Attaque et Contre-attaque sur "les Africains"

Journées Nationales d'hommage aux morts

LE CHANT DES AFRICAINS

La lecture du mail relatif à l'interdiction par le Préfet des Hautes Pyrénées, du « chant des Africains » joué ou chanté éventuellement aux cours des cérémonies patriotiques, me conduit à pousser un « OUF » de soulagement.

Enfin ! Une autorité qui s'oppose à ce que ce chant aujourd'hui dépassé, soit maintenu au répertoire. Cette interdiction locale devrait inciter tous les « braillards » appartenant au monde associatifs des combattants ou autres, à réfléchir sur le pourquoi de cet interdit Il est possible qu'après une longue réflexion sur le sujet, naisse une majorité basculant en faveur d'une interdiction définitive du moins en ce qui concerne ces paroles. L'air pourrait éventuellement être conservé en attendant que d'autres couplets, autre refrain adaptés soient créés

Pour résumer brièvement

Créé en 1915, les paroles seraient attribuées à Jeanne DECRUCK (alias le mystérieux Commandant REYJADE), décédée en 1954. Cette marche était initialement destinée aux troupes marocaines. D'autres sources attribuent le texte au Sergent Bontifala et au tirailleur Marizot sur la musique de l'hymne de l'Infanterie de Marke.

En 1940 le capitaine Félix BOYER est appelé pour organiser la musique régionale des chantiers de jeunesse en Afrique Française du Nord. Il reprend la version initiale de 1915 destinée aux Marocains pour l'adapter aux Africains.

Le chant des Africains devient le chant traditionnel des chantiers de la jeunesse française d'Afrique du Nord, chanté dans tous les groupements à RABAT, ALGER, CONSTANTINE, TUNIS par les Français d'Afrique du Nord. La popularité de ce chant a été longtemps entretenue par les Français appelés « les pieds noirs ».

Le Capitaine BOYER est nommé chef de musique de la Garnison d'ALGER. Il donne un nouvel élan à ce chant martial. L'armée française d'AFRIQUE reconstituée adopte ce champ. Il sera chanté jusqu'au débarquement en France en 1944.

Entre 1943 et 1944, un quatrième couplet est venu s'intercaler entre le deuxième et le troisième existant depuis l'origine.; cela pour honorer les évadés de France par l'Espagne. Ils furent 25 000 à rejoindre l'Armée d'Afrique (le 7ème régiment de chasseurs d'Afrique) (1)

Ce sont surtout ces Français avec les pied-noirs de toute l'Afrique du Nord qui le chantent. Les troupes indigènes étaient peu enclines à entonner cette marche.

C'est vrai, il fût beaucoup chanté, au moment du débarquement mais loin d'être apprécié par tous les Français de métropole qui interprétaient très mal l'arrivée des troupes mixtes sur le territoire, alors que des grandes nations du monde se battaient à nos côtés pour la libération de notre pays. (2)

A noter : Le chant de Africains fut interdit dès 1941 par l'occupant. Il fut à nouveau chanté, fin 1942 en ALGERIE et en 1943-44, après le débarquement de Provence, au fur et à mesure que les troupes alliées progressaient en direction du nord.

Après l'abandon hâtif et bâclé de l'ALGERIE en 1962, les musiques et fanfares militaires ne furent plus autorisées à jouer « Les Africains », marche devenue surannée, voire séditieuse pour certains.(3)

En 1969 cette interdiction fut levée par le Ministre des Anciens Combattants DUVILLARD après de multiples démarches de certaines associations d'anciens combatants. Depuis, les abus répétés de la diffusion de ce chant, surtout apprécié pour le rythme, a conduit des autorités à limiter le répertoire des morceaux de musiques joués aux monuments aux morts pour ne laisser que LA MARSEILLAISE et éventuellement le CHANT DES PARTISANS et c'est une excellente décision

Chanter « Les Africains » le 5 décembre, ? C'est avoir sans doute perdu la capacité de réfléchir, de comparer, d'évaluer et de comprendre !

C'est oublier que notre gouvernement, à une triste époque, avait permis, en quelque sorte, aux Africains de nous jeter hors d'Afrique du Nord définifivement. Ces derniers, même les meilleurs, n' ont rien fait pour nous retenir, bien au contraire ; s'ils avaient pu nous jeter à la mer, ils l'auraient fait sans remords.

Il est possible que le chant des Africains ait pu être été joué (ce qui est moins grave que chanté !) une ou plusieurs fois par mégarde à l'Arc de triomphe à PARIS. Mais il ne faut vraiment pas se croire obligé de faire les choses en suivant le modèle donné par les gardiens de la flamme! Ce qui se déroule aux cérémonie de ravivage de la flamme à l'arc de triomphe n'est pas toujours la bonne marche à suivre.

Par exemple, cette année, dans un contexte très différent, j'ai dû attirer l'attention du « grand responsable, » du jour, en Présence du Commissaire de la Flamme le Général COMBETTE, sur le non-respect du port des décorations pour les personnels de service à l'Arc.

En effet, deux d'entre eux allaient et venaient, réglant l'organisation de la cérémonie, porteurs de décorations « mignonnettes ». Une pratique proscrite depuis toujours ! Les décorations miniatures ont été crées pour les soirées dansantes et cocktails, à Porter principalement sur les spencers.

Il m'a été promis de pallier dès que possible à ce désordre, inadmissible à l'Arc de Triomphe...

