La Semaine de Georges Marc Benamou


(Nice-Matin du dimanche 25 septembre 2005)

 

Bouteflika canonne, Paris tend l'autre joue

Bouteflika casse du sucre sur le dos de la France

Intense activité diplomatique entre Alger et Paris... Intensité de la haine antifrançaise surtout du côté de l'Algérie où pas un grand discours du président Bouteflika, depuis ceux de Sétif et de Tizi Ouzou, n'épargne la France, ne s'acharne à l'insulter, à la traiter de régime hitlérien, et à exiger un mea culpa, une grande repentance, pour les cent trente ans de présence coloniale. Intense activité diplomatique à Paris aussi ; mais pour se préoccuper surtout de tirer l'édredon, de faire le dos rond et -pourquoi pas à l'occasion- de tendre l'autre joue.

Le référendum du président Bouteflika sur la « concorde civile » (c'est-à-dire l'amnistie pour les islamistes) a redonné de l'ardeur à cette guerre antifrançaise. Le président algérien n'a pu en effet, en clôture de campagne, s'empêcher de récidiver dans ses discours enflammés contre la France. Le comportement du chef de l'Etat algérien, autant que les campagnes de haine récemment suscitées par lui, en dit long sur ce pouvoir, usé, vieilli, fatigué qui entend se refaire une santé sur le dos de la France. Sur le dos de la France oui, mais pas en réformant, ni en industrialisant son pays, ni en tentant d'éradiquer la corruption, ou de supprimer le trabandisme. Il nous dit aussi, avec ce référendum, le président Bouteflika, que, tout compte fait, les islamistes fous qui égorgeaient et brûlaient des villages entiers méritent plus de l'Algérie que ces pauvres harkis, ou leurs enfants, à qui l'on refuse toujours  « de revenir au pays ». Décidément, les années passent et le pouvoir algérien ne change guère : c'est toujours, de ce côté-là de la Méditerranée, la même vision moscovite de l'Histoire qu'au temps de Boumédienne.

A Paris, en France, et parmi les plus libres des intellectuels algériens, on a décidé d'ouvrir tous les placards de l'affaire algérienne. Les démocrates, d'où qu'ils soient, admettent qu'on fasse le procès et l'inventaire de la présence française, mais ni caricaturalement, ni à charge. Si l'on veut écrire l'Histoire, que l'on accepte alors d'ouvrir vraiment tous les placards. Les français et les algériens. Ceux du gouvernement Guy Mollet, mais aussi ceux du FLN, de sa prise du pouvoir à l'été 1962 contre les démocrates, les messalistes et les Kabyles.
Oui M. Bouteflika, il faut tout mettre sur la table ! L'amitié retrouvée, et fermement scellée, entre les deux pays sera à ce prix. Il faut être cohérent. On ne peut accepter demain avec l'Algérie -en signant, prochainement peut-être, un traité d'amitié aux repercussions économiques, culturelles et sociales considérables- ce que l'on refuse, à présent, à la Turquie.

 

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Mis en page le 25/09/2005 par RP