Le Cercle algérianiste de Nice, sous la Présidence de Michèle Soler, était présent aux diverses
manifestations de la mémoire et du souvenir, d’avril / mai 2012.
Après l’excellente conférence de Serge
Domenech sur le cinéma en Algérie en avril, le Cercle de Nice était du 27 au 29
avril et avec d’autres associations, au 34 ième Salon National des Ecrivains,
Artistes rapatriés et leurs amis, à Antibes, sous la présidence de M. Jean Cépi. Ensuite, le premier mai, à la célébration d’une
grande messe au pied de la statue monumentale de Notre Dame d’Afrique, à
Théoules. Un lieu du souvenir où les noms des martyrs du 26 mars sont inscrits,
au pourtour du monument. Une célébration dans l’émotion, avec la messe en plein
air officiée par Monseigneur Molina, déjà présent à Paris à Notre Dame, le 26
mars. Il était accompagné des connus et appréciés frères Scotto, prêtres oranais
de l’église St. Paul d’Arène à Nice.
Enfin, le 12 mai 2012, de nombreux membres
du Cercle de Nice, avec la participation active et dévouée d’Hervé Cuesta, responsable
du collectif « Non au 19 mars 1962 », assistaient à la grandiose,
formidable cérémonie du cinquantenaire de l’Exode, à Marseille.
Nous étions trente sept dans un car parti
de Nice pour rejoindre Marseille, après divers arrêts pour prendre, au passage,
nos compatriotes convaincus de ce besoin de ne pas laisser la place au doute et
au mensonge sur notre passé.
Que dire de ce mémorable 12 mai 2012 à
Marseille ? Une parfaite réussite du collectif Pied-noir ayant organisé les
différentes cérémonies de cette journée ? En sus du jet de gerbes de
fleurs en mer ; de la procession depuis l’esplanade de la Tourette et de
l’église St. Lorent - avec une vue panoramique, de l’autre côté du vieux port,
sur Notre Dame de la Garde, resplendissante sous le chaud soleil de cette journée
- c’est une foule considérable, plus que nombreuse, qui s’est dirigée vers la
Cathédrale de la Major, en procession derrière les statues de N.D. d’Afrique,
de N.D. de Santa Cruz, St. Augustin et St. Michel.
Comment, à partir de cet instant, ne pas être
admiratif de cette magnifique et grandiose Messe Solennelle qui a duré presque
deux heures ? Une Messe à la gloire d’un temps disparu mais toujours
vivace dans les cœurs, avec de remarquables homélies et des chants religieux
qui transcendèrent l’exaltation, la dévotion et la piété de mille à mille deux
cents participants. Tous émus, convaincus du droit au souvenir ; à
l’exigence d’une mémoire vraie contre les mensonges qui font honte à notre
histoire. Une nouvelle occasion de prier, avec une ferveur perceptible, au
souvenir de nos tragédies du 26 mars à Alger et du 5 juillet à Oran. Dans cette
immense et grandiose nef principale et les latérales, nos cœurs battirent à
l’unisson.
Au final, sur le parvis de la Cathédrale ce
fut le souvenir du 26 mars qui jaillit, lorsque nous avons, à nouveau, entendu
les coups de feu assassins qui brisèrent l’âme de Notre Algérie Française, avec
un rappel des tragiques événements.
Le retour
à Nice ? Vers minuit. Convaincus que notre mémoire, malgré les vicissitudes
contraires du présent monde, sera toujours magnifiée et honorée.
Robert
Charles Puig / Cercle algérianiste de Nice / 05 /2012
PS : Où étaient les
télévisions françaises ? La 1 ; la 2 ou la 3 ? Chut ! Nous
gênons ?
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