                  Le « chant des Africains » est lui aussi intolérable parce que dépassé (3) n'en déplaise à ceux qui pensent encore le contraire.

La censure s'impose quand le désordre n'est plus tolérable .

A.A.AVENIERES

17 décembre 2008


Quelques erreurs et contre-vérités:

1) Le 7ème Régiment de Chasseurs d'Afrique était constitué des jeunes gens de chantiers de jeunesse d'Algérie, commandés par le Colonel Van Hecke. Donc fort peu d'évadés de France mais surtout de jeunes Français d'Algérie.

2) Il suffit de visionner les films et d'entendre les témoignages pour constater la ferveur avec laquelle les populations libérées acclamaient les troupes de l'Armée d'Afrique (toutes ethnies confondues) depuis la Provence jusqu'à l'Alsace.

3) Si évoquer les Africains est suranné, dépassé, voire séditieux, pourquoi donc l'armée actuelle conserve-t-elle un régiment de Tirailleurs, un régiment de Spahis et un régiment de Chasseurs d'Afrique, sans compter le 68eme régiment d'Artillerie d'Afrique. Les deux premiers continuent -de manière surannée- à conserver traditions, nouba et étendards à queue de cheval.

Le webmaster RP.

 

Associations "SOUVENIR DU 26 MARS 1962"
et "MEMORIAL de NOTRE DAME D'AFRIQUE"

Lettre insultante à la mémoire des anciens de l'armée dAfrique,
une véritable provocation pour leurs descendants

Quelle est la vocation d'un chant militaire ? Raconter une épopée, relater des faits glorieux, rendre hommage aux anciens combattants encore vivants et à ceux tombés au combat, perpétrer par la tradition orale cette mémoire collective. En ce sens un chant, quel qu'il soit, ne peut jamais être dépassé

1°) Qui se permet de donner un avis que personne ne réclame et qui semble n'avoir pour but, en plus de provoquer une polémique stérile, que d'humilier, offenser, salir la mémoire des héros vivants ou tombés loin de chez eux, au champ d'honneur pour la France, dans les rangs de l'Armée d'Afrique ?

2°) Comment et à quel titre des étrangers à l'armée d'Afrique, à son épopée et à son histoire, osent-ils s'exprimer ?

3°) En quoi et aux yeux de qui ce chant est-il dépassé ? Interdit par les nazis ennemis de la France, ceux qui l'interdisent ou veulent l'interdire aujourd'hui sont aussi les ennemis de la France. A quand l'interdiction du chant des partisans, du chant des déportés voire de la Marseillaise ? Cela a déjà commencé puisque nous assistons de façon récurrente à la remise en question des paroles de son refrain. Au regard de l'amitié franco°allemande aujourd'hui, la commémoration et les honneurs rendus au soldat inconnu ne sont°ils pas dépassés ?!...

4°) De quel droit et au nom de quelle idéologie anti-française peut-on venir "vomir" sur les anciens combattants de l'année d'Afrique et les associations qui chantent avec ferveur l'épopée à la mémoire des morts, en les qualifiant de "braillards" ?

5°) Vouloir limiter le répertoire des chants militaires traditionnels à la seule Marseillaise (déjà contestée) et au chant des partisans (lui aussi contesté) est plus que restrictif ; c'est simpliste, rétrograde et ignoble. De là à interdire tous les chants, il n'y a qu'un pas ; certains (les mêmes peut-être) au nom de la bienséance, voudront aussi un jour tous les interdire. Robespierre, Danton, Voltaire, Rousseau, Hugo, Bugeaud, Lyautey, réveillez-vous ils sont devenus fous !

6°) Confondre les Africains de l'armée d'Afrique avec les rebelles à la France d'origine africaine en 62, c'est soit faire preuve d'une ignorance qui n'a d'égale que la bêtise, soit faire preuve d'une mauvaise foi coupable et immonde qui ne peut qu'avilir leurs auteurs.

Le chant des Africains dérange ceux qui n'ont pour volonté que de salir la mémoire de nos anciens ; ceux qui sont incapables d'assumer l'Histoire de notre pays ; les lâches, les aigris, les perdants, qui, par manque de courage se réfugient dans le dénigrement de notre passé, dans la sempiternelle auto flagellation et le repentir. C'est leur choix. Mais jamais, nous ne tolérerons qu'ils veuillent nous l'imposer..

Le chant des Africains à la mémoire de nos héros venus des terres lointaines défendre la patrie, n'est en rien dépassé, n'en déplaise aux traîtres, aux pleurnichards désoeuvrés dont la principale occupation est de saisir toute occasion de contribuer à la désintégration de notre patrie. Non seulement ce chant continuera d'être chanté mais il continuera d'être enseigné à nos propres enfants. Vouloir essayer de l'interdire au pays des droits de l'homme et de la liberté d'expression est tout simplement une attitude fasciste.

Laissons la bêtise, le mépris et l'ironie à ceux qui ne peuvent plus promouvoir ni célébrer le courage, la gloire ni l'honneur. Le seul sentiment qu'ils nous inspirent aujourd'hui, après le dégoût, c'est la pitié.

Que Dieu bénisse tous ceux qui ont servi et sont tombés sous les drapeaux et étendards de l'Armée d'Afrique, sans distinction d'origine de couleur ni de religion et qui, par le sang versé, resteront à jamais "les Africains".

Ce texte a été retenu lors de l'Assemblée Générale de nos associations le 31/01/09

Le Président Claude ROCHETTE