dernière
demeure ! Là encore, le mystère de la vie et de la mort vous collait à la peau.
Et
puis, aujourd’hui, Hélie, notre ami, vous êtes là au milieu de nous ; vous,
l’homme de tous les conflits du XXème siècle, vous vous êtes endormi dans la
paix du Seigneur en ce début du XXIème siècle, dans votre maison des Borias que vous aimiez tant, auprès de Manette et de celles
et ceux qui ont partagé l’intimité de votre vie. Mais, Hélie, êtes- vous
réellement mort ?
Bien
sûr, nous savons que nous ne croiserons plus vos yeux d’un bleu indéfinissable
! Nous savons que nous n’écouterons plus votre voix calme, posée et déterminée
! Nous savons aussi que, lors de nos prochaines étapes à Lyon, seule Manette
nous ouvrira la porte et nous accueillera ! Nous savons aussi que vos écrits sont
désormais achevés !
Mais,
Hélie, à l’instar de tous ceux qui sont ici présents, nous avons envie nous
écrier, comme cet écrivain français : « Mort, où est ta victoire ? »Mort, où
est ta victoire, quand on a eu une vie aussi pleine et aussi intense, sans
jamais baisser les bras et sans jamais renoncer ?
Mort,
où est ta victoire, quand on n’a cessé de frôler la mort, sans jamais chercher
à se protéger ? Mort, où est ta victoire, quand on a toujours été aux
avant-gardes de l’histoire, sans jamais manquer à son devoir ?
Mort,
où est ta victoire, quand on a su magnifier les valeurs militaires jusqu’à
l’extrême limite de leur cohérence, sans jamais défaillir à son honneur ? Mort,
où est ta victoire, quand on s’est toujours battu pour son pays, que celui-ci
vous a rejeté et que l’on est toujours resté fidèle à soi- même ?
Mort,
où est ta victoire, quand après avoir vécu de telles épreuves, on sait rester
humble, mesuré et discret ? Mort, où est ta victoire, quand son expérience
personnelle, militaire et humaine s’affranchit des époques, des circonstances
et des passions et sert de guide à ceux qui reprendront le flambeau ?
Mort,
où est ta victoire, quand après avoir si souvent évoqué l’absurde et le mystère
devant la réalité de la mort, on fait résolument le choix de l’Espérance ?
Hélie,
notre frère, toi qui a tant prôné l’Espérance, il me revient maintenant ce
vieux chant scout que tu as dû chanter dans ta jeunesse et sans doute plus
tard, et que tous ceux qui sont présents pourraient entonner : « Ce n’est qu’un
au revoir, mon frère ! Ce n’est qu’un au revoir !
Oui,
nous nous reverrons Hélie ! Oui, nous nous reverrons » ! Oui, Hélie, oui, nous
nous reverrons à l’ombre de Saint Michel et de Saint Antoine, avec tous tes
compagnons d’armes, en commençant par les plus humbles, dans un monde sans
injure, ni parjure, dans un monde sans trahison, ni abandon, dans un monde sans
tromperie, ni mesquinerie, dans un monde de pardon, d’amour et de vérité !
Adieu,
Hélie….Adieu, Hélie et surtout merci ! Merci d’avoir su nous guider au milieu
des « champs de braise ! ».......................
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Mis en page le 01/09/2013 par RP |