Mercredi 29 novembre
2006, au CUM
RABIA CHRONIQUE ET CHRONIQUES DE RABIA
40 ans après son déracinement d'Afrique du Nord et son intégration
exemplaire dans le tissu humain, social et économique de la France
métropolitaine, la communauté rapatriée se trouve confrontée à une
réécriture subjective, voire agressive de son histoire d'Outre-Méditerranée.
Face à la désinformation, le Cercle algérianiste défend, depuis sa
création, l'image de la présence française en Algérie, à travers des
milliers de témoignages, de données officielles ou privées qui constituent,
aujourd,hui un fonds historique quotidiennement consulté par
les étudiants et les chercheurs de toute sensibilité.
Mais il n'oublie pas pour autant ses
racines culturelles. Dans l'Algérie de Cagayous, il y a
toujours une place pour la dérision, quelles que soient la
gravité du sujet et l'opinion des uns ou des autres.
C'est ainsi qu'à l'impertinence
du héros de Musette, fait écho, à plus d'un siècle
de distance, celle d'un autre babelouédien célèbre,
Dodièze, le marchand de brochettes de "La Parodie du Cid"
d'Edmond Brua. Et comme l'auteur n'est plus là pour faire parler
son personnage, c'est Jean Brua, son fils, héritier, si l'on
peut dire, de ce "pataouète littéraire", qui
anime une chronique à deux voix où il joue le faire-valoir
de Dodièze. La verve de ce dernier, ses "rabias"
homériques contre les têtes de Turc du moment font le
reste, mais c'est toujours à l'humour que restera le dernier
mot.
Ces chroniques illustrées de la
revue "l'Algérianiste",
ont été réunies en recueil l'an dernier (Qué
Rabia ! éd. Jacques Gandini) avec les illustrations
et une introduction de l'auteur qui évoque le contexte historique,
humain et linguistique de la culture dite "pataouète".
Ce texte de synthèse est le fil conducteur de la conférence
de Jean Brua. Celle-ci fait appel à plusieurs extraits du livre,
avec, en illustration visuelle et sonore, projections de dessins et
un enregistrement de fables d'Edmond Brua, dites par celui-ci